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[FB] "We're linked by fate." [Mission rang A]
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Kayaba Akihiko
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❝Akihiko

    ♡ "We're linked by fate"


Cela ne faisait que quelques jours que Gaara avait été promu à la tête du village. Les sentiments à son égard étaient plutôt dispersés ; certains contents pour lui, d'autres n'arrêtaient pas de le critiquer. Malheureusement, cette dernière pensée était la plus récurrente, à mon plus grand regret. Il n'était pas évident d'être à ma place en ces conditions ; votre age – et petit protégé, accessoirement – reçoit des cailloux au visage tous les jours et n'ose pas répliquer de peur de scinder encore plus le peuple. Il était gentil, beaucoup trop gentil. J'avais beau lui apprendre à avoir davantage confiance en lui, à avoir une main de fer comme son père rien n'y faisait.
Il ne voulait pas ouvrir les yeux.
A croire que cette jeune pousse se cherchait encore et qu'il pensait comme avoir quelque chose à prouver au peuple. D'un côté, le jeune dirigeant n'avait pas tord, il avait le devoir de montrer au peuple qu'ils pouvaient placer toute leur confiance en lui – ou au moins faire semblant. Régner sans avoir la confiance de son peuple mène rapidement à l'anarchie. C'est pourquoi il ne faut pas hésiter à ravaler ses principes et appliquer ce qu'il y a de plus effrayant pour le peuple : un gouvernement restreint, presque liberticide. A force d'être habitué à ces restrictions, le singe e cage finit par s'y habituer et n'apprécie que d'avantage les libertés qui s'offrent à lui au fil du temps.
Malheureusement, bon nombre de réfractaires manifestèrent leur souhait de trahison et de désertion. Ceux-là se firent rapidement emprisonner. D'autres étaient plus fourbes, malins, vicieux. Ils faisaient semblant, vêtus de ce fameux masque de la sympathie que je ne connaissais que très bien.
Pensaient-ils réellement me duper ? Il faut croire que oui. Sombres impertinents. J'avais moi-même dupé un nombre incalculable de gens, cela faisait partie de ma personnalité et n'avais guère le choix si je voulais utiliser ma principale capacité de combat. Après tout, comment la plèbe, vulgaire et commune, se mettrait à me suivre aveuglément si je ne faisais rien qui allait dans leur direction ?
Dur. Compliqué.
Oui.
Heureusement pour moi, j'étais doté de cette faculté à intérioriser et ne rien montrer de ce que je ressentais réellement.
Etais-je humain ? Oui. Pas commun, mais je faisais partie de la même espèce. Un démon peut-être. Après mes recherches sur le concept des « démons », je crois que, parmi toute la vie, les humains sont la chose la plus proche d'eux. Il semblerait, au final, que nous soyons notre propre pire ennemi. Cela demande à réfléchir, n'est-ce pas ?
Contrairement à ce que je pouvais laisser penser, j'avais moi-même des sentiments. Je ne les montrais pas, tout simplement. En présence d'autres personnes, je ne pouvais pas. Je n'y arrivais pas. Mais pour ne pas perdre la face, je préférais prétendre que je n'avais pas besoin de montrer ce que je ressentais. « Les sentiments ne servent à rien à part nous trahir » avais-je pour habitude de dire.
Il n'y avait encore qu'une personne vivante qui me connaissait réellement et savait comment j'étais, ce que j'avais vécu. La seule à réellement me comprendre d'ailleurs. Kusaribe Hakaze. La pauvre souffrait à cause de ce que j'avais vécu ; elle m'aimait mais je ne pouvais lui donner les sentiments dont elle avait besoin et qu'elle méritait largement. Mais voilà, je n'en étais tout simplement pas capable, je n'arrivais plus à savoir moi-même ce que je ressentais, ce que je pouvais ressentir. Les larmes ne coulaient plus, la tristesse me coupait le souffle. J'étais d'un sang-froid naturel face à toute situation. Ce n'était pas normal et j'en étais conscient, mais je ne pouvais rien y faire, fatalement...

.oOo.


