Side Menu

Le calme après la tempête, le rhum avant la cuite (FB: Kayaba Akihiko)
Partagez | 
avatar
水 | Kiri no Jônin
水 | Kiri no Jônin
Wuzuki Emiko
Messages : 129
Date d'inscription : 04/01/2016

Fiche Shinobi
Rang: B
Ryos: 330
Expérience:
116/300  (116/300)

... ... ...
J'suis un pirate !!!




∞ Une bouteille de rhum et on repart...



Il était rare de voir tempête pareille. Le vent faisait voler mes vêtements et il ne tenaient plus sur moi que par miracle. Je n’avais même pas perdu du temps à mettre ma capuche, cela aurait été inutile. Sur le pont du Sunajin Volant, j’avançais avec une grande peine. Les bourrasques ininterrompues de vent me faisaient tituber. A plusieurs reprises je me ramassais subliment contre le plancher du navire. Mon nez manquait presque de saigner. Décidant de m’aider de la rambarde, j’arrivais enfin à avancer vers le gouvernail. Monter les escalier était compliqué, mais j’y parvenais avec de la volonté. Enfin arrivé à la barre il me fallait changer de cap et aller face au vent. De toute mes forces je poussais sur le gouvernail pour aller à bâbord. Grand dieu, la dérive semblait bloquée. Avions nous heurté un récif ? Au vu de la tempête qui faisait rage, si tel était le cas, nous allions sûrement sombrer.

Il fallait à tout prix déplier les voiles qui ne l’étaient pas encore et partir de là en vitesse. Hurlant mes directives aux membres de l’équipage je prenais la direction de l’arrière du navire. Me penchant pour voir si la dérive était prise je ne parvenais à la distinguer. La tempête était si forte qu’elle m’empêchait de voir a plus de deux mètres. La peur régnait sur le pont du Sunajin Volant. L’équipage était affolé, la situation était plus que précaire. Pour ne rien arranger, la tempête se faisait toujours plus forte. Alors, j’entendais le bois du mât secondaire craquer. Oh non pas ça ! Je hurlais à plein poumon à mon équipage de rejoindre les cales pour s’y abriter. Le mât ne tiendrait pas bien longtemps. Voulant toutefois sauver cette partie du bateau, je commençais à monter aussi péniblement que jamais. J’étais malmené comme un chaton piégé dans un sac jeté dans des rapides. Mes poings serraient les cordes comme si ma vie en dépendait pendant que le vent continuait de me balayer. Mais rien n’y faisait je ne parvenais pas à monter. Dégainant un kunai je tranchais les liens qui retenaient la voile.

Mais il était déjà trop tard pour cela. Alors que la puissance de la tempête était à son paroxysme, le bois lâcha. Je me tenais encore à mi-hauteur du mât. La violence du choc m’emporta dans sa chute, me faisant perdre connaissance. A mon réveil, mon corps me grattait. Avec peine j’ouvrais les yeux et toussait. Du sable avait pénétré partout dans mes vêtement et j’en avais même respiré. A mes côtés une dizaine de gamins. Ils me regardaient de larges sourires aux lèvres. Ils semblaient amusés à tel point que c’en était presque indécent. L’un d’eux s’écria.


«Capitaine Takeshi c’était trop mortel. Vivement la prochaine tempête de sable !!! On aurait trop cru être en mer avec un ouragan comme racontent les voyageurs, c'était génial !!!»


Je regardais les gamins partir en les écoutant rire. Ils étaient amusés avec une tempête pareille ? Ahhh, les joies de l’insouciance. Avec difficulté je me relevais et allais constater l’étendue des dégâts. Bordel de merde le mât secondaire était vraiment tombé dans le sable. Fait chier... J’allais encore en avoir pour presque un mois avant de le rebâtir... Cependant, je constatais que le bateau avait bougé. Mais.. Il avait bougé !!!! Oui c’était un signe. Bon d’accord il n’avait bougé que d’un mètre, mais il avait bougé c’était un signe ! Plein de motivation, je partais en direction du village commencer la reconstruction du mât. Mon cher Sunajin Volant, ça ne fait aucun doute, tu rejoindras bien la mer un jour ou l’autre... Alors que je partais je me rendis compte que j’avais oublié de prendre quelques bouteilles de bon rhum avec moi. Je remontais à bord aussi vite qu’il me fut possible pour remédier à cela. Alors sur le pont, je vis un homme venir vers mon bâtiment. Qui cela pouvait-il bien être ? Bonne augure ou mauvaise augure ? Afin de m’assurer une entrée fracassante, je ma cachais péniblement le temps qu’il arrive. Lorsque j’entendis le bruit de ses pas dans le sable, je bondis tel un beau diable pour me fracasser sur le sol. Les grains dorés se mirent à virevolter en un beau nuage ensablé. Un genoux à terre, je me redressais pour plonger mon regard sombre dans celui de mon interlocuteur. Malheureusement ma capuche me bloquait la vue. Je décidais de ne rien dire pour ne pas casser cette magnifique entrée. Il me suffisait d’attendre que l’individu ne me parle après tout....



