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[FB] Love is a smoke made with the fume of sighs [PV Hatoma]
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風 | Suna no Jônin ▬ Haut conseiller
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Kayaba Akihiko
Messages : 533
Date d'inscription : 24/06/2015
Age : 20
Localisation actuelle : Quelque part, perdu dans mon esprit.

Fiche Shinobi
Rang: A
Ryos: 689
Expérience:
365/500  (365/500)

Ordre de mission:
 

RP 01
Love is a smoke made with the fume of sighs
revelations — see what i've become


Il y avait énormément de problèmes à gérer au sein du village. Ainsi, tous les membres le composant se donnaient à fond, y compris les nouveaux dirigeants. Cela dit, ce n'était pas parce qu'il y avait un examen Chuunin qui se profilait proche de Kiri et que la structure avait été détruite que le monde extérieur s'était arrêté. Il y aurait toujours des mystères à résoudre, des enquêtes à mener et des gangrènes à éradiquer. En l'état, peu de personnes étaient au courant de ce qui pouvait bien se tramer hors des frontières du sable. A vrai dire, il n'y avait que deux hauts rangs ; Totoro Ikki et Kayaba Akihiko. Respectivement chef des espions et Haut-Conseiller, ils constituaient à eux deux la nouvelle politique de Suna. Aussi était-il normal pour eux de connaître ce genre de détails, d'autant plus que ce furent les sbires du premier qui rapportèrent lesdits éléments au second. En quelques minutes, le blond se chargea d'écrire l'ordre de mission afin que tout ceci soit consigné et présent dans les archives, juste au cas où. Un bref coup d'oeil aux effectifs du village lui fit rapidement comprendre qu'il allait encore devoir gérer ça tout seul. Se surprenant à sourire seul et sans raison, il se ressaisit et fonce en direction des appartements de Hakase afin de récupérer ses affaires.

Depuis la destruction du village, il ne restait que trop peu d'habitations encore habitables. C'est pourquoi de nombreux ouvriers travaillaient d'arrache-pied afin de permettre à la population d'avoir un endroit sain et bien à eux où dormir. Le ras-le-bol des campements de fortune commençait à s'emparer d'eux et c'était tout à fait normal. Pour le coup, le conseiller était bien chanceux d'avoir un tel lien avec la fille Kusaribe, ce qui lui garantissait toujours le gîte et le couvert. Sans pour autant s'en vanter, il se plaisait tout de même à montrer sa supériorité à ce qu'il considérait comme la plèbe. Son statut et son influence mondiale n'y étaient pas pour rien.

La jeune femme était elle aussi dans ses appartements, se reposant après quelques gros soins prodigués dans la journée. Le travail de ninja médecin n'était pas de tout repos, surtout lorsqu'il fallait gérer les patients aigris qui, au final, n'avaient pas grand chose. Gentille comme tout, elle ne s'était jamais permise de leur faire savoir que ça l'insupportait au plus haut point. Elle-même ne savait pas qu'elle ressentait cela. Sans broncher, elle répondait aux désirs décents que ceux-ci pouvaient avoir sans pour autant sombrer dans l'excès (le fantasme de l'infirmière sexy, vous connaissez...), tout de même pressée de pouvoir rentrer chez elle. Une fois sa journée terminée, elle prenait toujours un bon bain tiède, accompagné de son thé préféré. Il n'était pas rare qu'elle s'endorme et que l'eau devenue trop froide finisse par la réveiller.

