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A Glorious Rainy Day | Feat Kamijô    Mer 28 Oct - 22:04
A Glorious Rainy Day
Kamijô & Seira


Que faisait-elle à la fenêtre de son dortoir alors que les rayons de soleil se baladaient, montraient tous leur éclat ? Seira se trouvait assise sur la surface molletonnée de la commode, tout près de la vitre. Elle était à genoux et avait mis ses mains sur le verre, de sorte qu’elle y prenne appui. Elle contemplait le ciel, ce milieu qui était lié à elle depuis sa naissance par ses origines. La petite blonde y repensait, surtout actuellement. Elle venait d’être promue Genin, certes c’était un événement qui l’avait rendu particulièrement fière mais la contrepartie arriva lorsqu’elle sortait de l’Académie avec ses résultats. Elle les apercevait toutes, ces familles qui félicitaient les promus, les étreintes pleines et tendres et autres démonstrations de joie … Seira les enviait en quelque sorte, puisque personne n’était là pour elle. La météorologiste en herbe aurait pu gâcher leur bon moment en invoquant un temps maussade, détruisant leur projet de cérémonie de félicitations mais ne l’avait pas fait. Ils avaient la chance que la jeune fille soit ravie de sa performance et ne voulait pas gâcher la sienne au détriment des autres. Elle contint ses émotions, respira et inspira pour s’auto calmer. Elle se dirigea aussitôt vers les dortoirs pour s’y ressourcer

Seira en voulait à ses parents. Elle leur en voulait puisqu’ils n’étaient pas là. Elle en avait souffert terriblement, plaçant son enfance dans les périodes sombres de sa vie, derrière la porte imaginaire qui séparait ses bons moments des mauvais, mais elle en souffrait toujours ! La blonde se revoyait, à l’annonce de son abandon, elle se souvenait de la mélancolie qu’elle avait pu ressentir. La petite blonde était brisée, elle se posait d’innombrables questions, comme le fait que son physique ne leur aurait pas plu. Cette période de désespoir refaisait surface à chaque fois que Seira faisait face à une situation où la famille avait un lien. Dire aux autres qu’elle n’avait pas connu ses parents était difficile, surtout lorsque, de base, on était différente. Oui, par hérédité, elle eût la force nécessaire pour manipuler la météo et sa seule attache, sa seule encre entre elle et ses origines était un grimoire traitant l’Hiden de son clan. Elle devait saisir cette opportunité, le fait d’apprendre les capacités de son clan, pour s’approcher d’eux. Mais, Seira en subissait les conséquences à chaque fois que ses émotions allaient à l’encontre de la symbolique, notamment lorsque le soleil, représentation que l’on donne souvent à la joie, fut contrasté par sa mentalité qu’on pourrait qualifier de négative. Dans la salle de classe, on l’a traitée de sorcière ou de démone puisque à chacune de ses arrivées, le temps ensoleillé laissait place à la grisaille. Ils la voyaient comme un être venu assombrir leur vie. La jeune fille ne pouvait être qu’atteinte, elle ne voulait pas ça … Des fois, elle pensait que le grimoire était un cadeau empoisonné. De ce fait, elle mettait un frein à ses aptitudes liées à ses émotions, se contrôlaient et les choses s’apaisaient petit à petit. Jusqu’au moment où Seira en avait marre de se retenir. Maintenant, elle allait faire ce que tout le monde lui avait conseillé de faire : laisser son cœur s’exprimer.

Ce fut le cas en ce moment même. Elle sentait qu’elle ne pouvait se contenir. Il y avait cette tristesse qui voulait émerger à cause de la présence parentale inexistante. Elle avait besoin qu’on l’a rassure … Seira baladait ses doigts sur la vitre et murmurait d’une voix tremblante.