© .JENAA
avatar
風 | Suna no Jônin ▬ Haut conseiller
風 | Suna no Jônin ▬ Haut conseiller
Kayaba Akihiko
Messages : 533
Date d'inscription : 24/06/2015
Age : 21
Localisation actuelle : Quelque part, perdu dans mon esprit.

Fiche Shinobi
Rang: A
Ryos: 689
Expérience:
365/500  (365/500)

RP 00
Le calme après la tempête, le rhum avant la cuite
Meeting


Les temps étaient plutôt calmes, ces temps-ci. Les missions n'affluaient pas, les problèmes restaient cachés au loin des dunes et nous n'avions pas d'ennemis. Même la paperasse administrative habituelle ne débordait d'aucun bureau, c'est dire ! Les autres conseillers, qui avaient pour habitude de se plaindre et tentaient de se débarrasser au plus vite de leurs rapports, passaient plus de temps à vagabonder entre diverses bureaux qu'autre chose.
De mon côté, je m'affairais à diverses affaires plus ou moins importantes pour le village. Je répondais présent aux différents appels et demandes de conseils de Gaara mais la plupart du temps, j'étais avec Hakaze. Ces moments où je pouvais prendre du bon temps étaient plutôt rares donc j'en profitais, pleinement. Mon amie tentait de se perfectionner davantage dans l'art des sceaux, je l'aidais du mieux que je le pouvais et cela nous permettait également de discuter, notamment de ma dernière mission qui datait de quelques semaines déjà. Elle s'était inquiétée au possible, bien qu'elle n'ait jamais su le réel but de celle-ci. Bien sûr que ne je lui en avais pas parlé, je lui avais simplement expliqué que je devais me rendre au sud du village dans le but de ramener un ancien conseiller, maintenant considéré comme un traître, au village dans le but de lui poser des questions. Par chance, elle ne s'était pas doutée que je risquais de me battre, même si dans tous les cas j'étais sûr de le ramener « à la maison », comme on dit. Cela s'était plutôt bien passé et je fus rapidement de retour au village, profitant de cette fin de journée avec la même personne.
Peu de jours après, les tempêtes de sables ressenties plus fréquemment et, surtout, avec une amplitude bien supérieure à la normale, mais les il n'y avait pour l'instant aucun dégât à déclarer ; nous étions habitués et les habitations avaient été conçues de manière à y résister. Ce n'est que deux semaines plus tard qu'une énorme déferlante vint nous perturber et « noya » les plus petites habitations sous une imposante quantité de sable. Toujours chez les Kusaribe, je m'étais abrité et tentais de rassurer la jeune demoiselle qui ne pouvait s'empêcher de se faire du soucis pour nos comparses. Je savais qu'ils allaient bien et qu'il n'y avait pas besoin de se faire un sang d'encre, mais c'était plus fort qu'elle. Elle ne pouvait vraiment pas s'en empêcher.
Soudain, alors que je la rassurais, un homme de main de Gaara vint me chercher pour que j'aille voir ce dernier. Cela devait être assez important vu l'allure du Shinobi. Je dis au revoir à l'ébène et me rendis expressément chez mon dirigeant qui avait contenu une partie de la tempête hors de son balcon. Il semblait inquiet, lui aussi. Et Dieu sait que ce n'était pas dans ses habitudes, lui qui était toujours neutre, le visage impassible. Quelque chose de grave s'était-il donc passé ? Les habitants, pourtant, ne semblaient pas si perturbés que cela... Un problème en interne ? Une attaque surprise ? Non, cela m'étonnerait. Je me mis assis sans qu'il n'ait eu à me le dire et fixai le jeune Kage de mes iris intenses. Il finit par se tourner vers moi, se rendit devant son bureau et s'installa à son tour, les coudes appuyés sur la planche en bois massif. Le jeune homme posa son menton sur ses mains et prit la parole en premier.
« Akihiko, te souviens-tu de ce Genin reclus à un kilomètre du village, propriétaire du « Sunajin volant » ? me demanda-t-il. »
