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水 | Kiri no Genin
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Soren
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Date d'inscription : 13/02/2016
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Raison et sentiments    Dim 3 Juil - 18:08
Raison et sentiments

La matinée commence, le soleil se lève enfin. Aiku ne va pas tarder à l'imiter, il est très précis sur ce point. Sept heures pétantes, ni avant ni après, sauf en cas d'obligation. Étonnamment, je suis éveillé avant lui, et ce à cause d'un mauvais rêve. Dans celui-ci, je me retrouvais face à mes anciens camarades shinobi du village de Yû. Lors d'une mission, nos chemins se croisaient et il me fallut plusieurs longues secondes pour les reconnaître, ces hommes et femmes avec qui j'avais partagé ma vie durant plusieurs années, mais avec trente ans de plus. Pour leur part, une seule seconde leur suffit pour me reconnaître étant donné que je n'ai pas changé le moins du monde physiquement, en dehors de ma tenue. Les cris de rage sur le fait que je suis un monstre et que je le leur ai caché ont vite laissé la place aux cris de haine envers le déserteur que je suis ; puis ils me bondirent tous dessus, bien décidés à éliminer un Noroi de plus sur terre. Il était tout juste cinq heures lorsque j'ouvris les yeux et, depuis, je suis plongé dans ma lecture. Un sage nain a dit un jour qu'un esprit vif a besoin d'entretien autant que la lame d'un épéiste. Ainsi, lorsque je ne suis pas avec fougue des livres portant sur la stratégie martiale, c'est dans les récits d'anciens héros et Kage que je me perds. Ce matin, il s'agit de cette seconde option.

Comme prévu, mon colocataire et ami ne tarde pas à se lever et, tandis que je l'entends s'affairer dans la cuisine, je quitte mes écrits et vais le rejoindre. Ce jour, nous sommes tous deux de repos et il s'avère que nous manquons cruellement de vivres dans notre appartement. C'est pourquoi, après un bref petit-déjeuner silencieux - nous sommes tous deux peu bavards le matin, voire toute la journée me concernant -, nous partons ensemble au marché du quartier. Voilà quelque chose que nous ne faisions jamais lorsque nous étions mercenaires, c'était les deux jeunes non combattants qui se chargeaient de nos stocks de provisions. Les choses ont vite évolué en deux mois. Nous sommes désormais tous deux Genin de Kiri et avons nos propres équipes et partenaires.

- Ton équipe non plus ne participera pas à l'examen Chûnin ? me demande soudainement Aiku sur le trajet. Un examen dédié à tous les Genin du Sekai va en effet avoir lieu très prochainement, et ce au sein même du village de la Brume. Nous y accueillerons tous les étrangers des autres pays qui souhaitent participer ou assister à cet événement crucial pour tout ninja : quitter la bleusaille et devenir un shinobi confirmé. J'étais Chûnin lorsque je quittais le petit village des Sources Chaudes il y a trente ans. Il s'agit donc d'un événement que j'ai déjà connu.

- Non, ils estiment que nous sommes trop novices pour y participer, fais-je aussitôt. En plus, notre équipe n'a été formée que récemment. Je t'avoue que ça ne me dérange pas, j'ai aucune envie d'être observé par autant de monde venant des quatre coins du continent. Il y aurait en effet beaucoup trop de risques que l'on se mette à hurler au scandale en me voyant. Un Noroi à Kiri, un Noroi devant eux ... Quel crime.

- Alors on participera sans doute au prochain qui aura lieu ! ajoute joyeusement l'épéiste. Nous serons peut-être amenés à nous y affronter, ça sera la première fois. Je me plonge dans mes réflexions tandis que nous dépassons un stand de ohagi. Naturellement, j'ai déjà pensé à cette option : combattre Aiku. Ce n'est pas une idée qui me réjouit particulièrement. En entraînement, cela me convient, mais lorsqu'il faut tout donner pour assurer son avenir ? Je ne sais pas trop. Il n'est pas la seul que j'aurais à combattre d'ailleurs. Niki et Shiki, ces deux sœurs cohabitant dans le même corps. Vont-elles participer à cet examen Chûnin-ci ou au prochain ? Elles sont, après tout, récentes au village, mais pas trop non plus. Je ne suis pas du genre à avoir de quelconques scrupules, mais les deux jumelles ont su me toucher par leur histoire et leur différence. Si ça arrive, ne pense même pas me laisser gagner sans te défendre, Soren ! me prévient Aiku qui semble avoir deviné mes pensées.