- Je suis désolée …

Seira se leva rapidement et se précipita à l’extérieur, attrapant son ombrelle sur la route. Elle se dirigea vers la porte d’Iwa la plus proche. Le trop plein d’émotion réveillait ses inquiétudes, son cœur commençait à peser lourd. Par conséquent, l’altération météorologique approchait à grands pas. La jeune Genin savait où est-ce qu’elle allait. Elle connaissait l’endroit puisqu’elle y trouvait refuge presque à chaque fois. C’était un coin où les roches formaient une sorte d’abri. Là-bas, elle y était tranquille. Elle s’adossa à une des roches et déplia l’ombrelle de couleur canari, sentant que les nuages arriveraient. Don ou malédiction, en ce jour, elle avait choisi la seconde option.
© GASMASK
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Re: A Glorious Rainy Day | Feat Kamijô    Jeu 29 Oct - 13:01
« – Tu parles d'une journée de merde. »
« – Est-ce que tu es vraiment obligée d'être aussi vulgaire pour manifester ton mécontentement? »

Goda Kaname releva son unique œil bleu de son ouvrage de poésie archaïque pour le poser sur la silhouette bougonnante de sa sœur. Affalée dans le lit de son frère, cette dernière se grattais le dos  sans lever les yeux de ses seize page de rapport.  L'espace d'une seconde, Kaname se demanda si la nature ne s'était pas trompée à la naissance et si Kamijô n'aurait pas dus être un homme dès le départ.  Pourtant c'était une belle femme, au sens physique du terme et , en dépit de ce que la rumeur disait désormais sur ce héro déchu, c'était une bonne personne au sens le plus profond du terme. Kamijô avait le cœur sur la main et malgré sa manifeste violence qu'elle soit physique ou verbale c'était une femme d'une grande bonté qui était toujours prête  tendre la main sans rien attendre en retour. Parfois, cependant , il se demandait ou elle avait enterré sa féminité. L'avait-elle laisser partir définitivement avec la fin de son mariage ? Elle qui n'avait jamais eût d’intérêt pour cela. Elle à qui on avait interdit d'en avoir.

« – Rho la ferme. Tu sais c'que j'déteste le plus dans le fait d'être la tête de la Milice ? »
« – Tu veux dire à part le fait que tu dois réfléchir? »

Elle lui fit une terrible grimace pour saluer à quel point il venait d'être spirituel et replongea dans l'écriture de son compte rendu sans répondre à la question.  Kaname se leva fit quelques pas dans sa direction et caressa de sa main gauche ses longs cheveux noirs. Quelque part la jeune femme était heureuse, terriblement heureuse la nature lui ait donné un frère à la naissance, heureuse que les divinités qui protègent le village l'aient laissé convaincre le Kage de lui rendre la vie civile , elle était heureuse en fait qu'il soit en bonne santé et qu'il lui prodigue encore après toutes ces années cette tendresse magnanime qu'il lui réservait.Parce qu'elle était la seule personne au monde qu'il traitait de cette manière. Après avoir quitté l’hôpital au bout de plus d'un an d'un douloureux rétablissement, Kaname s'était tourné vers l'étude des lettres et des arts et s'il n'était plus un shinobi il était célèbre aujourd'hui dans le pays de la terre pour ses poèmes et ses chansons. Un lettré respectable que l'on aimait écouter pour ses paroles sages et remplies de vérités.

Si Kamijô avait envié leur sœur Madoka à sa naissance, jamais elle ne jalousa son jumeau pour la liberté qu'il avait pu retrouver. Peut-être parce que cette fois ci elle avait choisis elle-même de sacrifier sa liberté . Qu'elle l'avait réfléchit et aujourd'hui quand elle le voyait, Kamijô ne regrettait rien, elle savait qu'elle avait fait le seul choix qui valait la peine.

En vérité, si elle pestait si violemment en ce début de journée ce n'était pas seulement à cause des huit mois de rapport manquant que le bureau du kage lui avait formellement ordonné de fournir incessamment sous peu, non plus à cause du dernier caprice en date de Madoka – qui refusait de comprendre qu'il était hors de question qu'elle passe la nuit chez son amoureux – toujours pas à cause des disputes incessantes de l'autre paire de jumeau de la maison mais seulement à cause des nuages épais et noirâtres qui venaient d'assombrir le ciel anéantissant ses rêves d'air pur et son idée de remplir ces maudits papiers sous le soleil quelque part sur un banc du centre-village.