Un jour, je fus convoqué dans le bureau du nouveau Kage. Il s'agissait de ma première mission depuis sa promulgation ; je m'attendais à un ordre lambda, banal, comme ouvert à tous. Mais non. Une mission de rang A cassée secret défense. Une affaire qui ne devait en rien s'ébruiter. En tant que Haut-Conseiller (et ma place officieuse qui est bien plus gradée que ça), c'était à moi et moi seul de m'en charger. En effet, il y avait un traître dans notre grand conseil.
J'avais déjà eu vents de certaines mauvaises intentions de la part des membre formant notre unité à l'époque du Yondaime Kazekage, cependant je ne savais pas que certains avaient décidé de nous trahir. Je ne pensais pas que cela prendrait de telles proportions, en somme.
J'allais donc devoir le retrouver, déjà d'une. Certes, il était au sud du pays mais... Le village était déjà perdu au fin fond du désert alors aller chercher des informations sur cette personne... J'allais devoir visiter les petits villages voisins. Peut-être que quelqu'un pourrait ainsi me renseigner sur ce que je recherchais.
Je décidai de partir au petit matin. J'avais encore le temps donc je finis de ranger mon bureau, le fermai et me rendis en direction du clan Kusaribe. Hakaze avions prévu de nous voir il y a quelques temps déjà mais plusieurs événements nous empêchèrent d'organiser ceci. J'allais d'ailleurs en profiter pour panser un peu mes blessures et me relaxer ; leurs sources thermales étaient curatives en plus d'être relaxantes. C'était l'endroit idéal pour me préparer aussi bien physiquement que moralement.
J'aperçus mon amie au loin, une pile de dossiers à la main. Je me dirigeai vers elle en toute discrétion de manière à la surprendre. Une petite visite surprise avant d'aller risquer ma vie. Mais ça, je n'allais pas lui dire. Je voulais éviter une crise d'hystérie avant tout ça, je n'en avais absolument pas besoin. Surtout pas en ce moment.
« Salut beauté, interpellai-je la concernée d'une voix ridiculement sensuelle. 
- Oh, bonjour beau gentleman, répliqua Hakaze en se retenant de rire. Venez-vous pour un massage privé ? Demanda-t-elle ensuite. Je hochai négativement de la tête.
- Non, non, répondis-je plus sérieusement. Je viens me relaxer un peu dans les sources de ton clan afin de le calmer pour partir en mission dans des conditions optimales, expliquai-je en souriant ».
Nous nous dirigeâmes en direction des fameuses sources sans dire un mot. Elle était encore bien trop prise par sa crise hilare pour essayer d'en placer une de toute façon et le lieu n'était qu'à quelques mètres de notre position initiale. Je partis donc me changer, pris ma serviette et me plongeai dans ces fameuses sources chaudes.
Je soupirai de bien être. Il est vrai que cette sensation m'avait manqué mais d'un autre côté, cela me rappelait certains souvenirs. La première et dernière fois que j'avais fait souffrir Hakaze sans le vouloir ; j'y avais été obligé pour éviter qu'elle ne continue à se faire des espoirs.
« J'arriiiiiiiive, retentit une voix obstruée par différents bâtiments ».
Elle avait réussi à se libérer pour venir avec moi. Elle tenait vraiment à moi, c'était indéniable. Un peu trop même... J'étais destructeur pour elle et la rousse le savait très bien. Malheureusement, l'un comme l'autre n'y pouvions rien.
Elle arriva quelques minutes plus tard et plongea sans délicatesse de l'eau, en profitant pour m'éclabousser. Une fois son petit jeu terminé, elle se colla à moi, tête contre mon épaule avant de me lancer un regard qui en disait long.
« Et si on s'amusait un peu tous les deux avant que tu ne partes en mission, me demanda-t-elle d'une voix lascive, ses doigts sur le haut de mon torse.
- Hakaze, tu sais très bien ce que j'en pense, je ne peux...
- Hahahaha, ria-t-elle aux éclats alors de l'eau gicla dans mes yeux. Je te taquine, t'inquiète !
- , soupirai-je. Tu es irrécupérable et tu le sais, hein ?
- Oui et j'en suis fière même, avoua-t-elle finalement ».
Le temps s'écoulait au fil de l'eau sans qu'un mot ne file. Le calme était fort apprécié, notamment en ces conditions. Machinalement je posai ma tête sur son épaule, à mon tour, et la contemplai presque timidement, mon regard plongé dans le sien.
« Merci, chuchotai-je alors qu'elle se mit à rougir. Ce n'était pas le but escompté mais je devais bien avouer qu'elle était mignonne lorsqu'elle faisait ça.
- De rien, Aki, susurra-t-elle tandis que ses lèvres s'approchaient peu à peu des miennes.
- Désolé, lâchai-je en détournant le visage. Je... Je suis désolé, Hakaze, mais je ne peux pas. Pas maintenant...
- J'aurais essayé au moins, rétorqua la jeune femme tout en souriant franchement. Elle ne l'avait pas mal pris, sinon elle me l'aurait fait savoir. Elle changea ensuite de position et s'installa à califourchon sur moi, plaquant mon dos contre la paroi de la source. Bon, voyons que j'examine le monstre, annonça la médecin en jouant sur ce double sens ».
