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We meet again ~ FB [feat. Akihiko]
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風 | Suna no Jônin
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Buraian Riigaru
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We meet again ~ FB [feat. Akihiko]    Mar 26 Jan - 21:47
We meet again

Debout à dix centimètres de mes barreaux, je tends les bras docilement pour les passer à l'endroit prévu à cet effet. Comme toujours lorsque je suis amené à quitter ma cellule, on doit me mettre des fers aux poignets afin d'entraver mes mouvements et empêcher une utilisation optimale de mes membres supérieurs. Ceci est d'autant plus vrai en présence de l'un des dirigeants du village, j'imagine. Cependant, je ne peux m'empêcher de constater que cette ferraille est inutile ; voilà dix ans que je développe mon corps et mes techniques de combat à l'utilisation unique de mes puissantes jambes. Ce ne sont pas ces bracelets qui m'empêcheraient d'assommer un garde - ou plusieurs - pour m'enfuir. Par chance pour eux, ce n'est nullement mon intention : je suis à ma place.

Koeto - tel est le nom du garde ninja - entrave donc mes mains, mais je constate encore aujourd'hui qu'il le fait à regret. Il s'agit d'un bon gars, un jeune Chûnin, tout juste la vingtaine, qui a choisi volontairement la surveillance de la prison haute sécurité. Il n'aime en effet pas partir en mission plus que cela. Affronter des ennemis, voir ses camarades blessés, voire davantage ... Il préfère l'éviter, comme il me l'a un jour confié. De ce fait, même s'il lui arrive d'être assigné à une mission en équipe, il est, pour la majeure partie de l'année, en poste dans ce bâtiment. C'est pourquoi j'ai appris à le connaître plus que d'autres, notamment. Et il m'apprécie, ce qui est d'ailleurs réciproque. Je lui ai même proposé de l'aider, s'il décidait de quitter précocement la vie de shinobi, ou si ses parents décidaient de rechercher un travail bien payé ailleurs. Ceci m'a valu, en plus de sa sympathie, son respect, ce qui est rare pour un homme emprisonné pour meurtres. Ainsi, depuis cette fameuse émeute au cours de laquelle j'enfonçai dans le sol la tête de l'un des plus dangereux meurtriers incarcéré ici tandis que celui-ci s'apprêtait à l'égorger, Koeto a beaucoup de mal à me passer les menottes.

- Allez, Koeto, tu sais bien que ça ne me dérange pas, lui fais-je comme à chaque fois. Je te rappelle qu'il y a un conseiller du village qui attend ! Le Chûnin s'exécute enfin avant de m'ouvrir la porte. Je le suis alors dans les couloirs, sous les exclamations plus ou moins vulgaires des quelques compagnons de cellules encore réveillés à cette heure. Je me demande ce qui peut bien pousser un membre haut placé dans la hiérarchie de Suna à venir en ce lieu en cette heure aussi tardive - ou tôt selon le point de vue. Aux côtés du jeune ninja, que je surpasse d'au moins deux têtes, je me surprends à l'accompagner non pas comme un détenu qu'il se doit de surveiller, mais comme l'un de ses camarades, chose que j'ai cessé d'être bien avant son obtention du bandeau ninja. Cette remarque intérieure me fait sourire, c'est agréable. Le voilà par ailleurs qu'il me parle de la belle fille qu'il a croisée la veille en rentrant chez lui. Tandis qu'il m'explique comment il compte l'interpeller la prochaine fois qu'il la verra, je ressasse mon étrange rêve de plus tôt. Arishia ... Je suis encore chamboulé par le semblant de réalité de ce songe. J'ai à peine le temps de me répéter les paroles de plus en plus vagues de ma bien-aimée que Koeto ouvre une porte et me demande d'entrer. Il reste sur le seuil, comme convenu, et, lui passant devant avec un sourire de remerciement, j'entre. La porte se referme dans mon dos.

La petite salle d'apparence ordinaire dans laquelle je me trouve ne m'est pas inconnue. Il y a peu, j'y ai passé plusieurs jours à la suite avec un certain Satoshi Tagiri, biographe sans grande renommée ayant décidé de s'occuper de ma personne. Le dernier jour de nos entrevues, il en est ressorti heureux et confiant, les bras emplis de notes. Il n'était pas désagréable avec moi, c'était plaisant. L'individu qui me fait face en cette dure nuit n'a pas l'air aussi accueillant. Assis sur une chaise à l'autre bout de la pièce, tout de sombre vêtu, il me regarde fixement. J'ai l'impression de voir, dans son regard, une pointe d'intérêt à mon égard. Ses cheveux blonds et raides, aussi longs que les miens, tombent nonchalamment autour de son visage d'apparence froid. Il n'y a pas besoin de présentation, cet homme, plus jeune que moi de quelques années, ne m'est pas inconnu.

- Kayaba Akihiko, dis-je simplement de ma voix grave. Connaissant le grade et l'importance du sus nommé au sein du village, j'incline comme il se doit ma tête et mon buste, gardant mes mains liées au devant de mon corps. Mon salut est sincère, comme toujours, et c'est de cet air bienveillant qui me caractérise que je le regarde de nouveau en me redressant. Je suis toujours planté devant la porte close, droit du haut de mes deux mètres, et ne compte pas bouger tant que l'on ne me l'indique pas. Semblant apercevoir un léger haussement de sourcils de mon interlocuteur pour l'instant muet, je poursuis. Vous aviez intégré le conseil du village depuis peu lorsque j'ai été jugé et envoyé ici, expliqué-je. Je me rappelle de vous, à l'époque. Par ailleurs, j'ai été élevé convenablement dans la noblesse du Pays du Vent et l'on m'a appris très tôt à savoir connaître et reconnaître les grands de ce monde. Et je pense qu'en tant que protégé du Yondaime, vous entrez dans cette catégorie, n'est-ce pas ? Je souris doucement à présent. Après dix ans enfermé sans la moindre visite, le fait de se trouver en pleine nuit face à un homme si important au sein de Suna ne doit pas être bon signe. Toutefois, je n'en tiens pas compte pour le moment, les bonnes manières prenant comme toujours le dessus. Ce qui est certain, c'est que le jeune blondinet qu'il m'est arrivé de croiser à plusieurs reprises par le passé a bien changé.