- Et puis quoi encore ? rétorqué-je promptement en levant les yeux vers lui. Je me rappelle de lui lorsqu'il n'était qu'un enfant m'arrivant au genou ; il a désormais trois têtes de plus que moi et pèse bien deux fois mon propre poids. J'ai promis que je serai toujours à tes côtés dans tout ce que tu entreprendrais, non ? ajouté-je accompagné d'un léger rictus. Il n'y a pas de meilleur moyen pour voir si tu le vaux vraiment qu'un examen comme celui-ci. Puis pour te soutenir et t'accompagner, il faut bien que je passe Chûnin moi aussi, même si je sais que je serai bien incapable de te vaincre. Le jeune homme aux cheveux bleus nuit me comprend avec un sourire entendu. Puis il reprend un air plus sérieux lorsque son regard se porte sur mon front.

- Pourquoi ne portes-tu pas ton bandeau au front ? fait-il à voix basse malgré le peu de villageois dehors à cette heure. Ça cacherait ta marque et réduirait les risques. C'est ce que font les Hyûga de Konoha qui ont un sceau, il me semble.

- Nous devons faire passer cette marque pour un tatouage, non ? fais-je sur le même ton que lui. Un tatouage est fait pour être montré. Si je la cache mais qu'on la voit un jour, si mon bandeau tombe par exemple, on se posera davantage de questions que si je l'expose tous les jours sans gêne. Parfois, le meilleur moyen de dissimuler quelque chose est de le mettre bien en évidence. C'est sûr que j'aurais préféré qu'elle se trouve à un autre endroit, mais je n'y peux rien. La particularité des marques de naissance de mon clan est qu'en plus de prendre une forme toujours diverse, sa localisation est elle aussi aléatoire. Là encore, je ne fus pas aidé à ma naissance étant donné que c'est au milieu de mon front que j'ai été marqué par cette malédiction bordeaux.

- Si tu le dis, conclut Aiku en reportant son attention devant lui.

Finalement, nous décidons de nous séparer une fois arrivés au marché. Lui va continuer son chemin plus loin afin de voir s'il trouve quelque chose d'intéressant tandis que je reste ici pour prendre tout ce que l'on a noté. Viande, poisson frais et fruits pour commencer, il ne me faut que très peu de temps pour tomber sur les étalages et faire mes achats. Le poissonnier, notamment, tente bien de me faire la conversation en parlant des braves shinobi de la Brume, mais il se heurt à un mur avec ma personne et se renfrogne. C'est donc avec roideur qu'il me tend mes achats. En compensation, je décide généreusement de lui glisser quelques ryôs supplémentaires et, le temps qu'il s'en aperçoive, j'ai déjà disparu. Autour de moi, nombreux sont ceux qui sont accompagnés, soit par un ami soit par leur famille. Observant ces derniers, je repense à ma propre famille.

Je sais qu'il existe encore des Noroi à travers le monde. Ceux-ci se cachent afin de ne pas subir l'oppression ne pas connaître de nouveaux massacres comme les derniers en date, à l'époque de Yagura. Des rumeurs disent même que certains d'entre eux ont été aperçus à l'extrême ouest, dans les montagnes entre le pays du Vent et celui de la Terre. Voilà une vie que je ne saurais tolérer. J'ai souffert et tenté de me protéger du mieux que je le pouvais tout au long de ma vie, mais jamais je ne me suis dissimulé et terré. Quitte à mourir haï, j'ai toujours préféré le faire devant hommes, femmes et enfants, affamé et vautré par terre, afin qu'ils assistent à leur rejet et ses conséquences. Au final, je dirais que c'est cette volonté précise qui m'a épargné là où tant de membres du clan dit "maudit" ont péri. Le fait que ces autres Noroi daignent vouloir vivre en paix loin des humains a toujours répugné ces derniers qui cherchaient alors la moindre excuse pour les éradiquer. Pour ma part, je m'affirmais déjà mourant à leurs pieds et, si je subissais leur mépris, jamais l'un des passants ne s'est décidé à abattre ainsi un moribond. Par ailleurs, c'est en agissant de cette manière que j'ai rencontré Aiku et son père qui, eux, m'ont véritablement sauvé la vie. Je me rappelle encore de l'expression effarée des mercenaires lorsqu'à mon arrivée, ils découvrirent que je ne pesais que trente-et-un kilos.