Bien sûr, elle parlait du cancer, des cellules cancérogènes qui tentaient tant bien que mal de se substituer à ma propre peau. Elle avait été la deuxième personne au courant de ce qui m'habitait de ce fait elle veillait au grain.
Elle me fit m'asseoir sur la paroi et commença à jouer avec la serviette qui recouvrait mon intimité, la faisant doucement descendre jusqu'à ce que je mette ma main dessus.
« Quand vas-tu t'arrêter ? Demandai-je d'un air désespéré. Quand je te dis que tu es irrécupérable, ma belle. 
- Oh ça va, j'ai bien le droit de m'amuser avec toi et tes nerfs puisque je peux pas avoir autre chose, non ? »
Je roulai des yeux et enlevai les mains de la serviette avant de cabrer. Ceci avait pour but de l'aider au niveau des bandages, pas une invitation à faire autre chose. Ses yeux se posèrent sur les cristaux impurs. Quelque chose semblait l'avoir perturbée.
« Que se passe-t-il ? M'étonnai-je.
- Je... je sais pas trop, balbutia Hakaze, penaude. On dirait que c'est en train de se rétracter, comme si ça prenait moins de place, m'expliqua-t-elle en montrant différentes zones marquées autour des cristaux. On dirait même que ça devient docile ! Elle tapota la zone sensible, ce qui m'arracha un gémissement de douleur. Oh pardon, c'était trop tentant, hihihi.
- Je... Je ne sais plus quoi faire de toi, tu sais...
- M'épouser » lança-t-elle du tac au tac.
Nous furent alors pris d'un fou et rire et, fait étonnant, les contractions dû à ceci ne me firent pas mal. En effet, cette transformation, ce changement était très étrange. Malheureusement, j'étais un peu la seule personne atteinte par ce mal à Suna et les différents médecins n'en avaient jamais entendus parler et le seul qui savait quoi faire face à ça était mort depuis plusieurs années déjà.
« Nous n'avons plus qu'à attendre et observer, annonçai-je d'un ton qui se voulait presque solennel.
- En effet, acquiesça ma guérisseuse officielle. Et si on s'amusait un peu en attendant, Aki-chan ? Tu as du temps devant toi, non ?
- Mais arrête ! M'exclamai-je en riant. Tu sais que je n'aime pas quand tu lances des sous-entendus sans crier gare, je me sens mal pour toi après parce que je ne peux pas répondre à tes atten... »
Elle me vola une bise sur la bouche avant d'exploser de rire. Et elle était contente d'elle, très contente.
« … Et t'es fière de toi j'espère ?
- Voui ! Répondit la voleuse en hochant la tête.
- Pire qu'une gosse, surenchéris-je en fermant les yeux et secouant légèrement la tête de droite à gauche.
- C'est pour ça que tu m'aimes bien, ajouta la femme à l'âme d'enfant en insistant sur le « bien », pour éviter que cela porte à confusion. Elle glissa ses mains sur mes cuisses, sous la serviette. Après pour te donner bonne conscience... On peut s'arranger, tu sais. Tu me fais plaisir sans pour autant me mentir et comme ça... Le tour est joué !
- J'ai dit non, répliquai-je en souriant et enlevant ses mains de là.
- Mais, pesta-t-elle alors avant de faire faussement la moue. Bon et sinon, cette mission, elle consiste en quoi exactement ? Tu ne vas pas encore risquer ta vie j'espère, hein.. ? Me questionna-t-elle, sérieusement, d'une voix douce.
- Non, ne t'inquiète pas, la rassurai-je. C'est une simple mission de rang A, je dois juste aller chercher des renseignement sur un traître du village, lui expliquai-je ».
Je ne mentais qu'à moitié. Avant de vouloir mettre sur la main sur ce déchet, il me fallait le localiser et pour cela j'avais besoin d'informations... Et ce mensonge n'était qu'à demi mal. Je ne voulais pas la blesser une fois de plus à cause de ça.
« Tu ne me mens pas, n'est-ce pas ? »
Elle avait les larmes aux yeux. Je lui assurai que non d'un hochement de tête et lui ébouriffa les cheveux. Elle finit par se blottir contre moi alors que le soleil se couchait. Je l'enlaçai également et patienta quelques instants ainsi. Elle se délogea et me supplia du regard.
« Passe la nuit ici, s'il te plaît... J'ai un mauvais pressentiment, conjura-t-elle.
- Très bien, acceptai-je, mais je vais devoir aller chercher des habits chez moi avant.
- Pas la peine, sourit-elle jusqu'aux oreilles, j'ai déjà des affaires à toi ici, avoua la coupable à moitié rouge alors que je soupirai.
- Irrécupérable, vraiment, conclus-je alors qu'elle m'étouffa de nouveau ».
J'allais vraiment finir par mourir entre ses bras si ça continuait. Elle ne pouvait vraiment plus se passer de moi. Ça me faisait plaisir mais d'un côté... Ça me faisait mal. Je savais qu'elle en souffrait mais je ne pouvais rien y changer. Et ça, c'était la pire douleur qu'un homme pouvait subir.

