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忍 | Nukenin
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Gekitsu Kyôshi
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You shall not pass     Mer 21 Oct - 6:26





Ordre de mission:
 






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Bobby Unser






Merci Aa Yotsuki. Sans le savoir, cet homme, ce titan devrais-je plutôt dire, m'avait mît sur un chemin des plus prolifiques pour mes petites affaires. Prenant tout d'abord la route de Tsuchi no Kuni dans l'unique but de kidnapper, suite à quelques manigances, un noble représentant de la nation ennemie à mon partenaire éphémère, qui possédait des informations valant très chères, j'avais vu ma route prendre quelques détours des plus favorables. Avant même d'avoir posé le pied dans ce rude et hostile pays, j'avais vu mon petit périple être interrompre une première fois par une bande de brigands désirant s'en prendre à ma personne et mon gentil petit coché. Possiblement attiré par le luxe de mon carrosse et la prestance de mes chevaux ébène, ils avaient osé commettre l'irréparable : m'attaquer. Pauvre eux, tentant de m'intimider, leur chef avait ouvert un dialogue avec mon humble personne, usant d'un ton comminatoire que je me fis un plaisir d'envoyer paître. De cette courte et ridicule joute verbale, c'était suivi un combat, malheureusement dans un unique sens. Une fois que j'avais donné le feu vert à Kichiku de passer à l'attaque, il n'avait fait qu'une bouchée de son adversaire qui avait terminé sa course en morceau, le mien était dans un état encore plus pitoyable. Par la suite, ces dépouilles avaient été enterrées par mon fidèle compagnon et notre route s'était poursuivie. Du moins, pas très longtemps, car à peine reparti que nous avions fait demi-tour. Une présence nous suivait, elle se trouvait à l'endroit où nous avions fait un joli petit massacre. Un ennemi qui était resté en retrait ? Non. C'était Tengu. Une gentille, adorable et fascinante cannibale. Autrefois kunoichi de la feuille, elle errait en ce monde à la recherche de son clan. Visiblement perdu, je lui avais proposé mon aide, chose qu'elle accepta après une agréable conversation. Puis, nos chemins avaient de nouveaux été séparés. Cependant, ils se croiseraient de nouveau bien plus rapidement qu'elle pouvait le penser.

Cette première rencontre n'avait été que la première péripétie de cet étonnant périple. Je n'étais même pas encore rendu en terre désirée qu'un autre événement était venu déranger, plutôt agrémenter, mon voyage d'affaires. J'étais désormais en terre inconnue et il se faisait tard. Kichiku avait navigué tel un champion dans ces forêts et plaine que nous n'avions jamais visité auparavant, nous roulions depuis je ne sais combien de temps, aucun arrêt n'avait été fait depuis la rencontre avec l'ancien Anbu. Non pas que nous manquions de provisions ou que mon cher garde du corps fatiguait, mais j'étais d'avis qu'il fallait mieux prévenir que guérir. De plus, nous venions de croiser une auberge fort charmante en apparence. D'un look champêtre, elle avait attiré mon œil. L'argent n'étant pas un problème pour moi, je m'étais présenté à la réception et j'avais fait mes demandes. Mes chevaux allaient passer la nuit dans l'écurie de l'établissement et ma voiturette allait également y dormir au chaud. Pour ma part, j'avais loué une suite et pour moi et pour Kichiku, situé à côté de la mienne, par mesure de sécurité. J'avais remercié le sympathique réceptionniste, j'avais payé d'avance et j'avais pris possession des clés de nos locations. Pendant que Kichiku s'affairait à s'occuper de bien-être de nos locomoteurs, j'allais tout simplement aller prendre un verre. Autant bien profiter des commodités de l'établissement et de ce voyage pour découvrir de nouveaux endroits.

Prenant place au bar, j'avais attendu que le barman vienne me voir, elle semblait fort occupée avec un groupe de jeunes hommes. Hélas, j'allais devoir attendre un peu. Regardant les environs, je profitais de la vue. Le style de cette petite taverne modeste me plaisait bien. Quelques tables, un foyer, une peau d'ours, beaucoup de boiserie, c'était véritablement fort charmant. Deux vieillards jouaient au shogi, leur partie semblait incroyablement serrée, qui sait, j'allais peut-être proposer un duel au vainqueur si la serveuse se faisait tant attendre. Malheureusement, ce moment n'avait pas eu la chance de venir, car elle m'abordait désormais. Lui demandant deux verres de saké, que j'avais reçu presque aussitôt, j'avais commencé à m'intéresser au petit groupe d'hommes qui discutait. Assis non loin de moi, deux chaises pour être exact, j'écoutais ce qu'il disait en sirotant mon verre. Quelques mots qui étaient venus à mon oreille avaient attiré particulièrement ma curiosité. ''Damyo'' ''Espion'' ''Troupe'' ''Frontière'' ''Terre''. Ces quelques mots une fois mit en relation pouvaient signifier beaucoup, n'étant pas né de la dernière pluie, je savais très bien que quelque chose se tramait, quelque chose de très intéressant. Désireux d'en savoir davantage, j'avais calé mon verre de saké d'un trait puis je m'étais levé, me dirigeant vers eux, je les avais interrompu et je leur avais dit, penchant la tête vers la droite:

▬ Messieurs, ce dont vous parlez m’intéresse grandement. Pourrais-je m'immiscer dans votre conversation?
▬ Yo, tu te prends pour qui ? Dégage avant qu'on s'occupe de toi, 'spèce de snob.
▬ Vous me voyez dans le regret de refuser votre proposition, je désire en savoir plus et je vais en savoir plus.
▬ Tu l'auras voulu.
Se levant d'un trait, l'homme à qui je parlais semblait sur un élan pour me balancer son point à la figure, souriant face à une tel menace, je savais très bien ce qui s'en venait. J'avais senti sa présence. Kichiku en avait fini avec les étalons et le carrosse. D'un mouvement brutal et rapide, il cloua au sol mon assaillant en lui faisant une corde à linge. Je l'adorais cette belle brute, il était des plus efficace. Après cette petite démonstration de force, j'avais repris la parole, sourire aux lèvres.
▬ Vous avez mal compris, dommage. Dites-moi-en plus ou vous subirez le même sort que votre ami, en pire.
▬ Eh.. Ouais.. Ok, calmez-vous merde.. Tiens, on a reçu ça.. On devait faire le coup.. Désolé de vous avoir fait chier msieur..
Me tendant une enveloppe, dont je sortis le contenu afin d'en prendre connaissance, il fit la mine basse. Oh, intéressant, un ordre de mission, J'allais avec plaisir la saisir, le tout correspondait parfaitement au but premier de ma visite ici.
▬ Merci. Maintenant, vous allez nous amener, moi et mon compagnon, à l'endroit où se trouve votre employeur.
▬ Ouuu.. Oui m'sieur...
▬ Demain matin. Je dois aller dormir, vous passerez la nuit avec mon copain. À bientôt.


Sur ces mots, j'avais donné mon deuxième verre à mon merveilleux compagnon qui s'était empressé de le boire puis de faire un sourire niais au groupe de mercenaires qui semblait se demander dans quel merdier il s'était embarqué. Rejoignant paisiblement mes quartiers pour la nuit, je m'étais laissé tombé dans les bras de Morphée. Pour mes nouveaux compagnons, je ne vous décrirai même pas la nuit qu'ils ont passée.
Le matin était rapidement arrivé, frais et dispo, j'avais rejoint nos compagnons de voyage dans toute ma magnificence. Eux, ne semblaient vraiment pas aussi réjouis et reposés que moi. Ils semblaient... Traumatisé ? Mais qu'est-ce que Kichiku leur avait fait subir ? Ah, puis ce n'était pas de mes affaires. Mon ami était heureux, j'étais prêt, il était venu le temps d'aller faire des affaires. Suivant les directions du plus lucide du groupe, nous nous dirigions, je m'étais assuré de la véracité de ses informations via un genjutsu relativement basique et j'avais laissé les rennes à la Brute. De mon côté, je regardais les deux drôles de guignols qui étaient assis devant moi. Ils avaient peur les pauvres petits. D'apparence si arrogante, ils agissaient maintenant comme des victimes, la mine basse, ils osaient à peine me regarder. Tout cela m'amusait. La route jusqu'à destination s'était faite sans pépin. Nous étions arrivés à un magnifique bâtiment qui semblait hautement gardé. Heureusement, mon intention n'était pas de tout casser, j'allais, tout simplement, entrer par la grande porte. Kichiku et moi marchions sereinement avec nos petits amis qui allaient nous servir de carte d'invitation, brandissant l'ordre de mission, j'avais demandé très clairement et le plus normalement du monde : Je veux voir le Damyo.  