Pour en revenir à ma famille, alors que j'observe un couple et leur deux fils tout sourires au stand de dongô, je me suis néanmoins toujours demandé pourquoi mes parents m'ont abandonné enfant. Il est connu que les membres de mon clan restent ensemble, entre maudits qui ne vieillissent pas, et qu'ils prennent soin d'eux-mêmes. Ainsi, pourquoi suis-je seul et n'ai-je jamais vu le moindre Noroi de toute ma vie ? En dehors de près de dix années passées au pays des Sources Chaudes, je n'ai pourtant jamais quitté celui de l'Eau. Qu'ai-je donc de spécial vis à vis des autres enfants qui me sont identiques ? Certains Noroi ont la chance de naître sans toutes les particularités physiques qui nous sont propres. Si la marque de naissance apparaît sur chacun, il en est certains qui ne possèdent ni chevelure sombre à teinte verte, ni prunelles rouges, ni pâleur excessive. Mon problème vient-il du fait que je présente chacun de ces traits physiques dans leur forme la plus pure ? Il ne sert à rien de se poser cette question mille fois, et pourtant ...

J'attends que la jeune famille ait effectué ses achats puis viens prendre leur place au stand au même instant qu'une vieille femme qui me bouscule un peu. Comme à l'accoutumée, je ne lui jette pas un regard ni un mot d'excuse et me concentre sur ce qui est vendu par l'homme barbu qui me fait face. Cependant, la septuagénaire amorce un regard vers moi dans le but de s'excuser et, du coin de l’œil, je la vois se figer. Je tente de faire comme si de rien n'était mais, par prudence, fais mine de regarder le marché dans la recherche de ninja. Au premier coup d’œil, il n'y en a pas, ce qui est un avantage pour moi si la vieille femme fait ce que je j'attends qu'elle fasse. Je ne suis que trop habitué à ce genre de regard.

- Madame, lui fait le vendeur pour la troisième fois, qu'est-ce que vous désirez ? Mais ladite dame sur ma gauche ne fait pas attention à lui et, subitement, se recule apeurée du stand et de moi-même, bousculant au passage trois autres passants sans y prêter davantage attention.

- Qu'est-ce que vous faites là, vous ?! jappe-t-elle en me pointant à moitié d'un doigt tremblant. Étant donné la situation et le fait que la plupart des regards sont désormais tournés vers nous, je n'ai d'autre choix que d'accepter la situation et de lui faire face, plantant mon regard de couleur sang sur elle, sans autre expression qu'une haine identique à celle que possédaient tous ceux qui me laissaient mourir de faim sur le bord de route. Si la mamie était déjà effrayée en me "reconnaissant" et en m'ayant touché - oh mon Dieu -, nul doute ne fait qu'elle est à présent dans une panique totale. V-vous ... Vous êtes un ...