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Kayaba Akihiko
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❝Akihiko

    ♡ "We're linked by fate"


C'est après une nuit bien paisible que je partis de ce petit village situé en dehors de Suna. Après avoir passé le début de la soirée à – encore – rejeter les avances de Hakaze, je parvins finalement chez moi afin de prendre ce dont j'avais besoin ; argent, projectiles, parchemins, armes et sur ma chère et fidèle Kūkō Genomu. Elle, au moins, ne risquait pas de me décevoir, contrairement à ces sales humains.
Une fois le tout vérifié plusieurs fois, je me rendis aux portes du village, attendant mon escouade privée. Ils n'allaient pas me suivre tout le temps, probablement quelques heures le temps d'atteindre le premier village frontalier à Suna.
Une fois l'appel terminé – car oui il fallait vérifier les effectif – notre petit groupe partit rapidement en direction d'une première escale. Le voyage ne dura quelques heures, mais la tempête de sable bravée sembla comme un typhon temporel. Le temps passé à l'intérieur sembla avoisiner les heures alors que nous ne furent coincés que quelques minutes.
Après quelques temps de marche, donc, nous voilà arrivés au premier village. Celui-ci semblait désert, c'est pourquoi nous ne nous y attardions que peu longtemps ; en même temps, un village fantôme qui servait de base pour un groupe lambda de mercenaires n'était qu'une perte de temps. Je n'avais pas à payer pour retrouver ma cible c'est pourquoi nous passâmes rapidement notre chemin. Le traître pouvait très bien être encore en train de changer de position, c'est pourquoi il nous fallait faire vite.
Le village d'après fut rapidement atteint. Celui-ci, contrairement au précédent, n'était pas désert. Il était même plutôt actif, ce qui n'était pas plus mal. J'avais cependant entendu certaines rumeurs à son sujet, notamment sur la taverne ; ils n'acceptaient pas les Shinobi. Je tenais à confirmer – ou non le cas échéant – ces dires et me rendis dans l'établissement susnommé.
Le visage à semi masqué par un foulard propre à Suna – très utile en cas de tempête de sable – surmonté de mon bandeau frontal avec l'insigne de mon village, je pénétrai dans le pub alors que mon escouade partait à la recherche d'autres informations. J'étais seul à présent.
Le brouhaha se transforma peu à peu en un pénible bourdonnement. Les chuchotements fusaient, les regards suspicieux aussi. J'avais pour objectif de me rendre jusqu'au comptoir sans altercation, c'est pourquoi j'affichai un regard noir, celui qu'on évite de croiser ou de provoquer.
« On sert pas les ninjas, brailla le tenancier ».
Il devait me connaître, c'était obligé. Après tout, j'étais la personne la plus influente du pays du vent encore vivante – après le Daimyô – de ce fait ma notoriété n'avait d'égale que mon influence. Affichant d'ors et déjà un faciès jovial, je retirai mon foulard et ma capuche afin de laisser la plèbe admirer mon mirifique visage. Je continuai mon impériale démarche en direction de la destination finale. Autour de moi, les chuchotements s'étaient calmés ; certains répétaient mon noms à plusieurs reprises tandis que les étrangers n'arrêtaient pas de se demander qui diable je pouvais être.
« Ka.. Ka... Kayaba Akihiko ?! Balbutia le gérant.
- En chaire et en os, répondis-je d'un ton monotone.
- Excusez mon offense. Venez, asseyez-vous, c'est ma tournée, s'empressa-t-il de proposer ».
Il fallait croire que j'étais plus craint qu'admiré. En effet, bon nombre de jeunes gens préférèrent rapidement décamper tandis que les autres me montrèrent tout leur respect. Il ne fallait pas me chercher des noises, cette prestation le démontrait clairement.
Je commandai un soda, tout ce qu'il y a de plus banal et demandai à visiter l'arrière boutique, accompagné par le gérant. Je prétextai vouloir lui parler d'une affaire « commerciale » mais il en était tout autre. J'allais le questionner sur l'homme que je recherchais désespérément.
« Dites-moi mon brave, reconnaissez-vous cet homme, lui demandai-je en sortant une photo de l'homme en question de ma veste. Il s'avère que c'est un traître de Suna, mon devoir est donc de le trouver et le ramener au village afin de le questionner.
- Yare yare, marmonna le serveur en se grattant l'arrière du crâne, il vient ici tous les jours en fin d'après-midi, réfléchit-il en jetant un coup d’œil en direction de l'horloge. Il devrait pas tarder d'ailleurs. Au fond d'la taverne, comme à son habitude. J'vous apporterai vos boissons à ce moment, m'indiqua-t-il.
- Merci bien, le temps vous remerciera, le remerciai-je tout en souriant ».
Je retirai alors mon katana que je scellai en mon bras gauche et remis ma capuche en place, masquant le bandeau de Suna. Je ne devais pas griller ma couverture.
Je me dirigeai enfin vers la table désignée par le propriétaire et patientai, prenant une allure froide, hostile, sombre. Le visage impassible, je ne montrais aucun sentiment – ce qui n'était pas très difficile, je l'avoue – et posai mes mains au niveau de mon visage, croisées. Il n'allait pas tarder, je pouvais le sentir ; il n'était qu'à quelques mètres de l'auberge. Cinq... Quatre... Trois... Deux... Un... Il ouvrit la porte et se dirigea en ma direction.
« Comme d'habitude, souffla-t-il au patron d'une voix perfide ».
Il avait vraiment changé. Là était probablement sa véritable nature. Enfin i se révélait au grand jour. Pas trop tôt et pas plus mal, cela m'évitait de sales corvées en plus ; et notamment un travail psychologique sur lui-même afin qu'il se dévoile.
« Comme on se retrouve, sifflai-je alors que le tenancier arrivait, afin de prêter à confusion dans tous les esprits.
- V'là vos boissons, m'sieurs ! »
Le gérant repartit aussitôt, sifflotant en joie.
Nos deux regards noirs se croisèrent. Une sorte de liaison sembla s'être crée, contre nous. De mon côté, je n'y fis rien. Mon futur adversaire dévia rapidement son regard pour se concentrer sur sa boisson. Les jugulaires enflées, le souffle fort et saccadé... Il était stressé. Il s'était toujours senti supérieur aux autres, sauf en ma présence. Peut-être avait-il compris qu'il n'était qu'une insignifiante créature. Je souris. C'était malsain, presque trop pour un jeu d'acteur. Je savais que j'avais un certain problème psychologique mais cela n'était pas constant... Cette démence n'apparaissait que quelque fois, un peu comme elle le voulait. Et ça devenait rapidement pénible.  
« Stressé...
- N... n... n... Non ! Mais qui êtes-vous à la fin ?!
- Moi.. ? Oh, j'ai beau nombre de sobriquets, très chère brebis. Mais tu sais qui je suis, n'est-ce pas ? Toi qui as toujours essayé de prendre ma place et m'assassiner... Me tuer dans mon sommeil, essayer de peindre mon propre tableau funéraire avec mon propre sang. Mais tu es intelligent, très intelligent. Tu dépasses le commun de cette vulgaire plèbe, mon brave... Allez, réfléchis donc un peu.
- Je... Je n'ai aucun intérêt à vous écouter, s'écria-t-il, les yeux dilatés ».
J'allais pouvoir m'amuser avec lui. Oh que oui...