Pour une fois, ce n'était pas la température de l'eau qui la réveilla mais le bruit de quelqu'un frappant à la porte. La nuit commençait à tomber et elle se demandait qui pouvait bien venir la déranger alors qu'elle tentait un peu de se relaxer. Elle soupira longuement et se demanda si elle allait répondre ou bien l'ignorer. Elle patienta encore quelques instants et finit par utiliser sa sensorialité. Pourquoi n'y avait-elle pas pensé avant ? Probablement car elle était dans le brouillard suite à ce réveil forcé. Un grand sourire apparut sur ses lèvres lorsque la personne inconnue fut enfin sondée. Il s'agit de l'homme qu'elle avait toujours aimé, comment pouvait-elle le faire patienter de la sorte ! Elle commença alors à sortir de sa baignoire quand une idée germa dans son esprit. Peut-être allait-elle enfin pouvoir le séduire, après toutes ces vaines tentatives. Cela dit, les intentions du Conseiller lui étaient encore inconnues.

« Entre Akihiko, c'est ouvert ! Cria-t-elle afin qu'il l'entende ».

L'homme s'exécuta et pénétra dans le hall d'entrée. Hakase n'était pas encore devant lui, aussi se demandait-il ce qu'elle pouvait bien faire. Ce n'était pas dans ses habitudes que se faire désirer, elle était plus du genre spontanée à lui sauter directement dessus en espérant réussir à l'embrasser... Ce qui n'était pas chose aisée. Pas du tout. Finalement, il entreprit de se déchausser afin de tuer quelques secondes pour enfin enlever sa veste. Quelques instants plus tard, il entendit une porte claquer ce qui attira son attention. Puis des jurons et enfin le signe de la maladresse de la jeune femme qui venait de glisser. Se tapotant le front, désespéré, il ne put s'empêcher de se dire qu'elle était irrécupérable. Elle, au moins, avait toujours gardé une part de son âme d'enfant, ce qui n'était malheureusement pas le cas de tout le monde...

« Tu peux t'en griller une en attendant, je finis de me préparer ! S'exclama-t-elle de nouveau alors que le blondin n'avait pas encore pris la parole ».

Cette situation était surréaliste aux yeux du Kayaba. Que pouvait-elle bien lui préparer ? Il fallait être fort psychologiquement pour encaisser les déboires de la demoiselle ; imprévisible et hors du commun, elle pouvait vous surprendre tous les jours. Akihiko en était la preuve vivante. Chaque jour en la présence de son amie avait son lot de surprises... en bien comme en mal. Éperdument éprise du Juunin, elle faisait tout ce qui était en son pouvoir pour qu'il se déclare enfin, sachant pertinemment à quel point c'était compliqué dans sa tête. Il n'était pas comme les autres, ah ça non ! Il intériorisait tout ce qu'il pouvait ressentir et n'était pas forcément prêt à avoir une nouvelle relation depuis la perte de sa fiancée il y a maintenant près d'une douzaine d'années. En effet, celui-ci n'avait pas encore fait le deuil et n'était toujours pas passé à autre chose. Il aimerait bien en être capable, mais en l'état c'était impossible.
Finalement, le prestigieux Sunajin sortit une cigarette de son paquet et l'alluma, positionné à la fenêtre. Le regard lointain, il admirait le coucher de soleil qu'il trouvait magnifique. En réalité, il était plutôt banal mais l'état d'esprit du jeune Roi n'était pas aussi rigide qu'à l'accoutumée. Il en avait marre de ressasser sans arrêt les pires moments de sa vie. Lui qui ne souhaitait qu'une chose... Il n'y arriverait pas ainsi. Il devait s'efforcer de passer à autre chose, même si c'était contre ses valeurs. Depuis qu'Aika avait été retrouvée morte, celui-ci s'était promis de retrouver son bourreau ; en vain. Suite à quoi, il s'était toujours dit que jamais il ne trahirait sa mémoire et jamais il ne cesserait de penser à elle ; et, par extension, jamais il n'en séduirait une autre. Cependant, il ne savait pas que tout ce qu'aurait souhaité sa tendre était qu'il vive pour elle, qu'il profite pour deux. Elle avait toujours voulu le voir heureux ; le voir se morfondre de la sorte, se ruiner et arrêter tout simplement de vivre pour ne pas la tromper la rendrait malade.