- Achetez donc vos dongô et laissez-moi en paix, la coupé-je avec une froideur non dissimulée dans la voix. Le mal est déjà fait en soi ; elle n'a aucun doute sur mon appartenance au clan Noroi et son âge ne me permettra pas de lui faire croire que c'est un simple tatouage qui orne mon front. Fervente croyante à ces rumeurs presque mythiques qui affirment que quiconque vit près d'un Noroi, ou pire en touche un, mourra sous peu, la femme commence à frotter avec énergie son épaule droite étant rentrée en contact avec ma gauche. Avant de se dire probablement que cela ne fait qu'accroître la zone de contact en affectant également sa main, au vu du regard qu'elle lui porte ensuite. La dernière fois qu'une telle chose était arrivée, c'était il y a onze ans il me semble, lorsque le chef et doyen d'un petit village que nous venions de libérer de pirates de terre avait refusé de nous payer en compensation, argumentant auprès de Gureiru que le fait de m'avoir amené en ce lieu ne les avait pas sauvés mais tous condamnés. Nous étions alors reparti bredouille après que le chef de notre groupe ait affirmé au vieillard que ses mercenaires ne viendraient plus à son aide, non à cause de l'absence de paiement mais de la stupidité des habitants. Comme le hasard fait bien les choses, et afin de poursuivre la soi-disant malédiction frappant mon clan, le village en question avait fini en cendres quatre jours plus tard, ne laissant aucun survivant parmi la vingtaine d'habitants. Il se trouve que les compagnons des pirates tués par nos soins avaient eu vent de la nouvelle et étaient venus régler leur compte. Ironiquement, si le doyen nous avait payés sans tenir compte de mes origines, son village aurait perduré.

- Vous ne devriez pas être là, monstre ! poursuis donc la vielle fripée sans trop savoir quoi faire de ses mains. Partez d'ici, partez du village ! Je vais en parler aux ninja du coin pour vous chasser. Tout autour, se dressent des visages pleins d'incompréhension. Ils ne savent pas de quoi elle parle, mais je sais qu'elle ne tardera tout de même pas à propager la nouvelle aussitôt que je serais parti. Un homme brun dans son dos, âgé visiblement d'une quarantaine d'années, vient à sa hauteur et lui demande de se calmer. La vieille femme a beau alors chuchoter, je ne l'entends pas moins lui dire que je suis un Noroi et que, pour en avoir vu traîner quatre autour du village il y a des décennies de cela, au début du règne du Sandaime Mizukage, elle en reconnaîtrait parmi mille. La réaction de l'homme est vive et son expression abasourdie disparaît aussitôt, chassée par un regard de haine. Un autre qui connaît mon clan, comme redouté.

- Dégage, maudit, crache-t-il en effectuant un pas menaçant en avant. Si j'avais mon bandeau shinobi sur moi, il n'approcherait pas ainsi et ne serait pas si sûr de lui, mais le fait est que je ne l'ai pas pris pour faire les courses. Pour ma part, je ne m'inquiète pas davantage de ses propos et me retourne vers le stand de dongô.

- Excusez-les, fais-je au barbu toujours dans l'incompréhension. Je prends ce que je désirais dans son stock et pose les pièces nécessaires au paiement sur le dessus de son comptoir avant de tourner le dos à tous et de m'éloigner.

- Repose ça ! crie le quadragénaire en avançant cette fois plus assurément. Tu ne restes pas ici. Un bruit sourd et soudain me fait pourtant me retourner. Entre l'agressif et moi-même se trouve Aiku, son imposante épée dégainée qu'il tient à bout de bras pointée vers les autres. Le concernant, son bandeau frontal de Kiri est clairement visible sur son front, de jour comme de nuit. Raguneru - le nom de son épée - flamboie à la simple lumière du jour et ce malgré les nuages qui cachent le soleil.

- Faites votre marché ou partez, fait-il d'une voix froide qui ne lui est pas coutumière. Si je vous revois traîner autour de lui, vous aurez affaire à moi. Meï-sama ne veut pas de problème dans son village, c'est clair ? Il abaisse alors son arme sans pour autant la ranger, leur tourne le dos à leur tour, agrippe mes sacs et disparais avec. J'observe un quart de seconde la terreur procurée par mon ami à cet idiot de villageois puis le suit en disparaissant à mon tour sur les toits voisins. On se retrouve dans une rue bien plus calme deux cents mètres plus loin. Raguneru est rangée dans son fourreau et les sacs de nourriture sont posés aux pieds d'Aiku. Ça va, toi ? me demande-t-il calmement. Pas géniale comme sortie.