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Jouer avec les plus faibles d'esprits était comme une passion pour mon être. Il se délectait de la moindre émotion, du plus quelconque changement d'expression, de la plus fine goutte de sueur qui perlait sur le front de ma victime. C'était en quelque sorte la définition de la jouissance selon moi. Mon interlocuteur allait parfaitement remplir son rôle. Ma proie, j'allais l'assujettir, la manipuler, la torturer mentalement, la briser psychologiquement Mais pas trop non plus, à quoi bon garder un jouet détérioré ? Je n'étais pas pauvre et n'avais aucun intérêt à garder ce genre de babioles. Y aller avec minutie était le maître mot dans ce cas. Comble du bonheur, la minutie était un de mes domaines de prédilection. Pauvre traître. Tu comptais t'enfuir de Suna impunément jusqu'à ce que ton vieux corps hideux cesse de fonctionner ? Triste utopie.
Allons, pourquoi essayes-tu de m'entourlouper, moi qui t'ai connu durant de nombreuses années ? Tu es devenu un bien triste sir... Toi qui croyais tant en tes propres convictions, pourquoi n'as-tu jamais essayé de les mener à bien sans partir du mauvais côté ? Choisir la honte et le déshonneur au lieu de la gloire et de la providence... Peut-être ne jouais-tu qu'un jeu à l'époque et qu'en réalité tu n'es rien de plus qu'un pauvre Candide, aussi idiot qui tremblant comme un philosophe. Mais ne t'inquiète pas, je ne te juge pas. Après tout, je ne dois te tuer, et tout le monde sait que seul le Roi est apte à décider de la mort de quelqu'un. A condition que celui-ci ne doive payer une dette de très longue date. Estime-toi heureux que Gaara soit bon prince et ne veuille en aucun cas ta mort, pauvre fou. Tu vas avoir encore de nombreuses années à vivre... A croupir derrière les barreaux de notre somptueux village prêt à imposer sa suprématie d'une minute à l'autre alors que les remords t'empêcheront de dormir, de penser à tes anciens plans d'avenir, rongeant ainsi le peu de dignité et d'intégrité mentale qui persistent de survivre, en vain.
N'oublie d'ailleurs pas mes précieux sceaux qui veilleront à ce que ta vie devienne un enfer. Bien sûr, personne ne sera au courant, sinon le comique de situation ne serait guère drôle. Oh oui, mon cher bouffon. Je suis le Roi et passerai mon temps à te regarder te lamenter intérieurement, incapable de la moindre parole, du geste le plus infime qui soit. Tu te sentiras misérable, inutile, insignifiant. Toi qui étais mon jouet en cette sainte journée, tu seras tellement brisé psychologiquement que je n'aurai d'autre choix que de te balancer dans la triste décharge de ta misérable vie.
Ainsi je vais forcer la pénétration de mon esprit dans le tien. Tu hurleras, oui. De peur pour commencer. Puis de douleur. Forcer une telle barrière psychique est éprouvant et très douloureux. Mais tu finiras par t'y faire crois-moi. Mais ne me fais pas confiance pour autant. Tu ne sais pas de quoi je suis capable. La preuve, je vais te déchirer en toute subtilité, te faire subir les pires offenses qu'un esprit n'ait jamais pu supporter. JAMAIS. Maintenant que tes portes mentales sont bien ouvertes à mon éminence et bien enduites de mes liquoreux, je vais en sortir. Paf. D'un coup sec. Tu l'as sentie la rupture, n'est-ce pas ? Ce n'est pas fini. Allons mon petit, sèche tes vilaines larmes de crocodile ! A ton âge, franchement. Allez, prépare-toi à crier de nouveau. Ce n'est pas terminé – loin de là – et tu le sais.
ALLEZ CRI. Voilà, j'ai forcé tes limites davantage. Oh, tu ne cries plus ? Il est temps pour moi d'aménager ma zone de confort en ton for intérieur. Un peu plus en avant, en arrière... Et on continue. Je n'entends plus rien, tu souris. Tu gémis même ! Commencerais-tu à prendre goût à la présence de mon éminent esprit en ton sein ? C'est bien ce que je pensais. Tu n'es qu'une faible créature après tout. Même tes instincts les plus primaires bestiaux se retournent contre toi. Si ce n'est pas triste. Tu es tombé si bas que tout fout le camp. Tu me fais honte tu sais. HONTE. Tout n'est qu’infamie en toi, et tu le sais aussi bien que moi. Tu l'as toujours su mais n'as jamais réussi à l'admettre. Piètre conseiller tu as pu être. Allez, encore quelques exercices de musculation de ma quintessence et je pourrai me retirer.
Encore un peu... et voilà.
Oups.