Me voilà, devant cet homme si riche, si puissant. Mine de rien, j'avais fait de ce voyage un périple unique et très enrichissant. Simplement arrêté pour dormir un peu et prendre un verre, me voici désormais en audience privée avec un dirigeant probablement bien plus riche que moi, même si j'avais une fortune considérable, une telle puissance ne pouvait pas être prise à la légère, même pour un homme comme moi. Ayant appris les bonnes manières, j'avais salué cet important personnage comme il se doit, puis j'avais pris les devants, laissant Kichiku avec les barjos derrière.

▬ Très Honorable Damyo, je vous remercie d'accepter de nous recevoir en ces lieux. Je viens à votre rencontre pour vous proposer quelque chose. La mission que vous avez donnée à ces hommes, je me propose pour l'exécuter. Ces hommes ne feraient pas long feu aux fronts et ils ne réussiraient jamais à extirper les informations que vous désirez. Moi, je le peux. Qu'en pensez-vous, monsieur ?
▬ En effet, l’impéritie de ces piètres vermines est désolante. Que de telles informations soient venues à l'oreille du public est inacceptable. Je me vois cependant, vue l'urgence et la nécessité d'agir, retrouvé dans une fâcheuse position. Si vous échouez, la mort vous attendra, pas mes ennemis ou par ma propre main.
▬ Merci pour votre confiance. À bientôt.


Saluant de nouveau ce prestigieux personnage, j'avais fait demi-tour, reprenant le chemin de la sortie. Kichiku à mes côtés, nous allions maintenant vers notre nouvel objectif. Nos chers acolytes, eux, s'étaient fait attraper par les gardes du Damyo, leur sort n'augurait pas pour le mieux... Faillir à une telle tâche et laisser couler aussi facilement des informations de la sorte était passible de la peine capitale. Pauvre eux. J'étais en partie responsable de tout ça, cependant. Allais-je mal dormir ? Absolument pas, j'avais devant moi un merveilleux défi qui allait m'ouvrir les portes d'Iwa, mon objectif premier. Cependant, je devais avant tout m'occuper de cette petite mission. J'allais, encore une fois, user du monde de l'information pour faire avancer ma cause. Bon, time to have fun, let's go to the battlefront.





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Re: You shall not pass     Mer 28 Oct - 2:26










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La frontière séparant le pays des cascades et Iwa était ma cible. Je n'avais pas accepté cette mission pour la récompense pécuniaire. Loin de là. L'argent était le moindre de mes soucis, les coffres de mon Empire étaient très bien remplis. J'avais d'ailleurs maintes planques afin de protéger une partie de ma fortune en cas de pépin. Je possédais de multiples sociétés écran et de commerce légal. La pérennité financière de l'Empire était donc assurée. Chaque jour, j'engrangeais bien plus de profit que ce que cette importante figure était prête à me payer pour ce service. Je ne le faisais donc évidemment point pour l'argent. Le faisais-je par bonne foi ? Évidemment que non, il ne fallait pas me prendre pour un idiot. Les affaires de Tsuchi no Kuni et de ses consœurs limitrophes était loin de m'intéresser à ce point. Comme pour la quasi-totalité de mes actions, je le faisais, car le tout favorisait mes intérêts personnels. En quoi aider un Damyo à contrer une attaque contre sa nation pouvait bien m'aider ? Le point important ici était le lieu de cette mission. Si cette mission avait été au pays de la cascade, j'aurais refusé immédiatement. Mais ce n'était pas le cas. Le simple fait que le tout se déroule à la frontière d'Iwa allait me permettre de m'y introduire beaucoup plus facilement. J'allais donc pouvoir exécuter ce dont pourquoi j'avais entamé ce périple ici initialement. Bien évidemment, j'avais aussi noué contact avec un Damyo, chose non-négligeable. De plus, j'allais recueillir quelques informations qui allaient assurément me permettre de pouvoir les utilisera ultérieurement pour, encore une fois, servir mes intérêts. Bien motivé à en finir avec cette mission de pacotille qui aurait pu être exécuté par un simple chunnin ingénieux, j'allais me lancer, avec Kichiku, dans cette aventure, la saupoudrant de la sauce Don Geki.

Ma mission était simple, procurer à ce riche et influent personnage un rapport sur les troupes se trouvant près de sa frontière. La plus simple option aurait être de me plonger dans la gueule du loup afin de voir directement l'état de la situation. Cependant, ce n'était pas mon genre d'agir sans plan. M'enfoncer dans une zone de guerre, malgré toute ma puissance, sans tellement savoir ce qui m'attendait était bien trop dangereux. Avec Kichiku, nous pourrions assurément contenir une escouade de ninja. Si nous nous retrouvions face à un bataillon complet, nous serions un peu dans le pétrin. Je préférais éviter ce genre de situation. Y allant de finesse, j'avais déjà ma petite idée sur comment j'allais exécuter le tout. J'allais me servir de ce que je connaissais bien afin de l'utiliser à mon avantage. J'allais utiliser mes forces pour cerner ma cible dans un de ses moments de faiblesse. Manipulateur, fourbe et opportuniste, j'allais bien m'amuser. Avec mon compagnon, nous avions pris le chemin d'un petit lotissement à quelques lieux à ce qui s'apparentait être un front de ce conflit.

En ces temps de mobilisation, ces hommes qui étaient au combat, jours et nuit, se battaient pour leur vie, pour leur pays et pour leur liberté ainsi que celle de leur proche. Leur quotidien était des plus pénible et exigeants. Ne dormant presque pas, ils devaient rester aux aguêts fin prêt à prendre les armes dès que l'ennemi montrait le bout de son nez. Ils se retrouvaient dans une fâcheuse et éreintante position. Cependant, tout n'était pas aussi noir, parfois, ils avaient des permissions, des moments plus roses où l'alcool et les femmes venaient amener un peu de chaleur à leur âme qui se voyait glacée par la guerre. Je n'allais non pas m'attaquer directement aux soldats au front afin de savoir ce qui s'y passait, mais bien profiter de ces permissions pour capturer un soldat et le faire parler. Les établissements de divertissement pour adultes étaient un terrain connu pour moi, j'allais donc m'en servir.

Pénétrant dans la taverne locale d'une petite bourgade près de la frontière commune, je pris place, avec mon fidel garde du corps. Assis sur une banquette dans le coin de l'établissement, nous avions une très bonne vue sur l'ensemble de la clientèle. Commandant un verre de vin pour moi et un de scotch pour mon acolyte, nous buvions tranquillement en simulant une conversation qui nous servait de masque pour observer les lieux. Il n'y avait pas foule dans l'humble établissement, mais il y avait suffisamment de personne pour qu'on y passe incognito. Quelques couples s'y trouvaient, de même que plusieurs jeunes, probablement trop jeunes d'ailleurs pour consommer de l'alcool ainsi que plusieurs vieillards qui buvaient paisiblement leur thé. J'avais aussi remarqué quelques belles jeunes femmes qui semblaient offrir des services plus plus aux hommes en quêtes d'un peu de réconfort féminin et un groupe de ninja. Ils portaient fièrement leur bandeau du village de la roche, ils rendaient ma tâche beaucoup plus facile. Ces deux derniers groupes avaient attiré davantage mon attention que les autres. Pourquoi ? Car j'allais me servir de l'un pour piéger l'autre. Accostant une jolie femme, je lui avais fait une offre qu'elle n'avait pu refuser. Je lui avais proposé le triple de ce que les hommes payaient pour obtenir ses services afin qu'elle accomplisse pour moi un petit service...

S'approchant du groupe de soldats, déjà légèrement éméché par l'alcool, elle leur avait adressé quelques mots, prenant bien soin de s'appuyer sur leur table, révélant ainsi sa forte poitrine que laissait paraître son généreux décolleté. Un homme soûl et des gros seins ? C'était déjà gagné.

- Salut les gars, ça va? Dit-elle en faisant u sourire aguicheur.
- Oh, ça va très bien ma belle, depuis que t'es là je me porte bien mieux. Dit celui-qui apparaissait comme le chef du petit groupe.

Prenant place à côté de lui, l'homme lui avait commandé un verre. Savourant ensemble ces délices alcoolisés, ils parlaient de tout et de rien. Plus le temps avançait, plus ils se rapprochaient. Maintenant collé leur contre l'autre, elle toucha la cuisse de sa nouvelle rencontre. Puis elle rajoutait ceci:

- Je me sens bien avec toi, t'es sympa comme gars, merci pour les verres. Dit-elle avant de parcourir le haut de sa cuisse avec sa main
- Oh de rien, ça fait plaisir, c'est toujours bien parlé avec une aussi belle fille. Dit-il en laissant la dame lui caresser la jambe.
- J'ai ma petite idée de comment je pourrais te remercier. Lui avait-elle susurrée à l'oreille tout en caressant cette fois ci l'entre-jambe de l'homme qui semblait bien s'y plaire à en sentir la bosse qui se formait dans son pantalon.
- Les gars, je dois y aller, je vais reconduire cette belle déesse chez elle. Avait-il finalement dit, parlant en utilisant son deuxième cerveau qui commençait à bien aimer de se faire cajoler ainsi par les délicates mains de la blonde.