- J'aurais pu me débrouiller seul, tu sais ? fais-je aussitôt avec une pointe de rancœur. J'aurais pu, c'est vrai, mais l'aurais-je fait quitte à m'attirer de graves ennuis ? Je ne suis plus ce faible que vous avez sauvé, toi et ... et ... Un trou. Comment ? Pourquoi n'arrivé-je pas à donner son prénom ? Il est son père, il était mon protecteur et le chef de notre groupe de mercenaires. Que m'arrive-t-il ? Ce n'est pas quelque chose que l'on peut oublier facilement, le prénom d'un être cher. Un prénom que je me rappelle pourtant avoir eu en tête il y a seulement cinq minutes. La tête me tourne et je commence à paniquer à mon tour ; j'ai l'impression que ce n'est pas la première fois que ça m'arrive. Sans que je m'en rende compte, Aiku est à côté de moi, une main apaisante sur mon épaule et un regard étrange, presque triste.

- Gureiru ? dit-il. Oui, Gureiru, bien sûr que c'est ça. Les Mercenaires de Gureiru. Le grand Samatoyashi Gureiru, ancien Jônin renommé de Kiri. Gureiru le père d'Aiku. Comment ai-je pu oublier cela, ne serait-ce qu'un court instant ? C'est pas la première fois que ça t'arrive, Soren, déclare Aiku. Mais tu n'avais jamais paniqué jusque là ... Que veut-il dire par là ? Que je perds la mémoire ? Je ne le quitte pas des yeux, l'observant avec dureté, mais force est de constater qu'il est inquiet pour moi et qu'il a probablement raison. Je ne suis plus tout jeune, il faut bien l'avouer, et je ne connais rien de mes antécédents familiaux. Étant donné la forte consanguinité dans mon clan - car personne d'autre que les Noroi ne veut de Noroi -, il est déjà étonnant que je sois aussi sain d'esprit. J'ai déjà croisé une famille aux cheveux blonds platine dont les membres, afin de garder la "pureté" de son sang, ne se reproduisaient qu'entre frères et sœurs. Deux enfants sur trois devenaient fous et sadiques.

- Ça va aller, c'est juste temporaire. Je sais qui est ton père.

- Mais tu ne sais pas qui est le tien, continue-t-il. Tu n'as jamais pensé à retrouver tes parents ? Tu pourrais en apprendre plus sur toi-même.

- Les parents élèvent leurs enfants, les aiment et les protègent. N'ayant rien eu de tout ça, je considère n'avoir pas de parents. La raideur dont je fais preuve n'est pas voulue, mais il semblerait que le sujet me touche plus que prévu.

- Et pourtant, tu n'es pas apparu du jour au lendemain. Je le répète : tu en apprendrais plus sur toi et, qui sait, peut-être que ce que tu découvrirais te ferait changer d'avis sur certaines choses. Je sais qu'il n'a pas tort, et j'ai naturellement déjà pensé à tout cela bien avant même sa propre venue au monde. Mais au-delà du dégoût que j'estime avoir pour mes parents, s'ils sont encore en vie, c'est également la peur qui m'a retenu jusqu'à présent. La peur de ce que je trouverais.

Nous poursuivons notre chemin jusqu'à notre appartement où nous y déposons et rangeons nos achats. L'heure du déjeuner venue, je me décide à ne pas rejoindre mon ami et reste dans ma chambre en compagnie des mes ouvrages. Le temps passe sans que je ne le remarque et, rapidement, la nuit est déjà tombée. Vient alors l'heure du dîner et je daigne enfin quitter mon antre pour m'asseoir face à Aiku.

- Très bien, je vais les chercher, mais après l'examen Chûnin lui déclaré-je avec conviction à sa grande surprise. J'ai passé la journée à y réfléchir. Je sais par où commencer.


NenaKonstanZ


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Re: Raison et sentiments    Dim 17 Juil - 16:14

Correction de Soren

Positif


Ohayo Soren,

Un très bon texte dans son ensemble, on y découvre un peu plus ton personnage et c'est agréable.


Négatif


Une petite erreur de contexte en parlant d'un sage "nain" que j'ai pu relever xD sinon le reste est parfaitement dans les normes.  


Gains


5 PE


Cordialement Asyiah
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