Je me suis laissé emporter, te voilà maintenant souillé, sali de ma liqueur spirituelle. Tu sais quoi ? TU me ferais presque de la peine. PRESQUE. Ne t'emballe pas non plus, je ne voudrais pas que tu crois que cela se reproduira ne serait-ce qu'une fois. Ne fabule pas mon drôle petit bouffon. Mon divertissement ne fait que commencer. Tu n'as là qu'un infime aperçu de ce qui t'attend dans l'enfer que je t'ai tout spécialement concocté. Enfin bref, mon esprit se retire de ta membrane, débrouille-toi avec ce gâteau fait de ma psyché. Malheureusement, je ne peux plus rien pour toi. Crois bien que si je l'avais pu, je ne serais pas là et cette analogie n'aurait nul lieu d'exister.
Un claquement de doigts retentit, des regards de posèrent sur la main coupable. Un homme esseulé et complètement brisé paniqua  et posa brutalement son affreuse tête sur la table pour ensuite la recouvrir de ses bras séchés par la vieillesse. Le traître était insupportable ; lui-même n'y arrivait pas, si bien que ses propres bas fonds se faisaient la malle. Une interne et psychologique mutinerie. Était-ce là le summum de mon art ? C'était magnifique mais pas suffisant. Enfin, ça l'était pour le moment. Je ne cherchais pas à ce qu'il suicide. Pas maintenant... j'avais une mission à accomplir, même si cela ne m'enchantait guère de tergiverser avec cette pourriture qui refoulait ses propres désires. Aucune volonté. Hmpf.
« Oï, Yoshino, l'interpellai-je, un sourire sadique (et voulu) sur mon visage masqué partiellement par mon foulard, ne laissant apparaître que les coins de mes lèvres. N'aie pas peur, allons. Crois-tu vraiment que ce comportement est digne de ton âge et ton ancienne fonction au sein de Suna ? Non, en effet... Personne ne va venir te capturer, reprend un peu tes esprits. »
Le concerné ne s'arrêtait de geindre et gémir de peur. Heureusement pour lui, j'étais patient. Ses pupilles dilatées se montrèrent, accentuant d'autant plus le ridicule de la situation. Lui qui voulait renverser Suna était rongé par les soucis et se cachait sous cette allure de faux loubard C'en était risible ! Les cernes creusées, il ne valait guère mieux qu'un chien à moitié crevé. Sale race... Je ne pus, néanmoins, m'empêcher de rire face au comique de situation. Je me calmai rapidement et tournai la tête vers le tenancier.
« Patron, un shogi ! Réclamai-je expressément en reposant mon visage sur la pauvre petite créature. Tu vois, Yoshino, il n'y a pas besoin que tu t'inquiètes. Tout va bien se passer... »
Je lui tapotai l'épaule comme on pouvait le faire avec un petit enfant pour qu'il se calme après une petite chute ou une petite peur. Oui, Yoshino était un gosse, un sale gosse. Ses réactions depuis e début le montraient clairement. Ce n'en était que plus délectant. Plus simple à briser, certes, mais les réactions n'en étaient que plus jouissives. Il allait se perdre dans son esprit à cause des regrets et remords. Hé hé hé hé, j'en salivais presque d'avance.
Le tenancier nous prêta le fameux plateau de jeu que j'installai entre nous. Après quelques préparations additionnelles, je commençai à jouer. Honneur au Roi. Je comptais lui donner une chance de me montrer qu'il valait mieux que du vulgaire bétail, c'est pourquoi je ne jouais pas sérieusement. Bien sûr, il ne parvint pas à me battre une seule fois, mais il persistait. Vindicatif et têtu à la fois ; l'ancien Sunajin n'avait pas changé sur ce point. C'était bien la seule « qualité » que je lui trouvais depuis le début de notre entrevue.
Déjà brisé depuis le début, il perdit rapidement ses moyens. C'était le signal que j'attendais. Mon esprit développa finalement ses pleines capacités et infligea de cuisantes défaites à Yoshino, incapable de mener à bien e serait-ce qu'une stratégie de bas étage. C'était évident mais aussi le but escompté. Il paniquait de plus en plus, se dénigrait lui-même. Un misérable moins que rien. Il répétait sans cesse des propos cyniques à son intention. Voilà comment mettre un homme plus bas que terre.
« Mais qui êtes vous à la fin ?! Beugla le traître.
- Tu veux vraiment le savoir, Hasegawa Yoshino ? Demandai-je d'un ton pleinement sarcastique.
- O... Oui ! Répondit-il, tremblant comme un philosophe, trop peu sûr de lui ».
J'enlevai donc mon foulard, découvrant pleinement mon visage, ainsi que ma capuche. Je détachai mes cheveux  et les renvoyai en arrière d'un geste élégant. Son visage se déforma, son regard devint vide, limpide et ses doigts grattaient frénétiquement la table. J'avais gagné.
« Allons, tu ne me remets toujours pas ?
- Ka... Kaya...
- Oui, le coupai-je. Kayaba Akihiko, ton éternel supérieur et celui qui te ferai goûter à l'enfer et la damnation, sifflai-je en me levant alors que le condamné s'apprêtait à s'enfuir ».