J'acquiesçai d'un hochement de tête. Bien sûr que je le connaissais plus qu'il était – malheureusement – à ma charge... Le pirate alcoolique, vulgaire, grossier et... qui vivait dans son monde. Littéralement. Il devait venir d'une autre planète, ce n'était pas possible d'être comme ça à son âge... Son faible rang passait encore, mais sa déficience était tout autre. Heureusement, il n'était pas méchant et il était facile de lui faire croire n'importe quoi. Il m'en avait fait voir des vertes et des pas mûres, mais je l'aimais bien. Du moins c'est ce que je pensais, au fond de moi. C'était d'ailleurs un des rares qui me forçait à porter un masque si inhabituel que j'avais parfois du mal à rester sérieux avec lui et garder ma constance habituelle. Je jouais l'ivrogne bon vivant avec lui, même s'il m'arrivait, parfois, de redevenir « moi-même », j'entends pas là que je devenais plus neutre, avec ce masque de la sympathie et de la jovialité. Le pauvre, il ne comprenait pas forcément ce que je voulais lui dire et me prenait même pour un schizophrène. Mais je ne pouvais le blâmer, à mon grand désarroi. Il était spécial, oui.
« Bien, reprit le Jinchûriki. Je ne sens plus sa présence, m'affirma-t-il d'un ton grave.
- En es-tu sûr, Gaara ? Demandai-je bêtement. Il ne s'est quand même pas fait emporter par la tempête... Ça serait un comble, vraiment, ne pus-je m'empêcher d'ajouter, sarcastique.
- Oui, lâcha l'ombre du Vent. C'est pourquoi je te demande d'aller voir ce qui a pu se tramer autour de son bateau, surtout après cette gigantesque tempête. Je ne voudrai pas apprendre qu'il est mort étouffé par tout ce sable, vois-tu, m'expliqua-t-il finalement ».
Je me levai et acceptai les conditions avant de sortir du bureau. Intérieurement, ça me gênait de lâcher mon amie pour quelque chose d'aussi futile que cela. Mais il s'agissait de mon élève donc je n'avais pas plus le choix, surtout quand Gaara me l'ordonnait. Fichtre. Je passai rapidement chez moi et pris mon katana ainsi que des vêtements adaptés. La chaleur était étouffante et nous n'étions pas à l'abri d'une énième tempête de sable. On n'était plus à ça près, après tout.
Seigneur, qu'est-ce que je n'avais pas dit encore ! A peine fus-je sorti du village qu'une tempête fit rage, à nouveau. Bon, elle était moins puissante et violente que la précédente, mais tout de même. Cela suffit à me ralentir dans ma marche frénétique en direction du Sunajin Volant. Après une bonne demie-heure de marche – blâmons la tempête... - j'arrivai à bon port (pas mal hein) et me rendis compte qu'un petit bonhomme essayait de voir qui s'approchait. Bon, tout allait bien, il n'était pas mort. Par contre, je ne comprenais pas comment Gaara pouvait ne plus ressentir sa présence à travers le sable alors qu'il était bel et bien vivant... Enfin soit.
Le mystérieux finit par se cacher sur ton bateau. Je fis mine de rien et continuai d'avancer jusqu'à ce que je puisse voir l'étendue des dégâts. Le mat secondaire s'était brisé et jonchait sur le sable. Un bien piteux navire, si vous voulez mon avis. Soudain, une masse furtive sortit de ce bâtiment pour s'écraser misérablement sur le sol, faisant voler quelques grains de sable qui formèrent un nuage de sable. Et voilà qu'il recommençait avec ses misérables « entrées fracassantes »... Irrécupérable, un vrai déchet. Souriant, je plongeai mon regard dans... sa capuche qui devait très probablement lui bloquer la vision. A priori, il ne m'avait pas encore reconnu. Franchement, qui avait eu la merveilleuse idée de me coller un incapable pareil ?! Je n'en pouvais plus des déboires de Gaara, mais je devais faire avec. Je n'étais pas encore en mesure d'affirmer ma suprématie à tout le monde... Takeshi ne disait rien, et moi non plus. Je pris une profonde inspiration et fléchis légèrement les genoux pour être à sa taille. J'enlevai sa capuche et époussetai les quelques grains encore présents sur ses épaules.
 Oy, Takeshi ! Tu m'reconnais pas, palsambleu ? Allez viens, on va s'mettre à l'abri sur ton rafiot, surtout qu'j'ai ram'né du bon alcool, ça changera un peu d'ta piquette habituelle. 
Oui, ça me faisait mal de parler comme ça. Mais je le faisais pour lui. La véritable question, cependant, était : combien de temps allais-je supporter ses pitreries et surtout ce misérable jeu d'acteur ?