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Re: We meet again ~ FB [feat. Akihiko]    Sam 30 Jan - 17:47
RP 00
WE MEET AGAIN ~
Meeting


Cela faisait des nuits que je n'avais pas fermé l'oeil. Mon esprit était occupé, perturbé, toujours en pleine action. Il fallait dire que les prochains événements allait marquer une nouvelle ère pour Suna, bien que notre pseudo alliance avec Orochimaru me faisait quelque peu tiquer. Je ne savais quoi trop penser de cet Otojin et déserteur de Konoha, mais il fallait croire que le Yondaime lui faisait confiance. Alors soit. J'avais été choisi en tant que Haut-Conseiller et main de l'ombre de cet homme, je ne devais faillir à ma mission. Il avait une confiance en moi si inébranlable que je ne pouvais me permettre de laisser la moindre faille à notre plan, malgré ma méfiance envers l'homme serpent. Déjà habitué à tout intérioriser, il ne me fut guère compliqué de duper le Nukenin quant à mes réels ressentis.
Ces derniers jours, je ne m'arrêtais pas. J'étais constamment en train de courir à droite et à gauche dans le but d'organiser au mieux notre future attaque et passais mes nuits à prendre des notes ou modifier nos plans d'origines. Nous ne pouvions nous permettre de commettre la moindre erreur ; cela nous serait fatal. Il y avait, cependant, un point qui m'attristait ; Gaara. Je m'étais un peu attaché à lui – ayant été longtemps considéré comme un monstre, également – et l'avais pris sous mon aile dès son plus jeune âge, canalisant du mieux que je le pouvais le démon scellé en lui. Cette tâche fut de loin la plus compliquée qui ne me fut jamais assignée, pour être honnête. Mais je savais y faire face. De ce fait, je ne voulais pas que l'on se serve de l'héritier Sabaku pour semer la zizanie sur Konoha. Lui qui avait déjà des tendances meurtrières, il ne fallait pas non plus nourrir cette chimère. J'avais beau conseiller le Yondaime sur tout ce qu'il pouvait entreprendre, il y avait certaines décisions sur lesquelles je ne pouvais appliquer mon droit de veto.
De mon côté, j'avais décidé de mettre à profit les compétences de ces prisonniers enfermés injustement, de mon point de vue. Ainsi, mon esprit s'était vite focalisé sur un dénommé Buraian Riigaru. Celui-ci avait perdu sa fiancée et, dévoré par une démence immense, s'était déchaîné et avait massacré une dizaine de personnes de sang froid. Dangereux ? Non. Je ne l'avais jamais ressenti comme cela. En effet, cela faisait quelques temps que je le connaissais malgré les quelques années qui nous séparaient. Il m'avait vu grandir en quelques sortes, ignorant bien sûr mes plus profondes pensées. Après tout, cela faisait quasiment deux décennies que je ne montrais aux gens que ce que je voulais que leurs yeux simples et banals soient capables de voir. Peu nombreux étaient ces personnes capables de voir au plus profond de l'âme des gens, et encore moins de la mienne.
Pour en revenir au prisonnier, je comprenais parfaitement sa haine. J'avais perdu ma fiancée voilà dix ans déjà. Cette cicatrice que je tentais d'embaumer et de panser à l'aide de différentes carapaces psychologiques étaient toujours ouverte et ne semblait vouloir se refermer. Je n'avais d'autres choix que de vivre avec et m'étais promis de rester fidèle envers Aika, à jamais. Cela faisait donc une dizaine d'années que je ne pensais qu'à elle, n'ayant jamais posé mes iris sur une autre femme par convoitise. Jamais. Et, sans me vanter, ce n'était pas ce qu'il manquait. Nombreuses étaient les courtisanes prêtes à vouloir assouvir le moindre de mes désirs, mais personne n'était à la hauteur d'Aika, ou presque. Dans ce lot se trouvaient deux jeunes femmes qui pouvaient presque égaler sa richesse d'âme ; deux amies qui me permettaient de me rattacher à cette vie et Suna. Hakaze m'avait sauvé lorsque mon cancer avait tenté d'avoir raison de moi tandis que an avait été mon élève pendant quelques temps. Le lien de base s'est ainsi développé et nous sommes devenus très proches. Il n'était pas rare, lorsque je me promenais avec Hakaze ou Ran et leur fâcheuse tendance à se montrer un peu trop tactile, que les passants nous affublent de surnoms désignant un couple. Cela ne m'affectait, bien au contraire, mais Hakaze tentait de le prendre avec le sourire. Ran, elle... Ça lui passait totalement au-dessus. Elle avait un peu de mal à comprendre toutes les réactions humaines, alors les sentiments amoureux n'étaient pas spécialement son fort.
Je souhaitais lui offrir une liberté dont il avait totalement abandonné l'idée et le concept. Plus aucune foi ne l'habitait, si ce n'est la rédemption et la solitude. Bien sûr, il avait sympathisé avec un garde. Il s'agissait d'un bon gars et appréciait Riigaru ; c'est pourquoi je l'avais attribué à cette cellule il y a quelques temps déjà. Il pourrait peut-être converser avec l'homme musclé et, ainsi, lui redonner ce petit goût à la vie qu'il n'a plus depuis belle lurette.
Après différentes conversations avec le Yondaime, je lui fis part de mon choix. En effet, je voulais intégrer le noble prisonnier à ma propre équipe, ainsi que Ran. Je pourrai avoir un œil sur les deux et surtout, nous n'en serons que plus efficaces. Je connaissais son arsenal de techniques et avais stocké toutes ces informations dans un coin de ma tête afin de les ressortir en temps voulu. Mon dirigeant fut légèrement hésitant quant à cette nouvelle décision mais finit par accepter. Il me faisait confiance, comme dit plus tôt, mais me connaissait très bien – du moins il connaissait certaines facettes que j'avais daigné montrer. Il termina par acquiescer mon choix et nous en parlâmes sans traîner à Orochimaru qui se résigna à accepter aussi. Le soir même, je m'empressai de noter tout ceci dans la version finale du plan que je livrai le lendemain au Kazekage actuel. Impressionné, il l'approuva après en avoir parlé avec notre autre « allié ».