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Kayaba Akihiko
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❝Akihiko

    ♡ "We're linked by fate"


Le rat tentait de s'échapper malgré toutes les issues fermées. Tenancier, je te salue. Je m'attendais à ce que ses instincts les plus bas, les plus bestiaux, ceux qui lui garantissaient une certaine survie, referaient surface. Mais il n'en était rien. Il courait en rond, à la recherche d'une faille dans ce périmètre de sécurité. Le renégat n'avait même pas tenté de se débattre ou de m'abattre pour acheter son ticket de liberté. Oh ais j'oubliais, il était totalement brisé, à quoi bon chercher une quelconque logique dans un esprit rompu. Déjà que de base il n'avait pas toutes ses facultés mentales...
Je me postai devant la porte principale après avoir demandé à tous les civils de s'en aller par la porte arrière. Bien sûr que le Hasegawa allait tenter une percée mais... C'était sans compter mon escouade personnelle. L'équipe s'était postée à l'arrière de l'établissement dans le but d'appréhender le scélérat mais aussi d'encadrer l'évacuation de l'auberge. Le rongeur fit rapidement demi-tour et fusa alors vers moi. Son intention de tuer était flagrante, beaucoup trop. La rage avait tenté de recoller les différents morceaux de son âme mais il fallait croire que l'opération s'était mal déroulée. En effet, il fonçait sans réfléchir. Son assaut était un vrai nid d'ouvertures, il ne fallut guère longtemps pour savoir où taper exactement. Profitant de mon agilité, de mes réflexes et de ma spécialité au Taijutsu pour faire un pas de côté pour esquiver tout en me tournant face à lui, je lançai ma main tendue en direction de son abdomen, ce qui le dissuada bien rapidement de m'attaquer de front. Ou du moins c'est ce que je croyais.
Le singe ne réfléchissait pas, ce n'était pas dans son code génétique. pourquoi tenter d'évoluer, se demandait probablement mon opposant. Katana en mains, il fonça sur moi en tendant son arme comme un néophyte. Ce ne fut guère compliqué de passer ma jambe en-dessous et de le repousser aussi tôt. Qu'il n'ose même pas me toucher avec ses sales pattes.
Il venait de voler pour la deuxième fois consécutives, mais il persistait. Le schéma était toujours le même et me laissait au plus haut point. je voulais bien m'amuser avec lui, encore faut-il que le bouffon se montre un minimum divertissant, pas redondant dans ses actions. Certes le comique de répétition pouvait être amusant mais là... Ce n'était pas le cas. J'allais rapidement en finir s'il continuait son numéro trop peu divertissant.
Lors de ma dernière contre attaque, son arme avait voltigé au même titre que son possesseur pour venir se planter dans un mur à l'autre bout de la salle. Afin d'éviter d'endommager cette taverne, je m'élevai dans les airs d'un saut svelte avant d'arriver dans son dos. Toujours dans les airs, je pris appui sur son dos et lui infligeai un puissant coup de pied retourné sur le crâne - le repoussant également avec le pied qui prenait appui - de manière à lui faire traverser la salle ainsi que la porte ouverte, dans le but de terminer l'affrontement dehors.
A moitié sonné, il tentait de se relever. C'était déjà fini ? Je n'espérais pas, mais alors pas du tout. Je voulais encore m'amuser avec son frêle et vieux corps. Ma main l'attrapa au niveau de la ceinture et le porta jusqu'à ce qu'on ait atteint une certaine distance, assez rapidement. Je le jetai au sol, sur le dos, comme un misérable sac à ordures. Ceci dit, ça le représentait bien.
Histoire de profiter un peu, j'allais lui laisser une chance. Je l'avais déjà bien intimidé auparavant, il fallait qu'il se ressaisisse si je souhaitais le charcuter comme il le fallait sans pour autant le tuer. Car c'était un peu ça le but de ma mission. Roi, certes, mais bon Roi quand même. J'écoutais les ordres que me donnait le fils de mon prédécesseur, voilà tout. Je provoquai mon adversaire, ce qui avait pour but de le motiver à se relever plus rapidement, empli de haine et de rage mal justifiée et surtout, peu cohérente, détruisant le peu de stabilité psychologique qui lui restait.
Alors que Yoshino faisait quelques signes, je sortis une cigarette de mon paquet, un œil toujours rivé sur lui. Je l'allumai et celui-ci se vit alors recouvert de flammes autour des bras. Du Nintaijutsu ? Intéressant. Je baissai alors la tête, cigarette entre les doigts et tirai une taffe. Le bœuf chargea en ma direction sans se préoccuper du reste. Bien sûr, je ne le voyais pas, il n'était plus dans mon champ de vision. Par contre, je pouvais le sentir, oh que oui. Ceci dit, je ne pouvais pas vraiment l'atteindre de front, les flammes prenaient trop d'espace pour que je puise atteindre son torse sans me faire blesser par la même occasion. Il n'était plus qu'à cinq mètres de moi. Je claquai des doigts alors que ce corps enflammé n'était plus qu'à deux mètres de moi, les bras tendus vers ma personne. Une statue.
Il faisait chaud quand même, c'en était presque désagréable. Je plantai trois Kunai autour de lui de manière à former un triangle. il ne pouvait plus bouger et était à ma merci. Je fis un nouveau signe et les flammes s'éteignirent. Je mis ma tête contre la sienne - plutôt violemment, j'admets - et lui souris, les yeux à demi clos avant de rire et de m'écarter pour pouvoir fumer.
« C'est très aimable à toi de me proposer du feu mais en tant qu'homme responsable, je n'ai pas besoin de ton aide. Mais cela reste appréciable, je prends note, le provoquai-je ».
D'un mouvement rapide, je me trouvai derrière son dos et lui assénai un violent coup de la tranche de la main droite afin de l'assommer. Il ne me restait plus qu'à atteindre que mon escouade ne daigne venir ici pour m'aider à le transporter. J'avais déjà amené le déchet sur plusieurs kilomètres alors il était hors de question que je me trimballe avec ça sur le dos jusqu'à ce qu'on rentre de Suna. HORS DE QUESTION.