C'était bien simple, elle détestait ce temps de chien, comme si elle ne subissait pas assez d'orages les rares fois ou elle décidait de passer quelques jours chez ses parents ? L'idée que peut-être les dieux lui faisaient payer sa flemmardise et son insubordination lui effleura vaguement l'esprit mais elle relégua vite cette dernière dans le fond de sa tête pour se contenter de pester.

« – Je pense que je devrais avoir un larbin dans La Milice pour ça. Les rapports de mission. Parce que bordel, ça m'exaspère. »

Kaname l'ignora avec un soupire désolé à l'encontre des subordonnés de sa sœur et quitta la pièce non sans lui avoir asséné un gentil coup sur la tête avec la tranche de son livre.

Après avoir passé encore une demi-heure à expliquer en long en large et en travers que si la dernière mission de son unité avait faillis causé un accident diplomatique ce n'était pas de leur faute mais celle de cette saleté de recrue que le bureau du Kage leur avait imposée ( en plus d'être stupide , elle était incompétente) et qu'ils étaient priés putain, d'arrêter de chercher absolument à lui mettre leurs nièce et neveux dans les pattes. Arrêter tout court de se mêler de la façon dont elle gérait le recrutement de la Milice. Kamijô s'étira  enfila un haori de son frère par dessus son chandail et son pantalon un peu lâche et quitta la demeure parentale sans en référé à qui que ce soit.

Il ne pleuvait pas encore mais l'air était lourd et humide quand elle s'enfonça dans les rues. Naturellement , elle ne salua pas ce crétin de Matsumoto Youka qui n'avait plus de temps pour boire avec elle depuis qu'il s'était marié et s'éloigna du cœur de village. C'était un peu à la périphérie de ce dernier, un petit recoin, un renfoncement dans la pierre, un genre d'abri sous-roche ou elle avait l'habitude de ne croiser personne. Principalement parce dans ce paysage montagneux, rocailleux personne n'avait en plus envie de quitter tout signe de civilisation pour se retirer dans un habitat pseudo troglodyte. Grand bien leur en face.  

Le ciel menaçait de plus en plus et la femme fut ravie de voir l'abri se rapprocher. Dans un premier temps. La perspective qu'il soit déjà investi par une tierce personne ( dont elle pouvait distinguer la couleur de l'ombrelle) la chiffonna l'espace d'une seconde. Elle qui était venue pour s'éloigner un peu de l'agitation et ne croiser personne, ruminer sur le mariage heureux de son ami ou encore la tonne et demi de papier qui l'attendait à la maison, réalisa finalement que cet objectif tombait brutalement à l'eau.  Cependant sa curiosité s'émoustilla et elle chassa vite sa mauvaise foi pour se concentrer sur la petite créature adosser contre la pierre.

Si petite. Comme ses jeunes frères. Tellement en fait.
Kamijô ne se rappelait pas avoir jamais été aussi courte sur pattes et du haut de son mètre soixante quinze elle restait aussi grande qu'une majorité d'hommes au village , c'était peut-être pour cette raison aussi qu'elle trouvait l'enfant si minuscule. Frèle. Mais en vérité ce qui la marqua plus que tout alors qu'elle s'adossait silencieusement à son côté , c'était encore sa mine contrite qui jurait profondément avec l’euphorie qui régnait partout au village en ce grand jour.

« – Tu ne fais pas la fête avec les autres ?  On ne t'a pas attribué une bonne équipe? »

Sa voix grave et mielleuse raisonna contre la pierre, comme une caresse très personnelle. Kamijô adorait les enfants et elle avait toujours eût du mal à voir la tristesse en eux. Elle étira une main calleuse pour ébouriffer avec  affection la tignasse blonde et soyeuse de l'enfant et alors qu'elle portait les yeux sur son bandeau neuf de jeune promue un sourire doux illumina ses traits.

« – Félicitation petite, tu as bien travaillé. »

Elle s'étira un peu et porta son regard sur le ciel ombragé.

« – J'm'appelle Kamijô et toi? »
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