Il y avait cependant une condition à la libération du prisonnier : il allait devoir se montrer convainquant lors d'un interrogatoire et surtout, il allait devoir être efficient lors l'attaque. Sans quoi, il retournera croupir derrière les barreaux. Personnellement, je ne doutais nullement en ces capacités. Ce n'était pas un membre banal de la vulgaire plèbe ; descendant de la plus noble et riche famille du pays, il ne pouvait me décevoir. J'en étais persuadé. C'est dans cet état d'esprit que je m'étais rendu compte dans cette petite sale ordinaire qui avait déjà accueilli notre homme il y a quelques jours, dans le but qu'on fasse une biographie de sa personne. Je ne connaissais pas les desseins les plus sombres de cette manœuvre, mais soit. Cela lui permit de voir quelqu'un, pour une fois. Même s'il ne s'agissait pas spécialement de la meilleure compagnie qui soit...
Assis à l’extrémité de la table blanche, je me triturais les méninges sur un vieux casse-tête Cela me permet, en règle générale, de stimuler mes facultés mentales avant une rencontre de la plus haute importance. Et surtout, cela m'évite de piquer du nez, surtout après toutes ces nuits où le sommeil m'avait sauvagement fait défaut. Une fois terminé, je sortis une cigarette de mon paquet que j'allumai dans la foulée. Après deux bouffées, je demandai à ce que l'on aille quérir Riigaru, sans donner une quelconque explication. Je me réinstallai sur ma chaise, en attendant mon convive. Le dos droit, les coudes apposés sur la table, je posai ma tête – du moins mon menton – sur le dos de mes mains liées, une fois ma cigarette écrasée, le mégot reposant au fond de ce qui pouvait s'apparenter à un cendrier de fortune.
L'on finit par toquer à la porte. Les deux gardes présents au fond de la salle, à proximité de celle-ci, a déverrouillèrent à mon signal – qui n'était qu'un vulgaire hochement de tête. Toujours posté de la même manière, j'attendis que Riigaru prenne place devant les gardes, les mains entravées. Je ne souriais pas et ne montrais pas plus de signes de mécontentement. Le visage dur – de par les récents événements et la fatigue – mais neutre, je m'étais décidé à lui laisser prendre la parole ; bien loin de moi l'idée de l'intimider. Bien au contraire. Je souhaitais qu'il se sente dans un endroit qui ne lui était pas froid, sans pour autant oublier mes fonctions et la barrière hiérarchique qui nous différenciait.
Comme escompté, le géant prit la parole en premier. Il se contenta de prononcer mon nom de sa voix grave sans laisser paraître ne serait-ce que l'once d'un sentiment. Il fit une légère courbette avant de se relever tandis que j'arquai légèrement un sourcil. Malgré mon haut statut, je n'étais que trop peu habitué à ces manières digne des plus nobles. Peut-être devrions-nous, d'ailleurs, les apprendre aux nouveaux aspirants... J'en ferai part au conseil lors d'une prochaine réunion futile et inutile au possible, afin de la rendre un peu plus intéressante. Mon interlocuteur finit par déclarer se souvenir que j'avais intégré le conseil peu de temps avant son incarcération. Bonne mémoire, je devais l'admettre. J'acquiesçai d'un hochement de tête malgré la position de celle-ci et le laissai poursuivre. Il ajouta qu'il se souvenait de moi et finit par me m'expliquer dans quel sens il avait été élevé. Il est vrai qu'en tant qu'héritier de la plus noble famille du pays, il lui était primordial de respecter les valeurs inculquées. Et parmi celles-ci, on pouvait aisément admettre que reconnaître ses semblables en faisait partie. Souriant, il finit par me demander si j'entrais bel et bien dans la catégorie des « grands du pays », en tant que protégé du Yondaime. Je n'eus d'autre choix que d'approuver cette pensée.
Je finis par me défaire de cette froide neutralité et affichai un sourire habituel sur mon visage. Le regard perçant rivé sur l'armoire à glace, je me levai doucement et m'avançai en direction de la chaise qui lui était prédestinée. Il n'avait pas bougé depuis son entrée dans la pièce et semblait attendre que je lui demande de prendre place. Bien, il me reconnaissait à ma juste valeur. Intérieurement, j'appréciais ce respect mais, à l'extérieur, je ne montrai rien. Je montre ladite chaise de la main avant de prendre la parole.
 Buraian Riigaru, veuillez prendre la peine de vous asseoir. Cela ne vous coûtera pas plus cher 」 annonçai-je avec une pointe d'humour dans la voix.
Cela faisait dix ans que le prisonnier n'avait eu de visite. Il n'était pas impossible qu'il pense que cette rencontre tardive ne signe la fin du voyage pour lui. Mais il n'en était rien ! Je comptais le libérer, mais j'allais peut-être continuer de jouer un peu avec lui... je ne pouvais m'en empêcher, j'avais toujours adoré jouer psychologiquement avec mes interlocuteurs. Une fois qu'il eut pris place, je retournai à ma place et, d'une allure totalement désinvolte, affirmai ma suprématie en posant les pieds sur la table. Je sortis alors mon paquet de cigarettes afin de m'en allumer une autre. Je fis glisser ledit paquet, accompagné mon précieux briquet, le long de la table pour en proposer une à l'ancien prisonnier.
 Je ne vous force pas, Buraian-san, mais sachez qu'il s'agit probablement de votre dernière. Je ne vous annoncerai la triste nouvelle qu'une fois arrivé à la fin de cette ultime bouffée 」 lui expliquai-je finalement, l'air grave malgré le sourire toujours présent sur mon visage. Le paradoxe était voulu, je voulais voir sa réaction.