Prenant sa main, la dame s'était levé, amenant avec elle sa conquête. Les deux marchèrent main dans la main, celle de l'homme touchant à l'occasion les fesses de la belle. Les deux amoureux prenaient le chemin d'une petite ruelle, loin du centre-ville de ce mini-village, ils avaient trouvé une vieille grande visiblement abandonnée. Un tas de foin s'y trouvait, poussant l'homme sur ce dernier, elle l'avait chevauché, se frottant contre son engin reproducteur qui ne semblait plus pouvoir se contenir. Caressant alors la forte poitrine de cette plantureuse demoiselle, il avait rapidement déchanté. Avec une main des plus douces sur son entre-jambe, il avait remarqué qu'une main bien moins fine et beaucoup plus poilue venait de le saisir au cou. Agrippant le soldat par la gorge, lui faisant une encolure, Kichiku l'étrangla tout en l'amenant sur une chaise afin de l'attacher. Le tour était joué. La belle femme avait joué son rôle à merveille. Lui donnant l'argent que je lui avais promis, je l'embrassais langoureusement devant l'homme que je venais de prendre au piège et qui semblait ragé. Cette dernière me donna son adresse qui me servirait assurément un jour puis quitta la grange, laissant moi, Kichiku et notre invité en privé. Faisant un sourire à ce valeureux guerrier, je lui adressais mes premiers mots, d'un ton amusé, mais tout de même terrifiant, surtout au vu de sa position.

- Bonsoir, sache que ce n'est rien de personnel. Cependant, je te conseille de me donner ce que je veux avant que ça ne le devienne.
- Que veux-tu espèce de débile ? Avait-il dit avant de recevoir un virulent coup de poing de Kichiku sur la mâchoire, crachant ainsi une gerbe de sang.
- Ouf, ça doit faire mal. Je te le répète pour une dernière fois, obéis-moi et tout ira bien. Je veux savoir la position exacte de ton camp et sa composition. Ainsi que de celle des autres campements, maintenant.
- T'es fou ? Je dirai rien, mon supérieur va me tuer, je passerai en cour martial si je parle, tu auras rien de moi, nada.
- Mauvaise réponse. J'avais alors lâché un regard à ma Brute qui comprit le signal. Il s'était alors muni d'une cuillère puis il l'avait approché de l'œil droit de notre captif avant de, sans le prévenir, lui arracher l'œil, laissant couler beaucoup de sang.
- AHHHHHHHHHHHH!!!!! MERRDEEEEEEE! Hurlait de toutes ses forces ma pauvre victime.
- Parles ou nous allons continuer.
- ... Vas chier espèce de merde. Je.. Je.. Ahhh fuck. Je.. Arggghhh ça fait mal!!! Ok... Erf.. Mon camp est situé à l'embranchement des routes de la Source et de la Rocaille. On est trente... Ah... C'est bon là!??! Avait-il avoué dans une voix empreinte de douleur.
- Merci. Maintenant, les autres camps. Parles. Maintenant.
- ... Je sais plus.. J'sais pas merde... Je... Fuckkkkk ça fait mal, mon œil.., ahhhhhh.
- Mauvaise réponse. Encore une fois j'avais jeté un regard à Kichiku qui avait compris le message. Il sortit une petite dague et coupa les doigts de la main gauche de l'homme, froidement et machinalement.
- AAAAAHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!! FUCK!!!!! Non mais mer.dee.... Arrêtes.... J.. Jsuis,. Plus.. Ca.capable merde!!
- Parles, maintenant. Lui avait dit sur un ton à glacé le sang.
- J'en sais rien.. Mmm...mais dans m..ma..ma poche arrière, yyaaa un. Une carte. Y'a les p..points dsus. C'est les campements... Sont tous pareil, 30 gars.. Celui en rouge est la base principale, y'a 100 gars.. Ok... Stopp... Je t'en pris.. Mec.. Fuckk... Je t'ai rien fait.. Disait-il en se tordant de douleur.
- Merci. Avais-je dis en prenant la carte qui était tachée de sang, un peu. Je vérifierais ses dires, en effet, il ne mentait pas. Heureusement pour lui le supplice allait bientôt se terminer.
- ... Je.. C'est fi... niiii? HEIN??!? Disait-il empreint de douleur, les yeux pleurant, m'implorant.
- Oui, c'est fini. Puis, Kichiku, d'un mouvement rapide et direct, lui coupa l'aorte avec l'aide de sa dague, laissant la vie quitter cet homme qui malgré lui c'était retrouvé à la mauvaise place au mauvais moment.
Ce n'est rien de personnel.

Voilà. J'avais ce que je voulais. L'emplacement des différents camps, le campement de base et une très bonne approximation du nombre de ninjas qui devait s'y trouver. J'avais même le fonctionnement de leur campement ainsi qu'un beau bandeau d'Iwa, une veste de ninja de cette nation et les autres effets personnels de cet homme qui me seraient probablement utiles. Ayant tout ce que je voulais, je n'avais plus rien à faire ici. Je devais cependant me débarrasser de cette dépouille, de ce lieu abandonné et entaché par le sang. J'aurais bien aimé avoir Tengu à proximité, elle aurait pu s'en donner à cœur joie avec ce cadavre encore chaud. N'ayant point accès à ses talents, j'avais tout simplement mis le feu à l'établissement avec des parchemins explosif, le charbon, le foin et les autres matières inflammables qui s'y trouvaient à l'aide d'un simple briquet. Quittant cette scène macabre, je marchais avec mon cher compagnon en direction de notre calèche, avec en arrière-plan, une magnifique scène semblant sortir d'un conte de fées.

Ma mission était accomplie, je pouvais donc retourner voir ce cher Damyo qui devait attendre patiemment de mes nouvelles. Ayant une excellente mémoire, je me rappelais du chemin et de l'emplacement de sa résidence temporaire. Toujours aussi bien gardé, j'étais cependant entrée bien plus rapidement cette fois-ci, les gardes m'ayant reconnu. À nouveau devant lui, je l'avais salué poliment, comme il se devait, puis je lui avais adressé la parole.

- Très honorable Damyo, la mission que vous m'avez confiée est un succès. Voici toutes les informations que vous désiriez. Je lui avais alors transmis la carte et ses indications en expliquant en détails ce que j'avais obtenu auprès de mon informateur décédé.
- Excellent, vous êtes un homme des plus compétents. Je salue votre débrouillardise et votre efficacité. Passons maintenant à la paye. Il m'avait remis une besace pleine de ryos avant que je rajoute les mots suivants.
- Ah, j'aurais d'ailleurs besoin d'un petit service...


Quelques jours avaient passé, je m'étais bien reposé à l'hôtel, laissant à Kichiku le temps de faire des provisions pour la suite du voyage et profitant du moment pour aller rendre une visite à la belle dame qui nous avait précédemment aidée afin de.. De vous voyez quoi. D'ailleurs, le tout avait été excellent. Bref, nous avions pris la route du pays de la Terre. Arrivé non loin du village de la Terre, dont j'avais eu l'emplacement grâce aux notes que j'avais récupéré sur ma victime, nous avions dû faire face à un point de contrôle. Notre voyage en ces terres hostiles, mais aux décors spectaculaires avait été plutôt facile jusqu'à présent. Cependant, les choses pourraient rapidement changer. Ce pays était reconnu pour sa grande sécurité. Il devait y avoir une vingtaine d'hommes à ce point de contrôle. Plusieurs semblaient être des junnins, les abattre aurait été quelque chose de très ardu. Je ne doutais pas de mes capacités et de celles de Kichiku, mais je me devais de rester calme, je ne pouvais pas me permettre de me faire, cibler et repérer dans un pays aussi hostile. J'avais certes quelques alliées à l'intérieur du pays, comme Bakuto, le responsable de ma filiale jeu, mais je préférais tout se même rester discret. Démarre un conflit ouvert avec Iwa n'était pas dans mes objectifs immédiats. Puis de toute façon, j'avais tout préparé. Un garde arriva à la hauteur de ma fenêtre, me demandant mes papiers, je lui avais remis, sans rien dire. Il les examina, tout était en règle. Pourquoi ? Moi le criminel sans identité, comment pouvais-je passer ainsi une des frontières les plus contrôlées de ce monde ? Là entre en jeu le service que j'ai demandé au Damyo, outre l'argent, je lui avais demandé un passeport qui me ferait passer pour un commerçant transigeant régulièrement avec Iwa. Le tour était joué. Ne trouvant rien à dire sur mes documents, ils avaient tout de même pris la peine de fouiller sommairement ma calèche. Malheureusement pour eux, ils n'y avaient rien trouvé d'autre que des provisions, de l'alcool et des livres. Certes en grosse quantité, mais c'était plus que normal pour un marchand, non ?