Les yeux larmoyants, il continuait de fixer le soleil couchant. Quelque chose d'humide vint caresser ses joues et il était clair qu'il ne s'agissait pas de pluie. Des larmes, des larmes de tristesse. Il craquait, à nouveau. C'était tout à fait normal. Personne ne pouvait toujours tout encaisser sans finir par exploser. C'est pourquoi Hakase avait toujours était effrayée par cette facette. Elle avait peur qu'un jour la démence s'empare réellement de lui et qu'il perde le contrôle. La chose qui l'habitait ne l'aidait pas à se sentir plus rassurée, même si pour l'instant cela semblait être plutôt endormi.
Cette dernière, enfin préparée, arriva discrètement dans le dos d'Akihiko, le regard toujours perdu au loin, noyé dans cette mer de sable. Celui-ci ne l'avait pas encore remarquée, ce qui l'étonna grandement. Lui qui avait toujours ses sens aux aguets... Il y avait anguille sous roche. Avec douceur, elle vint se coller contre son dos, ses bras dénudés entourant la taille de celui qu'elle aimait tant. Aucune réaction. Il n'avait même pas tenté de s'en défaire. Elle fronça alors les sourcils, pensant à une mauvaise blague et se dégagea alors. Machinalement, Akihiko s'en alluma une autre, chose qu'il ne faisait pas lorsque la Kunoichi était proche de lui. Alarmée, Hakase se décida à le forcer à la regarder. En effet, celle-ci s'était vêtue spécialement pour lui ; une robe en dentelle fine la recouvrait tout en faisant ressortir ses formes ainsi que son joli minois. Ses iris bruns étaient également mis par un simple mais efficace coup d'eye-liner noir... Bref, elle avait tout mis en œuvre afin de faire fondre le cœur du dévoué Conseiller. Ses frêles mains posées sur les épaules de celui qu'elle aimerait voir devenir son amant, elle tira un coup se de manière à ce qu'il se retourne enfin.

« A... Aki... ? Balbutia-t-elle en découvrant les larmes qui coulaient sur les joues du presque trentenaire. Que se passe-t-il ? »

Le dénommé n'avait jamais souhaité inquiéter Hakase. Il avait toujours masqué ses peines, douleurs, chagrins, maux afin qu'elle ne se fasse plus de soucis inutilement. Mais pour le coup, c'était trop dur. Bien plus dur que tout ce qu'il avait à masquer au quotidien. Montrer au monde entier que l'on est fort, insensible, méprisant, dur... C'est simple. Avoir cette façade en présence des personnes auxquelles on tient le plus, c'est beaucoup plus dur. Fatalement, c'était également le cas d'Akihiko. Ce n'était pas la première fois qu'il craquait, bien que cela datait déjà de quelques années. Un peu plus de trois ans, peut-être quatre. Toujours était-il qu'il détestait se dévoiler ainsi ; cela signifiait montrer ses faiblesses à autrui et, en l'occurrence, il ne savait pas ce que son amie allait bien pouvoir penser. Il savait que jamais elle ne penserait de mal de lui, mais il avait peur que sa réaction soit bien trop exagérée. Elle restait une femme terriblement sensible et tout ce qui pouvait affecter le blond se répercutait sur la noiraude.
Akihiko s'était donc retourné, de force, vers la Kunoichi. Les yeux larmoyants et ces perles humides glissant sur ses joues celui-ci souriait malgré tout. Il commençait à faire sombre à présent et son esprit avait tendance à s'embrumer une fois le crépuscule venu. Il ne savait vraiment plu quoi penser. Une chose était néanmoins certaine : il en avait marre de tout ça, de se renfermer chaque jour un peu plus si bien qu'il doutait de ses propres sentiments. Ils allaient et venaient sans qu'il puisse mettre une étiquette dessus et il lui arrivait même que ça ne soit passager. Ses émotions étaient donc présentes au fond de lui pour tout au plus cinq minutes et après... Plus rien. Le Conseiller se demandait donc souvent s'il était véritablement humain ou non, s'il était normal... Il en avait plus que ras-le-bol de sa psychologie complètement démente. Il voulait en finir, en finir une bonne fois pour toutes et arrêter le massacre.