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Re: We meet again ~ FB [feat. Akihiko]    Dim 31 Jan - 18:02
We meet again

Je n'avais pas remarqué les gardes dans mon dos qui avaient refermé la porte à mon entrée. Ces deux-là, je ne les connais pas. Au vu de leurs visages impassibles alors que je leur jette un bref regard, il semble justement qu'ils ne souhaitent pas me connaître. Ils n'ont rien à voir avec Koeto, soit. Je reporte donc mon attention sur Akihiko. Celui-ci vient de se lever en arborant un léger sourire aux lèvres. Étrange, il me semble bien que je ne l'ai jamais vu sourire par le passé. Je ne lui ai, pour ainsi dire, jamais parlé, mais je ne compte plus le nombre de fois que je l'ai croisé aux alentours du bureau du Kazekage. Etant son apprenti et protégé, il se devait d'être toujours à portée de voix. J'imagine que cela n'a pas dû beaucoup changer avec le temps. Le conseiller aux longs cheveux dorés, ternis par l'obscurité de la pièce et de l'heure, s'approche lentement de moi en acquiesçant mes propos précédents, sans pour autant prononcer le moindre mot. Tandis qu'il garde son sourire charmeur, je constate tout de même que ses yeux font le contraire. Tout comme on dit que l'on peut entendre quelqu'un sourire, on peut également déterminer si un sourire est véritable à partir des yeux d'un individu. Pour ma part, j'ai vu de tout dans cette prison : des meurtriers, des violeurs, des voleurs, des terroristes, des apeurés, des profiteurs ... Avec le temps, et pour mon propre bien-être, j'ai dû apprendre à lire le visage d'autrui, ne serait-ce qu'un minimum. Le visage de Kayaba Akihiko me sourit, mais ce n'est pas le cas intérieurement. Les yeux ne mentent pas.

Il me propose finalement de m'asseoir en désignant la simple chaise qui fait face à la sienne. Une chaise quelque peu ordinaire mais néanmoins miteuse et petite - si je puis dire - pour un homme de ma taille. Outre l'enthousiasme trop important à mon goût de Satoshi Tagiri lors de nos nombreuses journées passées ici, c'est bien le fait d'avoir été contraint de rester assis sur cette chaise qui m'a le plus déplu. Mais je n'ai pas vraiment le choix, pour le coup, et me rapproche donc du dignitaire de Suna. Il me fixe durant tout ce temps, et ce jusqu'à ce que je sois enfin installé. Peut-être attend-il une quelconque réaction de ma part à son léger jeu de mot au sujet de l'argent ? Si tel est le cas, il s'est loupé ; je m'installe juste, pose mes poignets sur la table métallique dans un bruit de ferraille et le regarde retourner à sa place. Nonchalamment, il se vautre sur son siège et, dans un élan de provocation peut-être, pose ses pieds croisés sur la table. Un geste que je ne me serais jamais permis, peu importe l'interlocuteur.

Sortant un paquet de cigarettes, il s'en allume une et fait glisser le reste vers moi. J'observe l'avancée des objets des yeux tandis qu'ils s'arrêtent au niveau de mes mains. Je n'ai jamais fumé de ma vie et ne le ferai jamais. A vrai dire, il s'agit même de l'un des rares produits auxquels mes entreprises n'ont jamais touchés. Plus personnellement, je suis un ninja, ce qui nécessite déjà une parfaite condition physique. Le fait que je sois un adepte du combat au corps-à-corps ne fait que rendre cette vérité plus importante encore. Je ne peux donc me permettre de m'abîmer la santé aussi futilement. Ce serait gênant d'être essoufflé entre deux coups de pieds. Me voilà donc à ignorer le conseil de l'un des dirigeants de Suna, conseil qui m'est donné avec le sourire constant mais d'une voix grave pouvant s'avérer inquiétante. Les propos en eux-mêmes pourraient être inquiétants pour n'importe quel être humain. Je repousse vers le Sunajin ses biens d'une simple pichenette et me focalise sur ses paroles. La dernière ? Une triste nouvelle ? Ainsi donc, Suna aurait-il décidé quoi faire de ma personne, après tant d'années à l'ombre ? Akihiko et ses comparses ont-ils réexaminé mon affaire et décidé d'un châtiment plus définitif ? Le fait est que si ceci peut inquiéter beaucoup d'êtres sur Terre, ce n'est pas mon cas. Je n'ai pas peur de la mort et, très franchement, je suis le premier à estimer que je la mérite.

- Allons, Akihiko-dono, fais-je en souriant également - à ceci près que mon sourire est vrai. Vous n'êtes pas venu ici à trois heures du matin pour réveiller un simple prisonnier et lui offrir une cigarette, j'espère. Je l'espère réellement. Cela signifierait que les dirigeants du village s'ennuient, et j'avoue que j'aurais préféré rester couché. Et si vous me disiez tout de suite pourquoi vous êtes ici, que l'on puisse tous deux retourner dans nos lits respectifs, bien que le vôtre est sûrement plus confortable que le mien. J'entends renifler derrière moi. Visiblement, l'un des deux gardes a réagi à mes propos. Ne pouvant me retourner, je ne peux malheureusement pas dire pour quelle raison. Je reste donc concentré sur le visage de mon interlocuteur, un air bienveillant sur mon visage.