____________________________________________

Tu veux m'aider? Click! ♥️



Il y'a plus de choses dans le ciel et sur terre, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans toute votre philosophie.
avatar
水 | Kiri no Jônin
水 | Kiri no Jônin
Wuzuki Emiko
Messages : 129
Date d'inscription : 04/01/2016

Fiche Shinobi
Rang: B
Ryos: 330
Expérience:
116/300  (116/300)

... ... ...
J'suis un pirate !!!




∞ Une bouteille de rhum et on repart...



L’individu retira ma capuche. Il me semblait bien intime. Ptet que je lui faisais tellement d’effet qu’il voulait me faire du bien ? Oh non quand même ? Ou ptet bien que c’était une belle donzelle avec des grosses loches ? Oh le rêve, j’en bavais presque. ET... Ah bah non, c’était un mec. Il m'époussetait même les épaules. Une seconde... Mais c’était mon sensei bon sang !!! Mais ouais c’était bien lui. Je me relevais de suite. Que faisait-il ici enfin ? Avant que je ne puisse le demander, il s’exprima. Si je le reconnaissais ? Bah oui pour sûr ! J’étais pas amnésique que diable. Du bon alcool ? Oh le rêve ! Fou de joie, je passais mon bras autours du coup de l’homme et l’emmenait en direction de mon sublime navire.


« T’as pensé à moi ? Oh putain mais tu gères trop cré nom d’une mouche bouffie ! De la bonne gnole c’est trop la classe bordel !!!! J’ai hâte de picoler ça avec toi. Oh regarde, t’as vu ça le mât il est tout pété. Je vais t’expliquer. »


J’expliquais donc les évènements récents à mon sensei en n’omettant surtout pas le plus important. Mon bateau avait bougé !!! IL AVAIT BOUGÉ JE VOUS DIS ! Le Sunajin Volant s’était déplacé, c’était trop génial. Je n’en revenais pas, et j’étais sûr que mon sensei non plus. Malgré les dégâts, j’installais l’homme dans ma cabine avant d’aller chercher de la bonne viande faisandé dans la cale. Je revenais aussi avec de quoi picoler. Certes, il avait dit venir les mains pleine,s mais je le connaissais, il aimait plus la qualité que la quantité. moi j’aimais les deux donc fallait des réserve bon sang. Mais au fait il venait pour quoi faire ? C’était quand même fichtrement pas courant que je le vois pointer le bout de son nez ici. La dernière fois c’était... bah je m’en souviens pas en fait. Revenant les mains pleines de victuailles, je décidais d’étancher ma soif de curiosité, avant d’étancher mon autre soif, hé hé hé hé.


« Voilà, mange donc. Tu m’en diras des nouvelles tu verras. Tiens fais abouler ton alcool. Ah parfait ! Bon sinon, dis moi Kiki, tu fous quoi ici. Nan jte jure cré nom d’un koala albinos c’est cool de te voir, mais j’peux pas dire que ce soit courant. T’as besoin de l’aide du plus grand de tous les pirates du désert c’est ça ? »




© .JENAA
avatar
風 | Suna no Jônin ▬ Haut conseiller
風 | Suna no Jônin ▬ Haut conseiller
Kayaba Akihiko
Messages : 533
Date d'inscription : 24/06/2015
Age : 21
Localisation actuelle : Quelque part, perdu dans mon esprit.