Déterminé à réellement en finir, son faux sourire se détacha enfin de son visage dans une décomposition morbide. Hakase eut du mal à le reconnaître et se mit à penser que cette entité masquée tait en train de prendre la pleine possession du corps et de l'esprit d'Akihiko. Pourtant, une analyse des plus basiques lui aurait permis de savoir qu'il n'y avait rien de tout cela. Elle était bien trop effrayée et anxieuse pour penser à ça. Elle ravala ses pensées lorsque le plus grand apposa ses mains sur ses frêles épaules en tremblant. Il n'allait vraiment pas bien et peut-être était-il en train d'expulser une quasi trentaine d'années de souffrance et de malheur. Mais ça, elle ne le savait pas. Pas encore. Clope encore au bec, la jeune femme lui demanda de la terminer ou de l'écraser afin qu'il ne vienne pas à commettre quelque chose de plus ou moins regrettable vis-à-vis des deux. Il s'exécuta et, ce faisant, décida d'essuyer les larmes qui ne cessaient de perler sur son visage blême. Il déglutit alors afin de se calmer un peu.

Hakase, je... J'en ai marre... De ma vie, de moi... De tout. Je n'en peux plus de vivre ainsi, de toujours tout garder pour moi... De penser sans discontinuer à un esprit, un fantôme du passé... Bien sûr que j'aime encore Aika-chan, je ne pourrai jamais l'oublier ! Mais je veux penser à autre chose... Vivre ma vie et non un script auquel j'étais prédisposé... On ne peut même pas dire que je vie à l'heure actuelle... Je me tue au travail en espérant oublier un peu tous mes soucis, mes malheurs... mais non ! Quoi que je fasse, tout cela revient à la charge... Et ça me tue à petit feu. Ce mal qui me ronge est si horrible... Bien plus virulent que cette saloperie qui m'abrite ! J'en ai marre... Je... Je ne sais pas comment le dire...

L'homme désespéré détourna le regard, honteux. Pour la première fois de sa vie il se sentait honteux. Honteux d'avoir dévoilé tout ça à la seule personne qui l'aimait réellement pour ce qu'il était et qui ne l'abandonnerait jamais. Honteux d'avoir gâché l'instant drague et sensuel de son interlocutrice. Honteux de lâcher prise de la sorte. Il se sentait tout aussi lâche que de vouloir abandonner tout ça, tout ce pourquoi il avait vécu, tout ce à quoi il avait consacré sa vie. Bien loin de songer au suicide après tout ce qu'il avait pu construire, il voulait néanmoins tout abandonner pour s'exiler ou Kaguya ne sait quoi.
La femme aimante prit alors la tête désemparée d'Akihiko et la posa contre son épaule tout en la lui tapotant affectueusement avant de lui caresser les cheveux. Ce geste se voulait rassurant : l'aura qui se dégageait de la jeune femme y était pour beaucoup, ainsi que sa proximité. De plus, elle tentai de lui envoyer de l'énergie apaisante, façon de parler, bien que l'effet escompté n'eut pas été atteint.

« Tu vis encore en fonction de ce que tu penses qu'Aika aurait voulu, hein... marmonna la jeune femme. Le meurtri répondit par un faible hochement de tête puis elle reprit. Tu sais, je suis également une femme et je pense pouvoir comprendre la volonté d'Aika. Celle-ci n'était pas inconnue au village et j'ai déjà pu lui parler à de nombreuses reprise ! Je peux donc t'assurer une chose, Akihiko : celle-ci aurait voulu que tu sois heureux, quoi qu'il arrive. Elle n'était pas du genre à vivre avec les fantômes du passé alors pourquoi devrais-tu emprunter cette voix-là ? Ce n'est pas parce que tu viens à en aimer une autre que tu finis par oublie ton premier amour, surtout en ces circonstances... Laisse-toi aller, laisse parler tes sentiments... Tu te sentiras beaucoup mieux après ça, crois-moi, lui expliqua-t-elle en prenant la tête de celui qu'elle aimait entre ses mains, la plaçant face à la sienne afin de pouvoir le regarder dans les yeux. »