Iwagakure no Sato. J'y étais finalement. Ce long voyage avait été des plus enrichissant, en plus des merveilleux paysages, de la bonne alcool et des belles femmes, j'avais fait la rencontre d'intéressant personnage, tels Tengu et ce Damyo. D'énormes murs de pierre protégeaient l'enceinte de la ville qui était bordée par les montagnes, c'était tout simplement splendide comme scène. Profitant de chaque instant, je regardais autour de moi, comme dans tous les villages que j'avais visité, des gens s'affairaient à un tas de trucs. Outre le décor, je me croyais presque à Tanzaku. Avant de m'atteler à ma mission principale. J'allais me reposer un peu. Comme pour notre dernière escale, j'avais laissé Kichiku s'occuper s'atteler les chevaux et de trouver une belle et bonne auberge. Grand amateur de culture étrangère, j'allais profiter des commodités de notre auberge afin de goûter à la cuisine locale, espérant découvrir une agréable surprise culinaire. Petit restaurant du style d'Ichiraku à Konoha, je l'avais choisi pour son aspect traditionnelle et accueillant. L'établissement se nommait "Au Creux de la Montagne". Amusant comme nom. Prenant place, j'attendais paisiblement que le responsable vienne me voir afin de prendre ma commande. Entre-temps, un homme était venu prendre place sur le banc à côté du mien. Bon, je n'avais plus qu'à attendre. Je le méritais bien après ce long périple qui ne faisait que commencer, en réalité.





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Re: You shall not pass     Mer 28 Oct - 15:46
Rencontre autour d'une bonne table


L'obscurité m'entourait, me comprimait, m'emportait dans une étreinte chaleureuse loin de ma conscience, loin de ma pensée. J'essayais de ressentir cette sensation, ce « lâcher-prise » qu'on ne ressent qu'une fois aux portes de la mort. Je voulais comprendre, je voulais savoir ce que Ranko avait pu ressentir quand elle avait senti la caresse de la mort sur sa peau, quand elle eut compris que ce souffle serait le dernier, que jamais plus elle ne sentirait la douceur du parfum des narcisses, ses fleurs préférées … Pourquoi avait-il fallu qu'elle meure ainsi ?… Je me sentais esseulé dans ce lit que nous avions partagé, où son odeur avait fini par s'estomper, mais je pouvais me rappeler de nos disputes sur la disposition du lit dans la pièce et nos réconciliations sous l'oreiller. Ces souvenirs m'étaient aussi douloureux que vital. L'oublier, c'était la tuer une deuxième fois et je ne pouvais m'y résoudre. Cette nuit encore, j'avais à peine dormi et le peut de sommeil dont j'avais pu bénéficier avait été agité par des cauchemars sous la forme de souvenir qui perfore le cœur. Les premières lueurs du jour parvenaient à se faufiler à travers ma fenêtre. Cela signifiait que… 1… Cette nuit encore, j'avais à peine dormi et le peut de sommeil dont j'avais pu bénéficier avait été agité par des cauchemars sous la forme de souvenir qui perfore le cœur. 3…


« Papaaaaaaaaaaaaaaaa »



Saki, réglé comme une véritable horloge, accourait, exactement trois secondes après que les premiers rayons de soleil soient passés à travers la fenêtre de sa chambre. Et même quand elle accourait malgré que la brume ou les nuages obscurcissaient le ciel, je savais pertinemment que Saki avait deviné que l'astre solaire venait juste de se lever. C'était un rituel qui était apparu il y a un an lorsque la petite avait pour la première fois découvert la neige en se levant un matin et dont elle voulait que j'en sois témoin. Cette habitude marquait le début d'une journée père-fille, car cette coutume ne pouvait avoir lieu que quand je n'étais pas en mission. Je m'attendais au pire… Je m'attendais au pire…

La journée débuta par un câlin matinal entre Saki et moi où elle en profita pour me raconter les progrès qu'elle faisait en matière de maniement du sabre miniature que je lui avais acheté pour son cinquième anniversaire, de quelques nouvelles et amabilités que me transférer Wakaba en espérant que je passe bientôt la voir et de ses relations avec ses petits camarades de l'académie avec qui elle s'entendait plutôt bien. Pour bien commencer la journée, le petit-déjeuner fut pris dans un petit café en face de la maison où Saki dévora littéralement la moitié des éléments présents sur la carte et vidant par la même occasion ma bourse des maigres Ryôs que j'avais réussi à accumuler pour cette journée. La journée se poursuivit par une petite balade à travers les rues de la ville, s'arrêtant par-ci par-là pour observer ce que les marchands de tout horizon avaient à vendre. La journée continua ainsi, passant à un rythme effrayant, je profitais néanmoins de chaque moment passé avec mon petit trésor de fille. Le soleil déclinait dangereusement à l'Est, nous avions donc décidé d'un commun accord de s'arrêter « au creux de la montagne » avant de rentrer à la maison. C'était un petit restaurant typique d'Iwa qui était tenu par un chef réputé dans la région pour ses onigiris dont Saki raffolait par ailleurs. Le soleil déclinait dangereusement à l'Est, nous avions donc décidé d'un commun accord de s'arrêter « au creux de la montagne » avant de rentrer à la maison.


« Papa, papa ! Je peux aller voir Koichi s'il te plaît ? Il avait promis de m'apprendre à faire des onigris! »



Koichi … C'était le nom du chef et gérant du restaurant. Au fil des années, cet homme était devenu un ami de confiance qui était toujours ravi de voir la petite Saki à sa table, d'ailleurs, il lui arrivait souvent de lui offrir un petit plateau d'onigiri quand elle rentrait de l'académie et je soupçonnait ma fille d'y passer même les jours où elle ne se rendait pas en cours. La petite avait une sorte de don pour être appréciée partout où elle allait, sa bonne humeur naturelle devait y être pour beaucoup. C'était un petit homme aux épaules solides qui imposaient le respect malgré son mètre soixante, son visage bienveillant, son crâne dégarnis et portant avec élégance une fine moustache brune. Je ne voulais pas abuser de la bonté de cet ami qui avait toujours su se montrer amical, mais surtout la qualité que j'appréciais le plus, c'était son aversion pour les indiscrétions.


« Saki … Je ne sais pas si Koichi va ... »



« Maiiiiiiis …. »

C'était là l’occasion de voir la célèbre moue de Saki Tokugawa, la petite semblait avoir un véritable don pour modeler son visage de telle sorte qu'il soit impossible de lui refuser quoi que ce soit. Ses petits yeux effrayés, sa bouche tremblant imperceptiblement et son petit air de chien battu, aucun adulte n'avait encore réussi à lui résister. Alors que je m'apprêtais à devoir sévir à contrecœur, Koichi sortit des cuisines en voyant l'agitation et fit un signe à la petite de sa voix chaleureuse :

« Viens petite, il n'y a pas beaucoup de clients, je vais t'apprendre ma recette secrète » 

Je me promenais encore un peu dans les rues, profitant du relâchement salutaire de la solitude. L'air était frais et le crépuscule serait bientôt là, ce qui me poussa à retourner au restaurant pour voir comment s'en sortait la petite princesse d'Iwa. Prenant place à côté d'un homme déjà attablé qu'Akihide n'avait jamais vu ici ou même dans le village par ailleurs. Sans doute, un quelconque individu de passage dans la région.


« Je ne vous ai jamais vu ici … Je vous conseille les onigiris, les meilleurs de toute la région même si le chef est trop modeste pour s'en vanter.»


Mon regard appesantit davantage sur l'homme dont je ne pouvais déterminer l'âge de prime abord, ni particulièrement jeune, ni excessivement vieux, une anomalie temporelle voilà ce qu'il semblait être. Richement vêtu, c'était vraisemblablement un notable ou un commerçant, quelque peu excentrique, car ni l'un ni l'autre ne se serait arrêté dans un petit restaurant de ce style. Cet énergumène recelait d'une part de mystère qui attisait ma curiosité. A force de chasser les déserteurs, j'avais aiguisé mon sens de l'observation et aucun détail n'allaient m'échapper maintenant qu'il avait réussi à éveiller ma curiosité. Voyant que le chef ne semblait pas s'en sortir avec la formation de la petite, je décidais de commencer à faire la conversation avec cet étranger pour nous faire patienter tous les deux. Ma voix fut ferme, mais dépourvu de toute animosité, et même perlé d'une pointe de curiosité non-dissimulable.