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Re: We meet again ~ FB [feat. Akihiko]    Sam 13 Fév - 14:19
RP 00
WE MEET AGAIN ~
Kill the puppets

Certaines personnes, à l'instar du prisonnier ou moi-même, étaient parfaitement capable de déceler un vrai sourire d'un faux. J'en étais apte car vivais constamment avec un masque sur le visage qui me permettait de jouer avec mon interlocuteur. Ma vie n'était qu'une simple pièce de théâtre, en somme. Je vivais mon propre script et pouvais ainsi de tout chambouler au dernier instant sans que cela ne gêne qui que ce soit. Et même si cela devait faire grimacer n'importe qui, je m'en contre fichais. Je vivais ma vie comme je le souhaitais malgré tous ces masques. D'un côté, on pouvait considérer que j'étais moi-même en faisant fi de ces innombrables jeux d'acteur. La plèbe, vulgaire et commune, n'était pas apte à déceler ce qui était caché, masqué. Ils ne voyaient que ce je voulais qu'ils voient. Riigaru était un cas à part. Cela faisait dix ans qu'il croupissait derrière ces barreaux plus ou moins rouillés, entouré des pires pourritures de ce monde. Afin de ne pas se faire poignarder dans le dos, il n'avait eu d'autre choix que d'apprendre à lire sur le visage de ses « congénères » et, fatalement, devait se douter que mon sourire était faux. Il n'en fit rien et me laissa prendre la parole, affichant un sourire. Un véritable sourire. Cette chose que je ne connaissais plus depuis bien longtemps.
L'imposant prisonnier prit part à ma table après que je l'eusse invité, sans broncher. La pièce était silencieuse, nous l'étions tous les deux. En vu ce de ce qui était prévu, l'heure n'était pas aux bavardages inutiles. L'ambiance, quant à elle, était quelque peu tendue, c'est pourquoi je tentai de briser la glace avec un jeu de mots quelque peu minable qui n'eut que le succès escompté ; rien. J'assis ma suprématie vis-à-vis du richissime Sunajin en me vautrant dans ma chaise, les pieds croisés sur la table. Bien sûr qu'il ne se serait jamais permis pareil geste, il n'avait que trop de valeurs et cela en faisait bien partie. J'étais, cependant, tout le contraire de ce que je daignais montrer mais je n'avais pour l'instant pas le choix. Nous étions sous surveillance et ne m'étais pas encore débarrassé de la taupe tapie dans une pièce sombre, derrière cette immense fenêtre opaque qui se trouvait dans mon dos. Un bruit métallique retentit alors, mon interlocuteur venait de poser ses bras sur la table et me regardait droit dans les yeux. Ou du moins, il essayait.
Bon prince, je fis glisser mon paquet de cigarettes jusqu'à lui en jouant la tragédie. Je sous-entendais qu'il allait bientôt s'ouvrir au terme malgré lui. La peine capitale se rapprochait peu à peu et il allait être exécuté dans la nuit. Du moins, c'est ce que je voulais lui faire croire et ainsi jauger ses réactions. Au final, il n'était pas si inquiété que ça vis-à-vis de la mort. Je soupçonnerai presque une sorte de repentit chez lui ; il serait donc du genre à accepter la mort comme une vieille amie et serait donc capable de la rejoindre à n'importe quel moment ? Après tout, il n'avait jamais rechigné à passer le reste de ses jours en prison et s'était même rendu lui-même, si je ne m'abuse...
Un sourire vrai éclaircit son visage. Riigaru m'interpella pour au final espérer que je ne l'avais pas fait sortir de sa miteuse cellule pour une simple cigarette. Non bien sûr que non. Mon interlocuteur était perspicace – qui ne s'en serait pas rendu compte, après tout – et j'acquiesçai d'un hochement de tête pour enfin reprendre une position normale. Je tirai longuement sur la cigarette coincée entre mes lèvres et recrachai la fumée devant moi, en prenant soin de ne pas intoxiquer le non fumeur. Je tapai le bout de cette dernière pour en faire tomber les cendres dans le cendrier posé à ma droite. Le prisonnier reprit la parole et me proposa d'énoncer clairement la raison de sa venue à une heure si tardive – ou aux aurores, selon le point de vue. Je n'avais plus réellement de notion du temps. Ce phénomène était dû aux nombreuses nuits blanches successives durant lesquelles je préparais les plans d'une prochaine attaque sur une des cinq grandes nations. Un des gardes encore présents derrière le colosse se mit à renifler suite à ses propos. D'un geste de la main, je le congédiai et me retournai en direction de la grande vitre opaque. Ce qui allait suivre e devait faire aucun bruit et personne ne devait être au courant. Cela ne concernerait que le Yondaime et ma personne.
 Je n'ai plus besoin de tes services, Takeo 」 lançai-je sur un ton sec.
En tant que senseur, je pouvais aisément savoir qu'il était encore là et tentait de s'effacer. Il pouvait nous voir tandis que nous n'en étions pas capables. Le misérable tentait de me la faire à l'envers. C'était bien mal me connaître. Je soupirai, terminai ma l'enroulé de tabac que j'écrasai dans le récipient prévu à cet effet et me levai pour toquer doucement après ladite vitre.
 Déguerpis. 
Les sourcils froncés, l'air méchant. Il savait qu'il ne fallait pas me mettre en colère – ou du moins qu'il ne fallait pas que le montre, bref – et qu'il ne voulait pas que je fasse mon possible pour pourrir sa misérable chienne de vie. Ni une, ni deux, voilà qu'il prenait les jambes à son cou en laissant toutes ces petites affaires. Les jeunes de nos jours ne sont pas des cadeaux, je peux vous le dire. Lentement, je retournai à ma place et fixai le prisonnier d'un regard presque aimable. Je faisais de mon mieux, après tout. Surtout avec un homme de son acabit. Peu étaient capables de lire sur mon visage, entre les lignes. Peu étaient à même de voir ce que je pouvais ressentir, ou ce que je ne pouvais pas ressentir en l'occurrence. De ce fait, ces rares personnes avaient une place plutôt haute dans mon estime, ce qui était le cas de mon interlocuteur nocturne.
Au fond de moi, je compatissais pour lui. Il avait perdu sa fiancée et avait tué pour la venger. Cette action était, à mes yeux, tout à fait légitime. Cela faisait quatorze ans que le corps d'Aika-chan avait été retrouvé sans vie. Depuis ce jour, je nourris une haine contre X et promets de le tuer dès que l'occasion se présentera. Et ce, malgré les recherches infructueuses qui durent depuis plus d'une décennie. Mais je persévérais et allais retrouver ce sombre résidu de capote. J'en ai fait le sermon et ne le briserai pour rien au monde. Jamais !
 Avant toute chose, je tiens à vous exprimer tout mon respect, Riigaru-dono. Je comprends parfaitement les motivations qui vous ont mené à cette peine à purger et, croyez-moi, je trouve vos actes tout à fait légitime 」 dis-je d'un ton neutre avant de m'allumer une autre cigarette. J'en avais besoin pour ne pas tomber dans les bras de Morphée. 「 C'est pourquoi je tiens à vous poser une question : que diriez-vous d'être gracié et de purger votre peine à mes côtés ? 」 Demandai-je en souriant. Ce sourire était vrai, presque, et Riigaru allait bien le remarquer, j'en étais persuadé.