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, le blondin avait été profondément touché et marqué par les douces paroles de la Kusaribe. Il cligna des yeux plusieurs fois et sécha ses yeux d'un revers de la main, souriant légèrement mais naturellement. Cela avait ouvert une sorte de porte en lui, ou plutôt cela avait brisé un mur froid et glacial. Question de perspective.
Pour un soir, le Diamant de Suna allait enfin laisser parler son cœur plutôt que son esprit et sa logique à lui. Pourquoi ne pouvait-il pas vivre comme tout le monde, en fin de compte ? Pourquoi devait-il calculer le moindre de ses faits et gestes ? Pourquoi était-il resté ainsi aussi longtemps ? Tant de questions qui embrouillaient son esprit critique, qui l'empêchaient de savoir quoi faire. Finalement, il ferma les yeux et laissa ses sentiments agir à sa place. Leurs lèvres s'effleurèrent et les deux amants d'un premier soir s'adonnèrent à un baiser passionné...

.oOo.



Le lendemain matin, le blond prit enfin ses affaires. Requinqué et tout guilleret, heureux d'avoir enfin pu changer cet aspect de lui-même, il offrit un dernier baiser et une dernière embrassade à sa douce avant d'enfin partir. Il aurait pu partir la veille au soir plutôt que de passer tout ce temps avec Hakase, mais il faut croire qu'il avait eu raison d'y rester. Tout cela ne serait jamais arrivé et peut-être aurait-il pu rencontrer de plus gros soucis sur le trajet. Lorsque le crépuscule frappe, les pires sortent et d'autres laissent leurs pulsions prendre pleine possession de leur corps.
Bref, il se dirigea promptement en direction des portes du village, du moins ce qu'il en restait, et expliqua la situation aux gardes. Les hauts rangs du village étaient essentiels en cette période de trouble mais les obligations de l'ancien Haut Conseiller se trouvaient ailleurs, comme bien souvent. Il faisait malgré tout son possible pour rester au sein de Suna afin de toujours surveiller et rassurer la population.

Après quelques temps de marche, course et sauts à travers les arbres, voilà que la lisière et la frontière de Kusa no Kuni se profilaient à l'horizon. Les informations quant au campement de ce groupuscule étaient encore trop peu fiables et précises, il fallait donc chercher soi-même afin d'éviter toute surprise.
Mais la mission, quelle était-elle ? Un groupuscule s'adonnait à certains vices à l'encontre du village de l'herbe et sévissait depuis quelques temps déjà. Le monde avait déjà entendu parler d'un Nukenin qui débarrassait cette terre de toute cette racaille mais les détails étaient encore flous, très flous. Personne n'avait encore pu mettre la main dessus. Tout forçait à parier qu'il allait réitérer l'opération avec ledit groupuscule. L'homme se prenait très probablement pour un purgeur et Akihiko n'aurait aucun mal à le cerner et établir son profil psychologique. L'idée le faisait frissonner de plaisir.

Le Sunajin fit le tour de la frontière de Kusa et finit par trouver différentes traces de lutte, du sang et... des morceaux de cristal qui jonchaient le sol. Une brève sonde lui permit de comprendre que ce n'était pas du cristal naturel mais plutôt du Shôton, un Kekkei Genkai plus ou moins rare. Un sourire carnassier apparut sur ses lèvres : la rencontre se voulait prometteuse et amusante, bien qu'il n'irait pas forcer l'affrontement. Certes intelligent, rapide et méticuleux, rares étaient ses chances de l'emporter comme un adepte du Ninjutsu élémentaire, a fortiori contre un utilisateur de Kekkei.