Fiche Shinobi
Rang: A
Ryos: 689
Expérience:
365/500  (365/500)

RP 01
LE CALME APRES LA TEMPÊTE, LE RHUM AVANT LA CUITE
Festivités


Certains personnages pouvaient s'avérer burlesques, même au sein du village. Malheureusement, il était toujours en mon devoir de m'en occuper. Et à la longue, c'était vraiment ennuyant et fatiguant. Mais je n'avais pas le choix et devais me plier aux décisions de mon dirigeant. J'avais beau être le second de Suna, celui qui dictait un peu toutes les décisions que Gaara devait prendre, il y avait certaines choses à travers lesquelles je ne pouvais passer, à mon plus grand malheur.
En tant qu'homme important aux immenses responsabilités, j'avais toujours su m'adapter et me conformer aux choses qui m'enchantaient peu. Vraiment. M'occuper du pirate de Suna en faisait partie mais je m'amusais à le ridiculiser, parfois. Il était dénué de toute logique et de toute intelligence, ce qui me permettait de pouvoir me défouler, malgré tout ce que je pouvais ne pas ressentir malgré moi. Au fond, Takeshi était un bon gars, une bonne personne. Il ne cherchait pas les ennuis et avait être serviable... dans une moindre mesure. Un peu trop accroc à l'alcool, mais soit. Qui n'avait pas ses petites addictions, dans le fond ? Que celui qui n'en a jamais eu me jette la première pierre !
Quoiqu'il en soit, je m'étais aventuré dans les confins du désert, avais bravé tempêtes et avais arpenté toutes ces dunes dans l'unique but de pouvoir remettre la main sur mon élève. Les tempêtes récentes étaient de moindre envergue comparées à celle qui avait frappé notre pays il y a quelques heures. En arrivant, je fus soulagé de voir que Takeshi était encore en train de jouer aux imbéciles sur son bateau, prêt à surprendre l'inconnu que j'étais à ses yeux embrumés par différentes effluves d'alcool. Je ne pus m'empêcher, cependant, de remarquer les dégâts causés par cette effroyable intempérie. Je n'arrivais toujours pas à comprendre comment l'ivrogne pouvait être encore en vie après tout ce qu'il a pu subir au fil des années. Il était immortel, en fait J'allais vraiment finir par le croire.
Depuis que je le connaissais, je m'étais toujours amusé à rentrer dans son jeu pour une petite durée de quelques minutes. Aujourd'hui, j'allais dépasser mes limites pour voir jusqu'où je pouvais aller et voir si mes imitations n'étaient pas rouillées. Cela risquait d'être plutôt marrant. Ainsi, lorsque celui-ci se ramassa devant mes iris bleutés, j'enlevai la poussière et le sable présents sur ses habits avant de lui ôter cette capuche qui lui masquait les yeux et l'empêchait de me reconnaître. M'efforçant de parler comme un membre de son espèce, aussi débile fus-je, je l'informai de ce que j'avais pu apporter avec moi. En effet, je sortis quelques bouteilles d'un bon rhum – hors de prix, je l'avoue – que je tendis en sa direction. Celui-ci était déjà content de me voir, et ce sentiment s'accentua à la vue de mes précieuses bouteilles. Malheureusement, celui-ci préférait la quantité à la qualité, contrairement à moi. Soit, je profiterai tout seul de mes propres bouteilles. Hors de question que je touche une fois de plus à son alcool sordide. Un vrai cimetière se cachait sous ces mixtures, et je ne voulais pas me frotter au comas éthylique, dirons-nous.
Soudain, l'homme des sables me prit brusquement par le cou et m'emmena sur ce qui lui servait de bateau. Il ne manqua pas de me faire remarquer, à nouveau, que le mat était brisé et m'expliqua ce qu'il s'était passé... insistant pendant bien trop longtemps à mon goût que son bâtiment avait bougé. D'un mètre, certes, mais il avait bougé. Nous remercierons les puissants vents pour ce miracle, d'ailleurs... J'affichai alors une mine très surprise, qui montrait mon incompréhension face à un tel événement. Comment était-ce possible, disait mon visage. Mon esprit, lui, n'en avait rien à faire. Mais Takeshi était comme un petit enfant, il fallait lui faire plaisir et aller dans son sens si l'on ne voulait pas être ennuyé par ses bêtises par la suite. C'est ainsi que je me joignis à lui, à sa table, d'un faux air enjoué. Mais il n'y verrait que du feu, comme n'importe qui d'autre.
Content comme un coq, le simili pirate s'en alla chercher ses quelques bouteilles ainsi que de la viande faisandée. Pour une fois, celle-ci ne sembla pas pourrie, ce qui me surprit grandement. Je pris une mine réjouie devant toutes les « victuailles » apportées et écoutai mon élève me questionner quant à ma venue. Il est vrai que cela faisait un bon moment que je ne m'étais pas déplacé en personne pour prendre de ses nouvelles et m'assurer que tout allait. Même le plus grand des abrutis en était surpris, d'ailleurs. Je piochai dans le plat et récupérai un morceau qui me semblait presque appétissant. Et j'insiste bien sur le « presque ». N'oublions pas que l'on parlait de la viande d'un pirate complètement largué, et ce, sur tous les fronts. Je posai ensuite mes bouteilles sur la table qui ressemblait presque à un banquet. Mais pour deux personnes. L'argent changeait un endroit miteux en une table royale. C'était dingue, ça. Il nous manquait juste les courtisanes et ça aurait été parfait pour le pirate du dimanche. En tout cas, une chose était sûre, il était content de me voir. Aussi bizarre que cela puisse paraître, ça me touchait un peu. Un tout petit. Mais vraiment un tout petit peu, et dans le plus profond de mon esprit. C'était presque infime, mais voilà. C'était quelque chose que je ne pouvais pas ignorer, « malheureusement ». Non, ce n'était pas une honte que d'être apprécié par ce genre de personnage mais c'était quand même quelque chose de plutôt atypique, vous en conviendrez. Je fi alors semblant de m'esclaffer et nous servis un verre de mon excellent rhum, dans... deux choppes. Heureusement qu'il y avait une certaine quantité. Peut-être allais-je me lâcher et ainsi mieux le comprendre pour pouvoir mieux jouer le jeu ? Qui sait, cela pourrait probablement me permettre de réellement souffler. N'oublions pas que les seuls moments où je peux être moi-même sont lors de ces étranges beuveries. Je peux vivre sans me brider et me contenir, et ainsi, me sentir humain. L'espace de quelques heures.
Bah alors, cap'taine. C'est quoi c'p'tit sobriquet qu'tu t'en viens d'me trouver ? J'suis ma foi pas habitué à c'genre d'choses, tu vois ! Mais bon, j'suis venu chercher ta compagnie parc'que tout l'monde s'inquiète de toi, au village ! Bon, p'tête pas tout l'monde mais t'comprends où j'veux en v'nir. Avec toutes ces saloperies d'tempêtes on s'demandait bien c'qui avait pu t'arriver, surtout qu'ton maudit rafiot a bougé, bon dieu d'bordel ! Cré nom de Zeus, on sentait même plus ta présence ou ton chakra, imagine la panique à bord tiens ! Bon allez, un p'tit cul-sec pour bien commencer les festivités, qu'est-ce t'en penses mon gaillard ?