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Re: We meet again ~ FB [feat. Akihiko]    Sam 12 Mar - 14:27
We meet again

Le haut conseiller du village réagit également à la manifestation de l'un des shinobi dans mon dos. Aussitôt, j'observe la disparition de son sourire faussé tandis qu'il lève les yeux vers ceux que je ne peux voir. Un simple geste du revers de la main et un bruit de porte se fait entendre. Quelques pas, puis plus rien. Akihiko se retourne alors vers la vitre sans teint pour s'adresser à un autre de ses hommes, dissimulé. Ceci me permet de repenser au reniflement de celui qui vient de partir. Même sans l'avoir vu, étant donné mes propos ayant amené cette réaction, je ne peux qu'imaginer qu'il s'agit d'une marque de dédain. Il aurait tout aussi pu lâcher ces paroles : "Estime-toi heureux d'avoir un lit pour dormir, sale meurtrier. Ne viens pas te plaindre.", l'effet aurait été le même. Le fait est que je ne peux pas lui en vouloir.

Un léger bruit me fait revenir à la situation actuelle. Regardant devant moi, je constate que mon interlocuteur s'est levé et vient de se placer devant la vitre. Un mot supplémentaire, froid et menaçant, me fait comprendre que son subalterne n'a pas obéi à sa première requête, mais qu'il ferait bien de se dépêcher. Ceci fait, le protégé du Yondaime vient se rasseoir. J'en déduis que nous sommes à présent seuls, ce qui me fait m'interroger sur tout cela. Alors, le regard que pose à nouveau mon interlocuteur sur ma personne est bien différent du précédent. Il ne sourit plus, pourtant ses iris affichent plus de douceur que ce n'était le cas auparavant. Est-ce de la pitié ? Je n'arrive pas à le dire. La voix grave du blondinet me parvient de nouveau aux oreilles, toutefois plus sérieuse. Il me dit qu'il comprend mes actions qu'il estime légitimes et qu'il me respecte pour cela. La question qui s'ensuit est courte et simple : la grâce ou la prison ? Voilà des propos bien étranges de la part d'un haut conseiller ; pas l'un de ceux qui m'ont envoyé ici, certes, mais l'un de leur collègue tout de même. Un sourire, encore, mais différent du précédent. Est-ce sincère ?

- Peut-être estimez-vous que mes actions sont respectables, Akihiko, lui fais-je en ayant perdu mon sourire également, mais ce n'est pas mon cas. Je souhaite mettre les choses au clair avec lui concernant mes crimes. Du respect ? Je ne me respecte pas moi-même, comment peut-il me juger de la sorte ? Je n'apprécie pas ce que j'ai fait et éprouverai pour le restant de mes jours de lourds remords à ce sujet. Je n'ai donc pas besoin qu'un autre me dise que tout ceci est compréhensible et justifié ; rien ne peut justifier la mort de dizaines d'innocents sans raison. Quand bien même Arishia aurait été épargnée grâce à cela, mes actes resteraient exécrables. Mon regard bleu azur plongé dans le sien est étrangement dur, l'espace d'un instant. Je ne souhaite pas qu'il s'imagine faire face à un homme estimant ne pas être à sa place. Un court mais intense silence ponctue mes dernières paroles tandis que nous ne faisons que nous observer sans cligner. Enfin, je me détends en me redressant sur ma chaise, affichant ce même air désinvolte - quoique piqué de curiosité - que la minute précédente. Être gracié ? Quitte à me proposer deux options, allez jusqu'au bout en me donnant le prix à payer, fais-je en souriant aimablement. Je sais bien qu'une sortie de prison subite ne se fait pas gratuitement. Dîtes-moi plutôt ce que vous attendez de moi. Que se passe-t-il ? Mes interrogations sont légitimes. Si l'on me propose de quitter cet endroit, c'est très certainement car l'on a besoin de moi quelque part. Mais pour quoi ? Et surtout, pourquoi moi, un vulgaire criminel enfermé depuis des années ? Sans être alarmé, ce serait mentir de dire que je n'éprouve pas quelques inquiétudes.