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Je n'eus pas à attendre bien longtemps. En effet, un petit quart d'heure après que j'eusse terminé avec cet imbécile de Yoshino je pus les sentir arriver. La discrétion n'était pas leur fort quand il fallait se dépêcher. Mais bon, personne n'était parfait en dehors du Roi. Il fallait être réaliste. Je donnai le poids mort à deux membres du groupe et pris la tête de marche pour rentrer à la maison. Il était temps ! Non pas que je n'aimais pas voyager mais ce genre de missions était d'un ennui déconcertant, surtout avec des personnes cet abruti de Yoshino. Certes, c'était marrant de le torturer psychologiquement et de le briser, mais c'en était presque trop facile. Et je déteste avoir tout facilement, il me faut un minimum de difficulté pour être satisfait. Autrement, c'était un coup à ne plus avoir goût à la vie – si tant est que j'ai encore un quelconque goût pour celle-ci.
Le voyage se déroula sans encombres malgré le fardeau qu'on devait porter. Heureusement pour nous, un membre de l'escouade qui m'était attribuée s'y connaissait en Irô et poisons donc lui prodiguer un puissant somnifère fut quelque chose d'aisé qui nous simplifia grandement le voyage retour. Ouais... En dehors d'une ou deux tempêtes de sable, rien ne nous empêcha réellement d'avancer à notre rythme soutenu et régulier.
Après quelques heures de voyage, notre petit groupe arriva aux portes du village. Tous les regards se posèrent sur le renégat qui ne cessait de geindre et de gigoter dans tous les sens. Il se débattait comme un ver au bout d'une ligne.
« Il est cinglé ! Complètement cinglé ! Votre Haut-Conseiller est tout sauf digne de confiance ! Beugla l'affreux animal.
- Allons, allons, ne l'écoutez pas. Croyez-vous vraiment qu'un déserteur de son acabit soit apte à dire la vérité ? Répliquai-je vivement alors que des regards suspicieux se posèrent sur moi ».
Finalement, la plèbe, vulgaire et commune, se contenta de boire mes paroles – par confiance ou par crainte, comme d'habitude – et retourna à ses occupations habituelles. La compagnie se dirigea en direction du donjon de Suna. Pour ma part, j'étais un peu en retrait afin de discuter avec quelques civils qui se demandaient en quoi consistait ma mission et ce qui allait se passer pour le Nukenin. Je leur répondis brièvement lorsque ma vision devint noire. Je ne voyais plus rien mais ressentais malgré tout une certaine chaleur fort agréable.
« Devine qui c'eeeeeeest, s'exclama la personne inconnue comme un enfant ».
Je fis mine de réfléchir quelques instants, cherchant à tatillons à qui pouvaient bien appartenir ces mains. Bien sûr que je savais, je jouais simplement son jeu sans pour autant montrer ce que je ressentais aux personnes alentours.
« Hakaze ? Demandai-je ironiquement alors que les deux masques s'enlevaient peu à peu pour se glisser autour de moi. Désolé mais... Je suis un peu occupé. Mais ne t'en fais pas, je passerai quand j'en aurais fini, ne t'en fais pas, lui indiquai-je en montrant du doigt mon escouade qui m'attendait ».
Elle s'excusa rapidement et me laissa partir en me volant un baiser sur la joue. Irrécupérable.
Bref, je rejoignis enfin mon groupe pour que l'on atteigne enfin le donjon. En-dessous se trouvait une salle prévue pour les interrogatoires où ils étaient tous enregistrés afin que l'on évite les déboires et que le Kage puisse les visionner quand bon lui semble. Avant de pénétrer l'intérieur du donjon, je m'allumai une cigarette, adossé au mur principal juxtaposé à la porte d'entrée. Je pensais à tout ce que j'allais bien pouvoir lui demander ainsi qu'à la façon de lui mettre plusieurs Fûinjutsu qui nous permettrait de garantir son intégrité dans la cellule qui lui était déjà assignée.
Une fois que j'eus terminé, je demandai aux gardes de me laisser passe et entrai dans la salle d'interrogatoire. Ça promettait ; la sueur perlait déjà sur l front du traître, ses pupilles étaient dilatées, ses jugulaires gonflaient d'un rythme saccadé... Il était tellement stressé que cela allait être compliqué d'en savoir plus sans pénétrer ton esprit. Mais littéralement cette fois. J'allais quand même essayer.
L'interrogatoire ne dura pas si longtemps que ça au final. Il était tellement effrayé lorsque je l'ai approché et que j'ai posé ma main sur son épaule en lui parlant qu'il a tout débité d'un coup. Ah, les effets de la persuasion par une personne éloquente, ça n'avait pas de prix. J'en avais d'ailleurs profité pour lui placer trois sceaux invisibles à l’œil nu en toute discrétion. Le premier me servait à savoir ce qu'il faisait en temps réel. Le deuxième, lui, l'empêchait d'utiliser son chakra et bridait sa force physique. Et enfin, le troisième, signait son arrêt de mort. S'il se décidait à voir un autre prisonnier pour qu'on lui enlève les deux premiers sceaux, alors le troisième exploserait et l'emporterait avec lui. N'essaye pas de jouer au plus malin avec moi, Yoshino. Tu sais d'avance que tu vas perdre...

.oOo.


Une fois le travail terminé, j'avais demandé aux matons de l'enfermer dans sa cellule et étais passé rendre mon rapport à Gaara avant de déposer mes affaires chez moi. Juste après, je repris ma route et sortis de Suna pour retrouver le hameau où se trouvait le clan Kusaribe. Comme prévu, la noiraude m'attendait. J'espérais juste qu'elle ne m'avait pas attendu depuis mon retour vu qu'au moment où j'arrivai, la nuit tombait déjà.
Ni une, ni deux, elle me sauta dessus pour m'enlacer. Au moins elle était rassurée, je n'avais pas été blessé lors de cette mission et n'avait rien à lui cacher. Nous discutâmes durant de longues heures avant que j'annonce mon départ. Évidemment, elle me demanda de rester pour la nuit, encore une fois. Elle était si mignonne quand elle me demandait ça à sa façon que je ne pouvais résister. C'est avec plaisir que j'acceptai son offre et m'adonnai aux bras de Morphée comme un bébé... Ou du moins j'essayai car c'était sans compter les vaines tentatives désespérées de Hakaze pour me séduire et enfin obtenir quelque chose de plus intime provenant de moi. Elle était vraiment incorrigible.

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Correction

Positif


Désolé pour l'attente >______< Jolie mission bien accomplie ! Tes qualités restent les mêmes : créativité, sensibilité, touches d'humour, usage de métaphores (particulièrement licencieuses cette fois ^^')... Nickel =)


Négatif


Tu ne te relis toujours pas assez, c'est dommage car on s'interrompt en pleine lecture bien que ce soit vraiment intéressant...


Gains


Mission de rang A en solo : 40 PE + 400 Ryos + 10% des Ryos pour l'objectif secondaire

TOTAL : 40 PE + 440 Ryos !



Merci et bien joué !

~ Tata


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