« Vous n'êtes pas d'Iwagakure n'est-ce pas ? »

Ce n'était pas une question, c'était un fait. A force de chasser les déserteurs, j'avais aiguisé mon sens de l'observation et aucun détail n'allaient m'échapper maintenant qu'il avait réussi à éveiller ma curiosité. Mon père m'avait raconté à quel point il avait été difficile de se faire des amis voir même des connaissances quand on débarquait dans une ville dont on ne connaissait rien. Enfin, mon action n'était pas complétement désintéressée, ce type m'intriguait, c'était un fait. Et puis, il y avait cette histoire, cette affaire étrange dont les ANBU m'avaient fait part il y a quelque jours qui n'arrêtait pas de me revenir en tête. Enfin, ça ne devait être qu'une coïncidence… Non ?



 

 

 
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Re: You shall not pass     Ven 30 Oct - 2:47










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Définitivement, j'avais bien fait de venir ici. Le voyage avait été long, très long. J'avais rencontré un paquet de péripéties: de la mystérieuse Tengu au somptueux Damyo en passant par cette pute et un homme désormais mort. J'en avais fait des choses pour finalement arriver en terre promise. J'avais un objectif bien précis en tête, je me devais de le trouver. Puis de le ramener. Aa Yotsuki n'était pas le genre d'homme qu'on pouvait berner aisément. Très loin de là. De plus, être dans les bonnes grâces de celui-ci me serait des plus utile, ultérieurement. J'allais donc accomplir ma mission avec succès, y mettant tous mes atouts afin de succéder avec brio. Cependant, je désirais profiter du coin un peu avant de me lancer pleinement sur cette affaire qui promettait d'être des plus intéressante, mais exigeante sur plusieurs points. Les premiers mots qui m'étaient venus en tête lorsque j'avais pénétré ce village était "massivement impressionnant". La vue sur les montagnes était incomparable. Un paysage d'une telle beauté nous coupait littéralement le souffle. Mais quel plaisir devait avoir les habitants de cette nation à se réveiller chaque matin avec une telle vue. Je devrais m'établir davantage dans ce pays éloigné. Définitivement. Matsuo Bashõ s'occupait très bien de ses affaires, mais je pourrais lui donner un coup de pouce en lui suggérant certaine idées expansionnistes. Bref, une telle vue méritait le détour. Pour le reste, j'allais voir en temps et en lieux, un repas m'attendait.

Malgré sa composition majoritairement faite de pierre, les habitants de cette ville ne semblaient pas avoir un cœur fait de la même matière. Malgré les épreuves et les temps difficiles que ce village semblait avoir connus, les gens que je croisais semblaient chaleureux et sympathiques. Tant mieux. Après un aussi long périple, je n'avais pas envie de me confronter avec des personnes aux airs de mal baisé. Heureusement pour moi, je n'allais pas devoir vivre ça dans l'immédiat. Le petit restaurant dans lequel j'avais pris place me semblait des plus charmant. Un homme et sa fille étaient entré, eux aussi me semblait être des plus charmants. La petite fille, visiblement une habituée du coin, s'était fait accueillir telle une princesse par le responsable de l'établissement qui l'avait amené en cuisine. C'était vraiment mignon à voir, une petite fille remplie d'énergie, de vie, tout simplement heureuse. Je me disais que les enfants de ma mère devaient vivre la même chose en ce moment. Loin de ce monde sombre et cruel dont j'avais accepté d'engouffrer les ténèbres afin de leur laisser vivre sous la lumière. J'aimais certes cette noirceur, mais elle était aussi un moyen de la leur éviter. Leur permettant ainsi, de vivre une belle vie, comme cette petite fille. Son père devait être un type bien, un enfant aussi heureux résultait d'un parent qui avait réussi son coup. Qui sait, lui aussi avalait peut-être sa part d'ombre pour laisser à sa fille plus de lumière. En fait, tous les parents étaient un peu ainsi, nah? Non. Définitivement pas. Mais bon, aller, je n'allais pas casser le rêve que je m'efforçais de tenter de voir en savourant cet instant magique père-fille que je ne pourrais probablement que ressentir via les autres.

D'ailleurs, parlant de ce père, après quelques instants à mes côtés, à m'observer, il avait pris la parole à mon égard. Il avait, tout d'abord, mentionné jamais ne m'avoir vu ici. En effet, il avait bel et bien raison, jamais je n'avais mis les pieds en ces lieux. C'était la première fois que je me permettais de découvrir les fabuleuses montagnes de Tsuchi no Kuni. Il semblait légèrement suspicieux envers moi, et puis.. Avais-je réellement quelque chose à craindre ? Je ne laissais pas de trace, je n'existais pas, personne ne pouvait me trouver si je ne voulais pas les trouver. Je n'étais donc pas inquiet. Je m'étais plutôt concentré sur la deuxième partie de son intervention. Les onigiri. Ah, là, il venait le chercher par les émotions. En tant que grand amateur de culture, je me faisais un devoir de goûter à ces délices qui semblaient si réputé. C'est donc ainsi que j'avais prononcé mes premiers mots à l'égard de cet homme, et aussi du cuisto qui s'affairait à cuisiner avec la petite fille le plat que nous allions probablement manger. Laissant un peu de côté mon ton glaciale, l'ambiance n'y étant pas propice, j'avais pris un ton plus.. Chaleureux ? Amical ? Peut-être, gardant toutefois ma voix qui me caractérisait si bien.

▬ Vendu! J'achète. Merci pour vous suggestion, monsieur. Me tournant vers le cuisinier, je rajoutais. Je vous prendrais 13 onigiri, s'il vous plaît. Avais-je poliment dit.

Regardant le cuisiner et la jeune fille travailler de concert afin de préparer le plat que j'avais commandé, je souriais, légèrement. Je trouvais cela vraiment plaisant de voir cette pureté. La majorité des jeunes que je côtoyais était des enfants vivant dans des taudis, élevés par des parents négligeant, accro à la drogue, a l'alcool et au mauvais jugement. Ça faisait réellement du bien de voir un père qui semblait sincèrement aimer sa progéniture. Il y a quelque temps, je m'étais laissé éprendre d'un élan de générosité, j'avais aidé un jeune garçon, Kitai, et sa mère. Je leur avais acheté une maison loin de toute la merde qui les entourait puis j'avais défrayé les coûts pour l'inscription à l'académie du petit et je lui avais acheté un cheval. Réalisant ainsi deux de ses rêves les plus fous. Pour moi, cela ne représentait pas grand chose, hormis une bonne action dans la vie d'un homme qui avait vécu par le mal et la violence. Pour lui, cela reprendrait tout. Cela représentait l'espoir, le bonheur, une nouvelle vie.


Bref, me sortant de mes songes, mon interlocuteur m'adressait de nouveau la parole. Cette fois-ci non pas pour me donner une agréable suggestion, mais bien pour me poser une question. Sur un ton plus froid, il m'indiquait que je n'étais pas du coin, avec un accent d'interrogation dans son intervention. En effet, je n'étais pas originaire de ce village. Il avait le sens de l'observation le papa. Était-ce mon semi-émerveillement qui m'avait trahi ? Mes habits riches et nobles ? Mon chakra ? Mon apparence ? Rien de tout ça, je crois. Le tout devait être dû à son feeling incroyable. Peut-être. Enfin. Tout cela ne me dérangeait pas vraiment. J'allais lui répondre, directement, n'ayant rien à caché dans ma réponse.

▬ En effet, je suis en voyage dans votre magnifique pays.

C'est alors, qu'avant même que je puisse aller loin, on nous avait interrompus. Notre commande était prête ! Ah, enfin, j'allais me régaler, certain diraient que j'avais été sauvé par le gong, mais non, je ne voulais pas fuir. Je ne désirais que profiter du moment et de cette sublime nourriture. Payant notre hôte, je le remerciais et gouttais à une première bouché. Wow. J'étais séduit. C'était plus que délicieux. Ce moment, cette bouchée, cela valait presque à elle seul le voyage. J'allais définitivement m'en acheter pour la route du retour. Cet homme ne mentait pas, je me régalais. C'est alors que lui présentant le plateau d'onigiri, je lui avais dit les mots suivants :

▬ Ils sont délicieux ! Prenez-en, je vous l'offre, de même qu'à votre fille, en guise de remerciement pour la suggestion ! D'ailleurs, j'ai remarqué que cette dernière les à préparés avec le chef, elle a du talent. Puis-je me permettre de savoir le nom de cette talentueuse cuisinière ?