Alors, les propos de ma bien-aimée, en songe, me reviennent en tête tandis que le second du Kazekage me répond : "Vous méritez mieux et je sais qu'un jour, l'occasion vous sera donnée de le prouver au monde entier" ... Arishia, est-ce le moment, déjà ? Comme ça ?


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Kayaba Akihiko
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Re: We meet again ~ FB [feat. Akihiko]    Jeu 26 Mai - 16:58
RP 00
WE MEET AGAIN ~
Kanochi nite


Les yeux cernés, la tête remplie, le tain presque pâle, je gardais la tête haute et empêchai toute information superflue de venir encombrer d'avantage mes pensées. Je devais expliquer au prisonnier pourquoi ce dernier avait été délogé de sa cellule l'espace de quelques temps en plein milieu de la nuit. La surprise était présente, cela se sentait. Cependant, le garder dans le déni de la sorte me procurait une sorte de satisfaction que je ne saurai m'expliquer. Je connaissais tous ses méfaits et, par conséquent, ce qu'il avait pu endurer. Je ne connaissais que trop bien ce sentiment lorsque l'être cher vous est dérobé sans raison valable. Ainsi, je m'étais décidé à le gracier, avec l'aval du Yondaime.
Face à face, nous nous regardions l'un et l'autre dans les yeux sans lâcher. L'intensité qui s'en dégageait était palpable. Deux hommes forts aux esprits tourmentés dans la même pièce... Voilà quelque chose d'intéressant. La suite des événements se montrait prometteuse,  et j'aimais ça. Je prenais son regard comme un défi, un challenge à relever et tout le monde peut confirmer que je détestais avoir tout ce que je voulais sans y aller à fond. Je détestais la facilité, malgré ce que l'on pouvait penser.
Bref, nous étions à présent enfin seuls. Les deux gardes de la porte, dédaigneux au possible – malgré qu'ils ne soient pas du tout en position de l'être – et l'irrespectueux que j'avais menacé venaient de partir, laissant libre cours à mes projets. Il faut bien l'admettre, je n'avais aucune difficulté à parler en public et détourner l'attention. Ou bien manipuler. Mais le sujet que je souhaitais aborder devait rester confidentiel. Seules deux personnes étaient dans la confidence et il était primordial que cela reste ainsi. En effet, gracier un prisonnier pour qu'il nous aide à retourner Konoha... Ce n'était pas forcément quelque chose de très bien vu aux yeux de la plèbe, dirons-nous.
La question de la légitimité de certaines actions avait enfin été posée sur la table. Je savais que cela était souvent sujet à de nombreuses polémiques, et je m'amusais à me délecter de ces débats. D'une certaine manière, cela me permettait de juger de l'intellect de mon interlocuteur sans même qu'il ne s'en rende compte l'espace d'un instant. Cela m'aidait également  le cerner d'avantage ; quelle estime avait-il de lui-même, à quelle place pensait-il se trouver, aimait-il qu'on lui lance des fleurs, etc.. Le cerner, quoi. Je le laissai reprendre tandis que j'attrapai une cigarette du bout des doigts, qui finit par se glisser entre mes lèvres. Briquet en main, je jouai avec la flamme quelques secondes, puis l'allumai. Je pris une grande bouffée et expirai lentement, la fumée planant avec frivolité au-dessus de nos têtes. Le prisonnier avait donc pris la parole et annonça avec une certaine froideur qu'il n'était pas de mon avis ; il ne semblait pas être conscient de la légitimité que j'accordais à ses actes. Cela pouvait se comprendre. Après avoir perdu sa fiancée, celui-ci sombra dans une fureur noire et décima une dizaine d'hommes afin de la venger. Et c'est justement ce point qui, à mes yeux, justifiait sa sanguine opération.  Néanmoins, il semblait se mépriser lui-même. Un homme humble et juste. Un peu trop, peut-être. Nous n'obtenons rien en ce cruel monde si l'on agit de la sorte. Je l'ai compris avec de nombreux exemples, bien que j'aimerai pouvoir les effacer de ma mémoire. Malheureusement, cela ne sera jamais possible... Je possédais une mémoire absolue... Ainsi, Riigaru voulait me faire comprendre son avis. Soit, je le prenais en compte et le comprenais parfaitement. Je comprenais également pourquoi il avait agi de la sorte ; j'avais moi-même remué ciel et terre dans le but de retrouver cette sombre pourriture qui avait décidé d'ôter la vie d'Aika-chan... Et je jure sur ma vie que lorsque je l'aurais retrouvé, je lui infligerai un supplice encore pire que la mort !
Je comprends parfaitement votre point de vue et ne compte pas vous faire changer, Buraian-san 」 lançai-je alors que je souriais toujours, cigarette coincée entre les lèvres. 「 Néanmoins, si vous me le permettez, j'aimerai vous exposer mon point de vue 」 lui demandai-je avec politesse et distinction.
Je terminai ma cigarette alors qu'un silence mortuaire s'était imposé dans la salle. Seul le crépitement de la cigarette vivait alors que nos yeux s'étaient entremêlés de nouveau. Je finis par écraser cette dernière dans le cendrier prévu à cet effet et posai mes coudes sur la table, entremêlai mes doigts afin que mon menton s'appuie sur le dos de celles-ci. Un sourire quelque peu carnassier s'afficha sur mon faciès angélique lorsque mon interlocuteur me posa bon nombre de questions. Il était tout à fait en droit de les poser, tout comme j'avais parfaitement le droit de me réjouir de son anxiété, de m'en délecter.
Je me doutais bien que cela attiserait votre curiosité 」 lâchai-je sournoisement. 「 Mais vous avez raison, ce n'est pas gratuit. Votre vie ? Votre fortune ? Vos bien ? Quelque chose de plus intime ? Qui sait 」 le cuisinai-je oralement.
C'en était que plus amusant, d'autant plus qu'il y avait une part de vérité dans toutes les options proposées. En effet, il allait me donner sa vie, ainsi que ses biens. Il allait combattre pour moi, après tout. Sa fortune allait également nous aider à renforcer nos rangs et notre armement. Ses biens... C'était un peu plus complexe, pour être honnête. J'allais en profiter pour avoir les grâces de sa famille. N'oublions pas qu'ils étaient les plus riches du Pays du Vent et cela me serait bien utile pour les années à venir.
 Pour être honnête, il y a une part de vérité dans chacune de ces options. Votre vie me sera entièrement dévouée, jusqu'à ce que quelqu'un d'autre vous l'ôte. Ainsi, vous allez vous battre à mes côtés dès que l'occasion se présentera. Et ce, sans rechigner. 」 Je fis une courte pause. 「 Votre fortune nous aidera à financer l'armée Sunajin. De plus, j'aimerai que vous fassiez en sorte que je sois disposé à user de tous les moyens que possède votre famille, dans l'unique bien du village 」 m'arrêtai-je, omettant volontairement le pourquoi du comment de la proposition. Il ne serait au courant de cela qu'une fois qu'il aurait accepté mes conditions.

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Il y'a plus de choses dans le ciel et sur terre, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans toute votre philosophie.
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Re: We meet again ~ FB [feat. Akihiko]    Sam 11 Juin - 14:31
We meet again

Le jeune conseiller du village qui me fait face ne manque pas d'audace. Tout en absorbant de nombreuses bouffées toxiques de sa cigarette, il m'expose calmement chaque prix à payer en vue de ma libération immédiate. C'est instinctivement, à son écoute, que mes sourcils se froncent et que mon air se durcit à nouveau. Kayaba Akihiko ne souhaite rien de moins qu'un chien à ses côtés pour exécuter chacune de ses besognes, tout en lui fournissant l'intégralité de ma fortune et le loisir de disposer comme bon lui semble des deux compagnies fondées par mon père - ainsi que de la région sud du pays par la même occasion. Selon ses dires, c'est pour le bien du village. Mais que me le prouve-t-il vraiment ?

Cela fait dix ans que je suis emprisonné entre quatre murs sans espoir de ne jamais recouvrer la liberté. C'est un fait que j'ai admis dès mon incarcération, à l'instar du vieil homme chargé de la direction des sociétés Buraian à ma place depuis que je suis ninja, ou encore de l'intégralité des habitants de ma région natale, où ma famille était encore considérée il y a quinze ans comme royale. Je n'ai plus aucun droit de traiter des affaires des entreprises de mon père, mais elles n'en restent pas moins miennes. Je suis encore officiellement le Président de ces compagnies, Gaio assurant l'intérim avec brio. Il me revient donc encore la décision de l'héritage à ma mort, ou du changement de présidence.

L'on ne peut pas dire que je sois particulièrement intéressé par l'argent ni par la tête de ces entreprises. J'ai quitté cette vie avant même qu'elle ne commence, décevant mon père en devenant shinobi de Suna tandis qu'il souhaitait que je reprenne les rennes à sa mort, en tant qu'unique héritier. Ce n'est jamais un rôle qui m'a convenu. Cela n'en reste pas moins le mien. Les entreprises de mon père sont tout ce qu'il a laissé, créant de ses mains les premières briques, accumulant les bonnes idées et actions, devenant en l'espace d'une décennie l'une des plus grandes fortunes du pays. Tout cela, il l'a fait afin de préserver et faire rayonner la région qui l'avait vu naître, protéger ses habitants et leur offrir une meilleur vie. Il a réussi. Après mon départ d'Altamira pour Suna, nous avons cessé d'être en bons termes, mais il était mon père, que j'aimais et respectais. Je ne cracherai donc pas sur le travail et le bijou de sa vie en le confiant au premier venu sous conditions de retrouver la liberté.

- Vous pouvez bien avoir ma vie, dis-je aussitôt sans bouger d'un pouce. Mon regard bleu azur reste concentré sur le sien, tentant de le sonder. Que me cache-t-il ? Ou plutôt, que ne me dit-il pas ? Encore faut-il que j'estime vos raisons valables, ajouté-je calmement. Vous n'aurez cependant ni la fortune de ma famille, ni ses biens et propriétés, ni ses ressources importantes. La région d'Altamira est entièrement indépendante, liée en aucun cas à Suna, et elle le restera. Puis je me lève, passant derrière ma chaise et m'approchant d'un pas vers la porte avant de me retourner vers lui. Je suis un meurtrier, Akihiko-dono, non un limier. Si vous souhaitez que je quitte ma cellule et combatte pour vous, donnez-m'en une bonne raison. Je suis plus que prêt à faire ce qu'il faut pour me racheter un minimum de mes crimes, et pour cela agir jusqu'à mon dernier souffle pour le village ... et uniquement pour lui, jugé-je bon de souligner. Si vous me prouvez que vos intérêts sont identiques, alors c'est pour vous que je combattrais, et pour le village que je ferais jouer mon rôle de Président de la Buraian Compagnie et de la Société Lezareno. Je me rapproche d'un pas vers la table ou est installé le blondinet, revenant à la lumière dans un geste théâtral. En revanche, si j'estime que vos actions ne me conviennent pas, je rechignerais. Mes termes sont clairs, mon état d'esprit également. A présent, il ne reste qu'à voir son avis sur cela et, éventuellement, sa proposition.


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