____________________________________________

Tu veux m'aider? Click! ♥️



Il y'a plus de choses dans le ciel et sur terre, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans toute votre philosophie.
avatar
創業者 | Personnage Non-Joueur
創業者 | Personnage Non-Joueur
Correcteur
Messages : 179
Date d'inscription : 15/05/2015



Correction de Takeshi (a.k.a. Kyoji Kagami)

Positif


J'ai juste failli mourir de rire pour commencer. Je devrais presque le mettre dans le négatif Razz En vrai, excellent personnage que nous regretterons tous. Bien entendu le nouveau nous donnera de très bons moments également puisque c'est l'auteur qui est détenteur de cette virtuosité ^^


Négatif


Quelques fautes qui ne sont pas un problème pour un genin de rang D mais le sont pour un ambassadeur de rang A ! Tu devras redoubler d'efforts à la relecture à l'avenir mais je ne doute pas que ce sera alors bien assez puisque je t'ai validé Wink Les accords notamment posent problème, dans les groupes nominaux comme verbaux.


Gains


12 PE



Correction de Kayaba Akihiko

Positif


Tu m'as beaucoup fait rire aussi ^^ On retrouve Tique dans une situation insolite. J'apprécie bien l'idée que tu sois plus naturel avec Takeshi, c'est vraiment dommage que tu ne puisses l'être davantage à l'avenir ! J'aurais aimé que ce RP aille plus avant. Tant pis !


Négatif


Tu ne te relis pas !!!!!!!!!!!!!!! Tu me rends fou è_é Ça va te coûter à force !


Gains


16 PE


Merci à vous !

Tata~

Contenu sponsorisé


Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le Calme après la Tempête
» Le calme après la tempête. [Scott] [RP ABANDON.]
» Rowena ♣ Le calme après la tempête
» Après la tempête | Kassandra
» Le soleil après la tempête [Harnyll]

Sauter vers: