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忍 | Nukenin
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Gekitsu Kyôshi
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Caged the Beast     Ven 1 Avr - 7:57






   

    Into the Shadow
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- Bonsoir, Kanshu, vous vous souvenez de moi?

Tranquillement assis dans la pénombre, je l'avais attendu. Kunai à la main, j'étais prêt. J'attendais ce moment depuis fort longtemps. Assis chez lui, dans son salon, sur son canapé, j'avais passé la soirée à attendre ce moment. À savourer ce silence qui serait bientôt troublé par des cris de douleur et d'effroi. Sur ces mots, Kichiku saisi Kanshu par derrière et lui fit perdre connaissance à l'aide d'une encolure. Mon sourire carnassier fut la première chose qu'il vu lorsqu'il se réveilla. Sur son visage, on pouvait lire la détresse et la peur. Il me reconnaissait et il savait très bien ce que je faisais ici en cette froide nuit qui s'annonçait cruellement pénible pour lui. Qui était cet homme? Laissez-moi vous raconter une petite histoire...


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Froide, humide, insalubre, immonde et puante. Tel était ma ''maison''. Couché sur ce tas de foin compacté qui me servait de lit, j'attendais. J'attendais que le temps passe, qu'une occasion se présente, que mon heure vienne. J'attendais je ne sais trop quoi, mais j'attendais. Être un criminel n'est pas toujours rose, quand tout va, nous roulons sur l'or, nous avons le respect des autres. Mais parfois, shit happens. Suite à une négociation qui avait mal viré, j'avais abattu un homme dans une pièce bondé. Un bar, grave erreur. Car ce bar, n'avait pas été sécurisé. Une équipe d'ANBU ayant eu vent de la rencontre avait encerclé la place afin de tous nous choper. Malheureusement ou heureusement, tout dépend du point de vue, il eut une prise de moins au final. Ne pouvant pas fuir, car à cette époque, j'étais bien moins prévoyant et puissant, j'avais dû accepter mon sort et me faire attraper comme un débutant. Le procès fut expéditif. Un criminel de mon espèce ne méritait pas qu'on s'y attarde, donc sans grande délibération, je fus accusé d'homicide, de gangstérisme, de trahison envers l'état, de trafic de stupéfiant et de maintes autres infractions. Heureusement pour moi, ils ne connaissaient que la pointe de l'iceberg. J'évitais ainsi la peine capitale. Encore une fois heureusement pour moi, ils m'ont incarcéré sous une de mes nombreuses identités, les papiers qu'ils ont trouvés étaient ceux d'un certain Kyoku Kogami. Mon identité était sauve, reste que je me ramassais tout de même dans ce trou, sans personne pour m'y aider. Seul, j'allais affronter le monde de la prison.

Le grincement des portes s'ouvrant retentissait entre les murs du bloc K. La journée commençait. Vêtu de véritables loques, les cheveux et la barbe hirsute, je ne ressemblais guère à l'homme que j'étais auparavant. Cette prison recluse dans les archipels de Mizu no Kuni regroupait les pires déchets du monde. Violeurs, terroristes, tueurs en séries, mafieux et autres errait ici tel des bêtes attendant d'aller à l'abattoir. Tous les détenus ici présent était condamné à perpétuité. En plus de cette particularité, le bloc K était parsemé de sceau bloquant le chakra, empêchant quiconque de s'en servir. Première étape, le déjeuner. Tous en rang, nous attendions en file pour nous faire servir une bouffe infecte, mais hey, c'est mieux que rien. Nous mangions alors, rapidement et en gardant toujours un œil aux alentours, car ici, on ne sait jamais qui peut nous attaquer. À cette époque, je n'avais personne de mon gang à l'intérieur, j'étais donc une cible de choix, surtout si certains me reconnaissaient..  Une fois la bouffe terminée, c'était le temps libre. Ici, nous n'avions pas de court. La ''court'' était tout simplement une grande salle bétonnée. Il y avait quelques appareils de musculations et des tables. Il y a avait des gangs un peu partout, de gars jouant aux dames, d'autre dealant de la dope, d'autre se... Battant. Damn. Une bagarre venait d'éclater. C'est alors que la foule se condense, chaque jour, ou presque, c'est comme ça. Les gardes laissent ce spectacle durer pendant quelques minutes, aimant bien voir de pauvres imbéciles se taper sur la gueule. Formant un cercle, tout le monde se mettait à crier comme des bêtes en regardant deux matadors se mettre sur la gueule. Sans trop savoir pourquoi, je m'étais fait pousser au milieu de cette foire. J'allais devoir me battre. Ici, il fallait sans cesse faire ses preuves, montrer que nous n'étions pas faible. Un gros gaillard se trouvait devant moi. Le teint foncé, musclé, il semblait provenir de Kaminari no Kuni. Représentant d'un gang, il avait ses supporteurs. J'allais devoir tout donner pour ne pas y passer. Face à face, le spectacle pouvait commencer. Fonçant sur moi, il me balança une droite, que j’évitais habilement avant de recevoir un crochet de la gauche directement sous le menton. Crachant un filet de sang, je souriais, bien joué. Mon tour. Malheureusement pour lui, même sans pouvoir user de mon chakra, je savais me défendre. J'avais parfait mon taijutsu lors de mes années à travailler dans la rue. Essuyant ce mélange de bave et d'hémoglobine coulant de ma bouche, je fonçais à mon tour sur le grand gaillard. Un coup de pied au niveau du genou droit pour le faire fléchir m'avait permis d'enchaîner avec un violent uppercut sur sa tempe droite. Assommé et étourdi, j'avais poursuis avec un direct en plein sur son nez qui le fit tomber au sol. Certes amoché, il réussit à se relever, son visage tuméfié révélait l'efficacité de mes coups. Prêt à l'achever, je m'avançais vers lui, à ma grande surprise un membre de son gang lui remit une barre de fer. La suite fut terrible. J’avais reçu un nombre que je ne pouvais calculer de coup, un peu partout. C'était horrible, je tentais tant bien que mal de me défendre, mais en vain, par moment, des membres du gang me retenait, me poussait, je ne pouvais rien faire d'autre que subir.

Visiblement, j'avais perdu conscience lors de cet affrontement. Au moins, je n'étais pas mort, même si je n'étais plus fort. Je m'étais réveillé dans une pièce encore plus humide et sombre que ma cellule, je ne voyais quasi rien, hormis une once de lumière émanant de l'espace sous la porte me permettait de voir quelque chose. Parcourant mon corps de mes mains, je réalisais que j'avais quelques points de sutures. Ils m'avaient rabiboché. C'est alors, qu'au bout de je ne sais pas combien de temps, la porte s'ouvrit enfin. Pensant mon salut venu, je me trompais. Mon cauchemar ne faisait que commencer. Un garde, dont l'identité m'était inconnue pour l'instant, venait à ma rencontre. Il me dit une simple phrase qui m'avertissait de la suite des choses. "Tu aimes te battre? Moi aussi, ça tombe bien.'' Sortant sa matraque, il me martela de coup, sans pouvoir riposter, je subissais. Ne sortant jamais d'ici, je regardais les journées défiler devant moi. Un repas par jour, cela me permettait de garder le compte. Séance de passage à tabac se succédait, toujours par ce même garde qui semblait évacuer sa rage sur moi. Lorsque j'étais tranquille, je passais mon temps à m'entraîner, avec le peu de force que j'avais, afin de rester capable de me défendre, le moment venu.

C'est alors, qu'au bout de 66 jours, on me laissa sortir de ce trou. J'étais devenu répugnant, un vrai cadavre sur deux pattes. Le poil long, des ecchymoses sur tout le corps, la mine détruite, je n'étais plus rien. Une fois de retour avec les autres détenus, je remarquais que les choses n’avaient pas changé. Ce gang, qui m'avait fait initialement démoli, il riait de moi, se moquait de ma personne. Visiblement, j'allais devoir leur enseigner le respect. Une fois dans ma cellule, la nuit venu, je sorti une brosse à dent que j'avais réussi à subtiliser lors de la toilette afin de l'aiguiser, pendant des heures, afin d'en faire une arme. J'allais me venger. Une fois l'heure de la douche du lendemain venu, je m'étais arrangé pour tomber en même temps qu'un des membres du gang qui m'avait ridiculisé. Ici, les gardes nous laissent tranquille. J'en ai donc profité pour le poignarder, sous le regard des autres détenus. Je l'ai poignardé 36 fois. Le pauvre pissait le sang de partout. Ni vu, ni connu, nous sortions de la douche, un de moins que lors de notre entrée, les gardes découvrant la dépouille de ce pauvre petit gangster de Kaminari no Kuni. Un de moins, plus que cinq.

Avec le temps, j'avais fini par me faire quelques amis, quelques connaissances. Vu mes relations extérieurs, j'avais pu être utiles à certains, qui eux, avec des moyens qui leur sont propres, réussissait à maintenir leur business, de l'intérieur. Eux, pouvait m'obtenir certain trucs. Tel un scalpel. Le lendemain, dans la cour, j'égorgé, publiquement, deux membres du fameux gang, sans avertissement, rien, j'avais frappé. Ma punition fut terrible. 66 autres jours au trou. Je m'en foutais, ça en valait la peine. Il n'en restait plus que trois. Ici, le calvaire recommençait, cependant. Passage à tabac, musculation, passage à tabac, musculation et ainsi de suite. Pendant 66 jours et nuit. Ce garde me détestait, mais il semblait profondément aimer me faire du mal. 66 jours et nuit plus tard, j'avais finalement purgé cette sanction.

Étant de retour à la ''routine'' dans le bloc K, je faisais mes petites affaires. Je jouais aux dames avec un vieux monsieur étant ici pour le meurtre de toute sa famille, je parlais gastronomie avec un petit rondouillet du pays du feu, qui était ici pour une raison obscure et je m'informais. Je m'informais sur tout. À mon arrivé ici, j'étais faible, j'étais habitué à la réalité de la rue, ici, j'ai dû m'adapter pour survivre. Et j'ai réussi. Le mouton est devenu lion. Je devais certes toujours surveiller ce gang qui me détestait, mais les autres prisonniers avaient été intimidé par mes excès de rage qui avait découlé au meurtre de trois membres de ses bronzés. Malgré mon nouveau statut, je n'étais pas satisfait. J'avais encore quelques noms sur ma liste, dont ces trois bandits qui me dévisageaient à la journée longue. Un bon jour, j'eu vent qu'un membre de leur groupe était à l'infirmerie suite à une bagarre avec un autre détenu. Avec une idée en tête, je feignais une grave maladie en me mordant la langue afin de pouvoir cracher du sang. Jouant la comédie, je réussi à me gagner une nuit à l'infirmerie pour observation. La nuit, les gardes sont moins présent, surtout à l'infirmerie. Selon mes infos, le changement de relève se faisait entre 1:00 et 1:15, entre ce délai, les gardes discutaient ensemble de tout et de rien. Une fois l'heure venu, je me débarrassais de mes liens, à l'aide d'un lockpick que j'avais eu grâce à mon ami le grassouillet, en échange de mes dessert pour la semaine. Trouvant la chambre d ma cible, je m'y étais introduit. Quand celui-ci ouvrit les yeux, il me vue moi, souriant, lui agrippant la gorge. Je l'avais alors étranglé, jusqu'à sa mort, avant de rejoindre mon lit et de me rattacher, du mieux que je pouvais. Un de moins, plus que deux.

Le mot courrait que j'avais assassiné cet homme, mais il n'y avait nul preuve. Je n'avais donc eu aucune sanction officielle. Cependant, LE garde, celui me détestant, avait décidé de me faire payer de propre justice. M'amenant dans la laverie, il me passa à tabac avant de m'attacher contre un poteau. Puis, il me laissa là, avant de revenir, 10 minutes plus tard, avec un membre du gang et mon ami grassouillet. Souriant, il prit place assit et c'est alors que le spectacle commença. Mon ami se fut tabassé à mort par mon ennemi qui commettait impunément ce crime devant les yeux de ce misérable garde qui semblait se plaire à contempler le tout. Laissant le truand partir, il me ramena à ma cellule, en me traînant au sol.

C'en était assez. J'avais trop perdu de temps de ma vie ici. J'étais une tête montante dans une puissante organisation criminelle. Je ne pouvais pas pourrir ici ou quelqu'un prendrais ma place. C'est donc ainsi, qu'avec l'aide de mon ami le vieux, j'avais concocté un plan pour m'évader. Rien de bien compliqué. J'allais déclencher une mutinerie et j'allais profiter du chaos engendré pour prendre la poudre d'escampette. L'heure venu, un homme en attaqua un autre. Cet homme, s'était le vieux. Sachant qu'il allait mourir bientôt, il m'avait promis de m'aider, quitte à y laisser sa vie, si, une fois dehors, je remettais une lettre à sa famille et que je subvenais à leurs besoins. Chose que j'avais accepté sans hésiter. Lorsque les gardes arrivèrent pour les séparé, il arracha la trachée d'un garde avec ses dents, avant de lui voler son arme et de se défendre contre les autres l'assaillant. Cette action créa une immense cohue. La foule était en délire et commença à tout détruire, c'était l'anarchie. Profitant de cette déchéance, j'avais volé un trousseau de clé appartenant au garde défunt. C'est alors que je fuis. Passant les portes une par une, connaissant la conception de la prison par cœur. Un grand merci à mes allées et retours à l'infirmerie, au trou et aux différents endroits de ce taudis. Cependant, sur mon chemin, j'avais été arrêté par deux gars. Devinez qui. Et oui. Ces deux abrutis. Ils n'avaient donc rien appris. Au lieu de profiter de l'ouverture que je créais, ils avaient préféré régler leur compte avec moi. Ainsi soit-il alors. Ce trousseau de clé était équipé d'une lame rétractable, vas savoir pourquoi. Nul besoin de dire que j'en avais profité, pleinement. Je les avais tailladés comme de vulgaire pièce de viande. Même en situation d'infériorité, mon sens du combat m'avait permis de triompher, bon, ce couteau aussi.. Bref. Tout le monde courrait partout, afin de passer inaperçu, j'avais fait un détour par l'infirmerie afin de dérober une blouse de médecin, qui me permit, mine de rien, de me frayer un chemin à l'extérieur. C'est alors, que pour la première fois, depuis trop longtemps, je respirais de l'air frais. Après de longue secondes, je réussissais enfin à y voir quelques choses, mon regard étant aveuglé par le soleil que je n'avais pas contemplé depuis des lunes.  C'est alors, qu'à ma grande surprise, et déception, je constatais que nous étions sur une plate-forme. Impossible de fuir à la course. Tant pis, j'y allais à la nage. Comme jamais auparavant, j'avais nagé. Nagé pour sauver ma peau. Je fini par être ''sauvé'' par un bateau passant par là. Prétextant être un médecin à la prison désirant fuir l'émeute, je fus ramené à la terre ferme, sain, sauf et libre. C'est alors que j'étais de retour dans la nature, après cet interminable séjour à l'ombre.


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- Tu te demandes sûrement comment j'ai fait pour te retrouver, non? Tu sais, j'ai beaucoup d'amis, le directeur de la prison où tu travailles, entre autre, en échange d'un séjour avec ma tendre Aijin dans un de mes manoirs, a accepté de me donner ton adresse. D'habitude, je dis que ce n'est pas personnel, mais là, ça l'est. À la mémoire de ce petit grassouillet que j'appelais mon ami...

Sortant un scalpel de ma manche. Je lui entaillais la peau à de multiples endroits, avant de le battre férocement, tel un sauvage. Méritant pleinement ce qu'il lui arrivait, je le laissais survivre, sans plus, afin de prolonger le plaisir. Me suppliant d'arrêter, je ne faisais que continuer. Pour une rare fois, je laissais mes émotions prendre le dessus. J'ai l'habitude des meurtres propres et rapide. Je peux vous assurer qu'il n'y avait rien de propre et ni même de rapide ici. C'est doc ainsi, que la vie de ce pauvre homme se termina. Sous ma furie vengeresse. Car, comme on dit, quand on crache en l'air, ça finit toujours par nous retomber dessus.






   Fiche par (c) Miss Amazing edit by Bigboss

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Re: Caged the Beast     Sam 9 Avr - 14:46

Correction de Kyoshi

Positif


Hello Tetsuya,

Tu me tues avec tes postes à 2600 mots mais l'histoire est géniale, la petite introduction intimiste nous plonge bien dans la suite, et la musique à la Johnny Cash est vraiment pas mal choisie. ^^


Négatif


Tu n'aimes ni les accords masculin/féminin, ni singulier/pluriel, en conjugaison comme en grammaire o/. Après tu me diras que la quantité compense bien, c'est vrai, mais c'est dommage. Bien joué pour ce RP néanmoins mais fais attention ou Dieu te mettra à terre. Wink


Gains


10 PE


Aya

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