Avais-je dit en esquissant un léger sourire, savourant une autre bouché de ce délicieux repas qui resterait à jamais gravé dans ma mémoire de par sa grande qualité qui aurait été en mesure de faire frémir le plus fin des palets !





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Re: You shall not pass     Mar 3 Nov - 9:16
L'inquiétude s'en va lorsque l'estomac est plein


Le soleil déclinait dangereusement à l'Est, je pouvais sentir la dernière caresse de ses rayons chaud dans ma nuque avant qu'il ne disparaisse lentement derrière les montagnes majestueuses d'Iwa donnant au ciel ce teint rosé que Saki appréciait tant. Cette journée avait encore été riche en émotion pour elle. Cette petite peste avait réussi avec sa mine de chien battu à obtenir [objet de la loterie] dans une boutique de farce et attrapes locale, mais son sourire était la plus belle des récompenses et compensait parfaitement les ryos dépensés. La petite avait appris à analyser les situations dans lesquelles elle pouvait effectivement demander quelque chose et celle où il ne servirait à rien d'insister devant mon intransigeance, elle aurait bien aimé sécher l'académie une ou deux fois. Les disputes qui étaient rares, ne duraient de toute manière pas bien longtemps. Saki était le rayon de soleil qui éclairait mon esprit embrumé par les relents du deuil inachevé et, sans elle ma vie n'aurait été qu'un enchaînement de mission suicide en espérant vainement, au fond de moi, rejoindre Ranko le plus vite possible. Je devais vivre pour qu'un jour, je puisse voir ce petit bourgeon devenir une superbe fleur. J'allais devoir faire mon deuil et réapprendre à vivre, réapprendre à tisser des liens, réapprendre à aimer… Saki le méritait et la discussion avec cet étranger était la deuxième étape.

Il est vrai que j'aime manger, mais ce qu'il y a de merveilleux avec la nourriture, c'est de la partager et de voir le sourire de la personne en face de nous quand elle savoure le même plat que nous. J'appréciais le fait que l'homme ait accepté ma suggestion avant tant d'enthousiasme, après tout, malgré le fait que je sois originaire d'Iwa, je n'en étais pas moins un étranger à ses yeux et par les temps qui courraient, faire confiance à un inconnu n'était pas dénué de risque. Il se montrait fort amical et respectueux. Koichi se contenta hocher la tête avec un sourire poli, montrant qu'il avait compris tandis qu'il s'évertuait à enseigner l'art complexe de la cuisine à ma fille.

L'étranger prétendait être un simple voyageur. Il ne put ou ne voulut pas aller plus loin, car les onigiris étaient finalement prêt à être dégusté. Et alors que tous, nous attendions de voir ce que pensait cet étranger de l'essai culinaire de Saki, qui pour le coup semblait un peu angoissé malgré le fait qu'ils paraissaient délicieux. Mon esprit vagabonda un peu plus loin, se laissant aller par le flux de pensée qui l'assaillait. C'était encore cette affaire dont un membre des ANBU lui avait parlé. Une histoire louche d'un corps retrouvé calciné et en charpie dans une grange à la frontière. Cette découverte macabre coïncidait avec la disparition d'un des shinobis chargés de la défense qui était en repos dans la ville le jour du drame. L'enquête suivait son cours, mais les forces spéciales avaient réussi à déterminer que le corps avait été attaché et probablement torturé. Par mesure de sécurité, les bataillons avaient été modifiés à la frontière concernée. Le gémissement de satisfaction de l'inconnu me sortit de mes pensées et c'est avec un sourire que nous accueillons cette réaction. J'étais fier de ma fille et heureux pour cette petite persévérante qui chaque jour s'entraînait à la cuisine. J'avais d'ailleurs fais les frais de ses premiers essais plus que mitigé, mais elle avait redoublé d'efforts jusqu'à réussir à me décrocher un sourire. La réaction de l'étranger était un peu sa consécration, elle avait réussi à cuisiner des onigiris. Saki semblait être aux anges et passa sur le côté pour venir se mettre sur mes genoux, regardant le nouvel arrivant avec un sourire satisfait, mais à la fois tiraillée par sa curiosité de petite fille qui ne demandait qu'à en savoir plus sur lui.


C'était avec un sourire que j’accueillis son geste, cet étranger avait des manières qui me plaisaient bien et semblait aimer partager sa nourriture autant que moi. Saki rougissait légèrement au compliment, l'air légèrement embarrassé, avant de comprendre qu'elle allait pouvoir goûter sa propre cuisine et se servir, des étoiles dans les yeux, elle fixait le plateau. Elle avait hérité ce goût de la nourriture de Ranko sans aucun doute, car même si j'étais un gourmet, cette dernière l'était d'autant plus. Je me saisis d'un onigiri sous le regard attentif de Saki qui attendait de voir ma réaction et de savoir ce que je pensais de sa préparation. Un sourire de satisfaction et un petit grognement de plaisir apparurent tandis que je croquais dans l'onigiri, délicieux qui enchantait mes papilles. Visiblement satisfaite, la petite se saisit à son tour de l'un d'entre eux et le croqua à pleine dent avec un sourire d'enfant heureux comme si la journée n'avait pas plus merveilleusement se finir. Saki détourna son regard du plateau pour le planter dans les yeux de l'inconnu sans sourciller, un grand sourire aux lèvres tandis qu'elle répondait, extasiée :

« Merci monsieur ! ! Moi ? Saki Tokugawa ! Et vous ?

Cette nourriture me détourna de la conversation et me rappela un souvenir que j'espérais avoir oublié : notre premier restaurant avec Ranko. C'était ici même, en ce lieu que j'avais eu le cran de l'inviter à manger. Elle m'avait regardé avec un regard énigmatique, un petit sourire aux lèvres et finalement accepté, faisant bondir par la même occasion mon cœur de joie. Le dîner s'était déroulé parfaitement bien malgré ma surprise quand elle me proposa un dîner en aveugle. Chacun notre tour, nous devions donner à manger à l'autre qui devrait alors deviner la nourriture ainsi ingérée. L'enjeu : l'addition évidemment. Le match fut serré, il ne me restait plus qu'un aliment à deviner et ma surprise et mon bonheur furent à leur maximum quand je ne sentis non pas un aliment quelconque se poser sur mes lèvres, mais les siennes m’entraînant dans un baiser passionné. Je sortais de ma torpeur, reprenant conscience de la réalité, je pris un deuxième onigiri sur le plateau que Saki avait déjà bien vidé. Je décidais de répondre aimablement à notre généreux gourmet, un sourire aux lèvres :

« Je vous remercie… Laissez-moi donc payer les consommations… Deux verres de saké et un verre de lait… Comme vous l'avez deviné, je suis son père, Tokugawa Akihide, enchanté »

Tokugawa … Ce nom avait su susciter la crainte et l'admiration à une époque, mais aujourd'hui, il était tombé dans l'oubli, J'en étais son dernier représentant avec ma fille. Plus personne ne connaissait ce nom dorénavant, à moins peut être d'avoir écouté les récits et les légendes qui se transmettaient encore au pays du Fer, là où les guerriers Tokugawa étaient encore connus comme les héros des histoires qu'on se racontait au coin du feu. Koichi amena trois verres, deux furent remplis de saké et le dernier, celui de Saki, évidemment, fut emplis de lait. Vidant mon verre d'une traite, je pouvais sentir le liquide qui coulait le long de mon œsophage venant animer mon ventre d'une chaleur propre au saké. J'observais mon interlocuteur avec un sourire qui devait sembler de nostalgie tandis que ma voix était adoucie par l'alcool.


« Que venez-vous faire à Iwagakure ? Peut-être serais-je en mesure de vous aider ! »



Je devais me faire des idées, cet énergumène avait tout d'un simple voyageur, j'avais du mal à m'imaginer un homme hautement recherché venir s'asseoir à la table d'un homme et lui parler comme si de rien n'était. Ce genre de type existait, je le savais, et même si l'étranger semblait quelque peu étrange, mystérieux et peu rassurant au premier abord, il était doué de bonnes manières et d'une sympathie des plus agréable. J'étais en repos, ces histoires n'étaient pas mon problème… Enfin, pour l'instant.



 

 

 
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Re: You shall not pass     Sam 7 Nov - 4:28

Correction de Gekitsu Kyôshi




Positif,

La mission a été accomplie sans aucun problème et également l'objectif secondaire. une bonne quantité l’attestant.




Négatif,

Attention, aux répétitions, quelques fautes sont à notés, plus des étourderies que des fautes flagrantes. 


J'estime que la mission à été remplie seul et non avec l'aide d'Akihide faisant une apparition dans le Rp, pense lors des corrections à spécifier ce genre de petit détail pour facilité la prise de décision. 20 PE +220 Ryos. ( 20 de plus pour l'objectif secondaire correspondant à 10% de 200)
Félicitations !
Cordialement Uesugi Assia



Dernière édition par Correcteur le Sam 7 Nov - 15:24, édité 1 fois
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Re: You shall not pass     Sam 7 Nov - 14:48
(J'avais posté pour la correction de la mission, le RP avec Akihide n'est pas fini, my bad pour l'incompréhension x)

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Re: You shall not pass     Sam 7 Nov - 15:26
Très bien, je modifie cela alors, par contre la prochaine fois, essaye de ne pas faire suivre deux rps en un pour éviter ce genre d’incompréhension ^^


Cordialement Uesugi Assia
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Re: You shall not pass     Ven 20 Nov - 7:49
HRP: Yop, pardon pour le retard.. Tu m'avais dis de prendre mon temps, je crois que j'ai tellement glandé pour répondre que je me suis engouffré dans une flemme sans fond. Bref, j'espère que cette réponse te plairas, au plaisir de continuer ce rp avec toi l'ami!













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Les enfants sont une des choses les plus merveilleuses au monde. Nul ne peut le nier. U sourire d'enfant peut réchauffer le cœur de la pire brute. L'enfance est synonyme d’innocence, d'espoir. Un enfant c'est pur. Un enfant ne se complique pas la vie à tenter de trouver des réponses à des questions qui n'en ont pas. Ils ne cherchent pas un sens à la vie. Ils vivent, tout simplement. Un enfant à la vie devant lui, rien n'est coulé dans le béton, un monde de première fois s'ouvre à lui. Un enfant n'est surtout pas obligé de vivre avec son passé, de traîner les démons et les fantômes que celui-ci amène. Certes, l'enfance de certain peut très bien être cauchemardesque, mais l'espoir est toujours présent. Même né dans un merdier, la petite graine pourra se transformer en bel arbre majestueux et robuste. Une fois poussé, il n'y a plus de retour. De la mauvaise herbe reste de la mauvaise herbe, no mather what. Je me prends par exemple, ô grand jamais je ne pourrai devenir fondamentalement une bonne personne. Jamais je ne pourrai m'absterger de mes pêchés. Jamais ne reviendront à la vie les gens que j'ai tués. Jamais. Le mal est fait. C'est triste, mais c'est ainsi. Je dois vivre avec. Peu importe ce que je ferais dans le futur, jamais le passé ne s'effacera. C'est donc ainsi que je le traîne, quotidiennement, comme un poids qui me rend plus fort, à sa façon. C'est fou ce qu'un simple regard d'enfant pouvait faire. Elle m'avait fait sombrer dans les méandres de mon esprit, encore une fois. Saki, tel un ange, elle m'avait adressé la parole, j'allais lui répondre, sur un ton incroyablement plus doux et chaleureux qu'à mon habitude.

▬ Coucou Saki, c'était délicieux, merci! Je m'appelle Ryôku! :)

Tokugawa Akihide. Je n'oublie jamais un nom ni un visage. Cet homme pourrait s'avérer intéressant et utile dans cette contrée hostile sur laquelle je n'avais pas une énorme emprise. Homme visiblement marqué par la vie, il devait être fort probablement être un ninja, du moins, je ressentais une certaine énergie qui émanait de sa personne, et rarement je me trompais à ce sujet. Certes je pouvais éprouver un certain doute sur quelques aspects de l'homme mais j'avais cependant deux certitudes en tête. De un, il aimait sa fille sincèrement, profondément. Les yeux qu'il avait en la regardant, en lui parlant, ça voulait tout dire. J'avais eu, autrefois, l'amour réel d'une mère, je pouvais reconnaître le regard de l'amour quand je le voyais. Je pouvais aussi reconnaître le mensonge, la peur et la détresse mais ça, c'est un autre dossier. Autre fait que je pouvais affirmer, il était poli. Tant mieux, les gens impolis et grotesque m’énervaient. Je n'aurais pas aimé devoir l'endurer ou le remettre à sa place dans cette place qui n'était pas mienne. Amoureux de la nourriture, je savais aussi apprécier l'alcool. Non pas alcoolique, je pouvais cependant affirmer avec certitude avoir un penchant pour les petits plaisirs de la vie comme les spiritueux. Prenant le verre en main, j'imitais mon compatriote en ingurgitant cul sec ma consommation. Laissant le liquide réchauffer mon antre. Tel deux camarades de guerre, nous avions calé le tout dans un élan des plus mâle et viril.

Une fois l'alcool consommée, il reprit la parole. Non pas pour dire une banalité. Loin de là. Sa question pouvait engendrer une réponse qui changerait tout. Je voyais que quelque chose semblait le tirailler un peu, son sourire semblait être retenue par un petit quelque chose que je ne savais pas, vas savoir quoi. Je n'allais cependant pas tomber aussi bêtement dans ce piège que m'avait tendu inconsciemment et indirectement cet homme. Pauvre de lui, s'il savait la réel raison de ma visite ici. Habilement, j'allais me sortir de ce trou dans lequel je n'avais même pas osé plonger, j'en étais en réalité l'auteur. Les gens étaient continuellement en quête de réponse. De mon côté, j'aimais bien plus les questions. Une question en disait beaucoup sur celui qui la posait et contenait plus de réponses que la réponse à cette même question en elle-même. De plus, souvent, ces réponses entraînaient d'autres questions. Que de bonheur pour un homme comme moi. Tellement d'informations. Allons, jouons le jeu. Amusons-nous!

▬ Oh, je ne suis voir qu'un vieil ami et profiter de la culture du coin par le fait même. Prenant une légère pause, je poursuivi. Vous, auriez-vous besoin d'aide dans un quelconque domaine? Je suis un homme plein de ressource et vous me semblez être quelqu'un de bien. Pourquoi pas s'entraider entre amoureux de la bonne nourriture. Faisant signe au responsable de l'établissement, je lui dit ceci. D'ailleurs, j'ai encore soif, vous? Deux saké, s'il vous plait. Dis-je en laissant un généreux pourboire sur la table à l'intention de notre hôte. De la nourriture et de l'alcool agrémentent  toujours une discussion, en autant qu'elle soit bonne, comme on dit...






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Re: You shall not pass     Mer 6 Avr - 7:06
HRP: Reprise du rp, Akihide ''n'étant plus'', je clos le rp et fini la mission que j'avais commencé vla un moment pour Aa, ce qui ''clos'' cette arc de mon perso, enjoy.













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Repas intéressant, personnes charmantes, température clémentes, cette journée était des plus agréables. Légère escale à ma mission principale, cette petite incartade avait su captiver mon attention pendant un court instant, cependant je ne devais pas perdre de vue la principale raison de ma présence dans ce territoire hostile et reclus du monde. Akihide. Légèrement méfiant à mon égard, et avec raison, et sa petite fille, m'avait bien diverti. Voir une telle relation père-fille faisait se réchauffer mon cœur l'espace d'un moment. Cependant, ma raison était toujours plus forte que mes émotions. Sachant pertinemment que le temps que je passais ici, je le perdais afin de mettre la main sur ma cible, j'avais pris la décision de lever les voiles.

▬ Messieurs, mademoiselle, je suis dans le regret de vous annoncer que je dois vous quitter. Je suis attendu ailleurs.


Quittant mon siège, je rejoignais Kichiku, qui, de son côté, avait déjà accumulé quelques informations qui me seraient bien utile pour la suite des choses, afin d'élaborer un plan adéquat.Notre homme, Yotsume Minamoto, était un ancien conseiller du Tsuchikage ayant reçu un titre honorifique de junnin à sa retraite. Le peu d’informations que nous avions étaient exactes, Aa Yotsuki n’était pas reconnu pour son habilité à espionner, mais pour celle de taper. Désirant avoir un boulot bien fait, il m’avait donc contacté. Un agréable voyage dans ces terres isolées et d’agréables rencontres plus tard, j’y étais enfin. Il était venu le temps de faire ce pourquoi j’étais ici. Capturer cet homme et lui faire cracher jusqu’à la dernière goutte d’Informations qu’il pouvait me transmettre. Pour ce fait, nous allions devoir le trouver dans cet immense village qu’est Iwa.