Quelque chose perla soudainement le long de ses joues, ses cheveux étaient humides – frôlant les frisottis – et ses vêtements détrempés. La pluie s'abattait sur le pays et ses habitants. L'atmosphère était sombre et les nuages s'agglutinaient de plus en plus, ce qui ne laissait rien présager de bon. Akihiko regarda au loin et constata que le sang continuait encore sur un peu plus d'un kilomètre, à travers les bois, tout en s'éloignant du village. Il s'agissait de la seule piste qu'il avait, il devait la suivre. Le sang fut suivi à la trace lorsque plus rien de rouge ne put se faire voir sur le sol ou les arbres. Cependant, un fourré était visible et l'homme s'y aventura. Ici pouvait se voir des traces sanglantes, mais plus fraîches que les autres. Ce fourré était également ouvert au ciel et les trombes d'eau s'y abattaient sans discontinuer. S'y avançant, le Juunin n'avait pas eu besoin d'activer sa sensorialité. Un cratère avait été creusé, probablement dû à une grosse pression de chakra, et un homme se trouvait en son centre, un regard presque triste mais aussi neutre fixant le ciel, sans même cligner des yeux à cause de la pluie. La plupart de ses habits et de son visage étaient tâchés de sang et il était clair qu'il ne s'agissait pas du sien. Assistant à ce macabre théâtre, Akihik tourna rapidement sur lui-même afin d'observer le triste décor qui lui était offert. Il y avait au moins cinq ou six corps et plus une âme ne vivait ici, à part le Nukenin et lui-même. Avait-il réussi cet exploit tout seul ? Probablement, il y avait encore de nombreux éclats de cristaux à cet endroit.

Cette scène était pour le moins intrigante et confortait l'idée qu'avait le Conseiller de tout cela : il n'allait certainement pas chercher à se frotter à lui. Il pourrait lui tenir tête mais certainement pas l'abattre ou le mettre KO. Finalement, il s'avança en direction de l'homme aux cheveux auburn et, posté juste à côté de lui, fixa en la même direction que lui. Cette fois-ci, il ne voyait plus le corps ensanglanté d'Aika, mais une Fuwa souriante et heureuse. Heureuse qu'il ait enfin fait le bon choix et qu'il continue de vivre sa propre vie, pas celle à laquelle il avait été prédisposé il y avait déjà de nombreuses années. Il se mit également à sourire et se tourna finalement vers le nouvel inconnu qui n'avait toujours pas bougé depuis son arrivée. Prestement, il s'alluma une cigarette qu'il protégea de la pluie à l'aide de sa main libre et en tira une bonne bouffée qu'il expira lentement, histoire de souffler un peu.

Fantômes du passé, amour chimérique ou avenir sanglant ? 」 Demanda le blondin.

Il allait ainsi pouvoir juger une partie de la psychologie de ce Nukenin hors du commun et voir s'il méritait réellement son attention ou pas. Auquel cas il partirait simplement sans laisser de trace ni rien, sans même lui adresser la parole. Bien sûr, une once de mépris pouvait se faire ressentir dans sa voix, mais ce n'était plus comme avant. Ce n'était plus aussi fort, intense et forcé. C'était quelque chose de naturel et il en fut le premier étonné, bien qu'il n'en montra rien. Surtout pas un à homme qui pouvait être relativement dangereux. Chose à noter, d'ailleurs, le déserteur ne pourrait certainement pas l'attaquer à vue en pensant qu'il vient pour lui, à moins qu'il n'ait déjà entendu parler de lui, ce qui était fort probable. Car, en effet, bien que connu, il ne portait jamais le bandeau frontal de son village. En effet, son influence faisait qu'on le reconnaissait quasiment partout où il allait. Était-ce également le cas de cet homme étrange ?

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Il y'a plus de choses dans le ciel et sur terre, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans toute votre philosophie.
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