D’habitude, je faisais travailler mes petites fourmis afin de trouver un homme. Assis sur mon trône, je pouvais siroter un verre et attendre paisiblement que la cible me soit amenée sur un plateau d’argent. En ces lieux non-mien, j’allais devoir mettre la main à la pâte. Le tout me rappelait mes débuts, lorsque j’étais qu’un homme de mains d’un homme comme moi. Comment faire pour trouver un homme? Rien de plus simple, la rue voit tout. La rue sait tout. Je connaissais très bien mon monde. Le monde des marginaux, le monde ‘’underground’’. Des putes, des trafiquants de drogues, des voleurs, des mercenaires, des sans-abris, eux, ils feraient le travail pour moi. Eux savent, eux voient, eux entendent. Qui de mieux pour savoir ce qui se passe dans la rue que de la questionner? Passant des jours et des nuits à errer dans les rues, les bordels et piqueries de ce monde, moi et Kichiku avions cherché et chercher quelqu’un pouvant nous donner des informations sur ce noble représentant de la roche. D’apparence sans reproche et incroyablement tranquille, nous avions fini par lui trouver un vis qui lui causerait sa perte. Le sexe. Vieil homme, il n’avait jamais eu de femme à cause de son exigeante carrière. Rendu trop vieux pour plaire aux dames, il n’avait plus le choix s’il voulait s’envoyer en l’air. Il devait payer des courtisanes afin de s’amuser. Étant riche, cela ne représentait cependant aucun problème pour lui. Il avait même un ‘’Salon’’ de prédilection. ‘’Chez Seiza’’. Je connaissais ce domaine comme le fond de ma poche, j’étais moi-même l’heureux propriétaire de maints établissements de divertissement pour adulte. Aijin, la responsable de ce genre d’activité m’avait tout enseigné sur ce genre de business. C’est donc ainsi, que les poches pleines de ryos, j’allais devenir un client de ce magnifique établissement.

Les jours passaient, les ryos, eux, coulaient à flot. Je gagnais peu à peu la confiance de ces jolies dames à force de leur verser de généreux pourboires pour leurs ‘’services’’. Tant qu’à devoir jouer le jeu, je le jouais à fond, profitant même des talents de ces déesses. Finalement, après plusieurs bons moments, j’avais réussi à remarquer un pattern particulier pour ma cible. En fait, Kichiku l’avait remarqué, de ma part, je me bâtissais une identité auprès de ces dames.  Monsieur Yotsume venait ici tous les mardis et jeudi soir, entre 23 heure et minuit. Il occupait toujours la même chambre. Il avait une préférence pour une jolie rousse, avec qui il passait son heure. Voilà. J’en avais assez. Il était venu le temps de passer à l’action.

Mardi soir. 22h50

Minamoto arrive, vêtu d’un grand manteau noir, seul, sans garde du corps, comme à son habitude lors de ces ‘’soirées’’. Il pénètre dans l’édifice, salut la réceptionniste et lui donne un pourboire et son manteau. Il s’assoit au bar, prend un verre de saké, le boit rapidement et monte au deuxième étage. Chambre 207. Ouvrant la porte, il se retrouve face à cette plantureuse rousse vêtu que d’un peignoir en satin caressant son corps dévoilant ses généreuses formes. Elle fait alors ce pour quoi elle est payée. Elle s’approche de lui, l’embrasse, puis se met à le bécoter dans le cou avant de descendre, plus bas et encore plus bas. Dorénavant au niveau de son entre-jambe, elle se met à le caresser et puis, BAM. Il s’écroule comme un poids mort. Comment? Pourquoi? Très simple. Vous vous souvenez le verre de saké qu’il a bu? J’ai grassement payé la bartendresse pour qu’elle dépose une petite pilule dans le verre de monsieur le moment venu. Elle avait joué son rôle à merveille. Pour ce qui en est de la fille de joie, elle avait reçu le paiement de son client, plus un équivalent de ma part pour garder la bouche fermée. Belle petite magouille. C’est donc ainsi, que dissimulé dans une poche de légume, Kichiku quittait la bâtisse par la sortie de service avec le colis sur l’épaule. Je le suivais, en prenant le temps de remercier nos complices, leur laissant un pourboire supplémentaire. C’est ainsi que dans mon chariot de luxe, je quittais Iwa, avec u passager de plus. Utilisant la même identité que pour mon arrivé, je quittais ce beau village par la grande porte. Sourires aux lèvres.

Je l’avais finalement entre mes griffes. Il ne tarderait pas à se réveiller. Je me devais de préparer la scène afin qu’il puisse assister au spectacle dont il allait être lui-même la vedette. Ayant loué un petit entrepôt pour 3 mois dans un coin isolé de Tsuchi no Kuni sur mon chemin pour Iwa, j’avais le lieu idéal pour faire ce qui devait être fait. Avec absolument rien d’autre qu’une lumière vacillante au plafond et une chaise, l’ambiance était parfaite. Dans cet endroit reclus du monde, il pourrait crier autant qu’il voulait, personne ne l’entendrait. Hormis mes tympans et ceux de Kichiku, mais bon, nous allions le chercher un peu, c’était mérité. Ligoté sur sa chaise, il s’éveillait enfin. Visiblement ébranlé et perdu, j’allais lui remettre les pendules à l’heure.

▬ Yotsume Miamoto, enchanté de faire votre connaissance. Ancien conseiller du Tsuchikage et junnin honorifique d’Iwa, ce n’est pas rien.

▬ Mais qui êtes-vous? Et où suis-je????

▬ Ah, oui, qui suis-je! Pardonnez mon manque de manières. Je suis Celui qu’on surnomme le Seifukusha. Vous êtes dans un entrepôt quelque part à Tsuchi no Kuni. Pour êtes franc avec vous, je vous ai fait drogué, puis enlevé avant de vous attacher sur votre magnifique chaises. Maintenant, je vais vous interroger et vous aller parler. Sinon, je vais vous torturer, et là, vous aller parler. D’accord?

▬ Hmph. Vous vous prenez pour qui? Je ne dirai rien.

▬ Oh, vous m’en voyez très déçu. Des gens très puissants aimeraient bien vous entendre parler, croyez-moi, vous aller parler. J’ai un très bon incitatif. Votre vieille mère, tranquillement assise à se bercer au soleil dans sa maison de retraite. Ayaterami? N’est-ce pas? Il serait très malencontreux que quelque chose lui arrive, non?

▬ Que voulez-vous savoir?

▬ Tout.

▬ Tout?

▬ Oui, tout. Je veux un récit intégral de votre rôle à Iwa. Vos affectations, les dossiers sur lesquels vous avez travaillez, les acteurs y ayant contribués, tout. J’aime les histoires, j’espère que vous êtes un bon conteur.


▬ Je ne devrais pas vous dire ça..

▬ Vous savez aussi bien que moi que vous allez devoir parler. Vous voyez ce gaillard? Il se ferait un vilain plaisir à briser chacun des os de votre frêle corps. Je ne devrais pas être obligé de faire cela. Je voue un certain respect à votre carrière, mais les affaires sont les affaires.  Parlez. Épargnez nous une violence inutile mon cher.

▬ D’accord. Mais ne touchez pas à mère.

▬ Promit. Tenez, voici un verre de whisky, je vais vous détaché, ne tentez rien, mais buvez, et raconter moi tout.

▬ Alors, par où commencer…..



Et c’est ainsi que l’homme déblatéra son histoire pendant des heures et des heures, en fait, j’avais discuté avec lui toute la nuit. Il savait pertinemment que je l’aurais torturé pendant toutes ces heures s’il n’avait pas parlé. Il n’était plus un jeune coq, il ne pouvait pas faire face à moi physiquement, ni même à Kichiku. Il savait aussi que lutter et refuser de parler ne servait à rien, surtout avec un homme comme moi, qui avait tout planifié. C’est donc ainsi que nous avions parlé de lui, de sa vie, autours d’un bon whisky et de quelques cigares. Je m’étais presque noué d’amitié avec ce vieil homme. Sa vie était passionnante. Dommage qu’il allait probablement souffrir énormément puis probablement mourir lorsque que je le remettrais au bon soin de Raikage, mais ça, il n’en savait rien encore. Ayant eu accès à un paquet d’informations sur le village d’Iwa et ses secrets, je sortais de cette aventure avec le cerveau plein d’Info qui valaient très cher et un service de la part du Raikage en personne. Pas mal. Il était maintenant le temps d’aller livrer ce colis à son destinataire. Avant, j’allais annoncer la bonne nouvelle à mon ami.

▬ Tu t’en doutes, ce n’est pas terminé, Non, je ne te tuerai pas. Mais je vais t’amener quelque part et tu vas devoir raconter ton histoire de nouveau. Ah, saches que ce n’est pas personnel, je t’apprécie bien.


Sur ces mots, il se fit assommer par Kichiku, qui lui mettant un sac sur la tête, l’embarquait dans le carrosse. C’est donc ainsi que nous l’avions remis à l’intermédiaire qui allait l’amener directement à Aa Yotsuki. Il était le temps de retourner à Hi no Kuni afin de reprendre mon business. Mission accomplie.




© By  Big'Boss


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If you want to shine like sun first you have to burn like it

征服者 Seifukusha

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