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Journée radieuse - Le Rat et le Corbeau
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Journée radieuse - Le Rat et le Corbeau    Dim 17 Mai - 7:02
Journée radieuse
Le Rat et le Corbeau



C'est une journée splendide ! Le genre de journée où l'on se réveille avec du baume au cœur, une envie de chanter et de danser sans raisons particulières. Le genre de journée où tout vous émerveille, tout vous semble beau et radieux. Le soleil, les gens, la blatte sur votre oreiller. Une journée pour sortir en rue, parader comme un paon, croiser le regard des jolies filles, intimider les marchands sapés comme des prêtres. Se sentir fort et époustouflant ! Un matin pour un champion comme moi. Je me réveille dans un squat d'une nuit, une maison à l'abandon infestée par la vermine et les nuisibles. Cela n'a, certes, rien de bien glorieux, mais c'est la vie telle que je l'ai choisie. Je vis où je veux, je fais ce que je veux et je n'ai de comptes à rendre à personne. J'ai envie d'être étincelant aujourd'hui. Je ramasse l'éclat d'un miroir poussiéreux sur le plancher pourri et le frotte avec ma manche pour pouvoir m'y voir. Je me saisis d'un kunai tiré de ma manche et commence à me raser. Inutile de trop en faire, et je n'ai jamais aimé être rasé de près. La besogne terminée, j'enfile mon manteau... et hésite un instant à revêtir un Henge no jutsu. Le soleil est radieux, je ne voudrais pas manquer d'en profiter en portant un manteau et un ensemble noir. Peut-être que quelques couleurs me rendront également plus discrets dans ce village coloré. Quel village déjà ? Shu... Shukuba. Oui, c'est cela. Le village des auberges. Remplis de bars, d'hôtels, de salles de jeux et autres divertissements. Une ville parfaite pour exercer mes talents et pulsions.

Mon apparence choisie, je quitte la demeure délabrée, sans même me retourner. Aujourd'hui, je me sens bien ! Je m'étire, me baigne des chaleureux rayons de soleil et après un pile-ou-face mental décide de tourner à gauche. Je marche, je parade, je frime. J'attire l'attention ? Ce n'est pas grave. Je m'en fiche. Je suis là, et tout le monde doit le savoir. Les rues sont animées. Mais quelle heure est-il ? Un coup d’œil à la position du soleil et... Merde ! Déjà onze heure ? Qu'est-ce que j'ai foutu hier soir ?

C'est flou. Parce que mes yeux tremblaient et ma mydriase me parasitaient la vue ? Trop d'alcool ? Autre chose ? J'étais dans un bar. Oui, de l'alcool, forcément. À y faire quoi ? Un autre flash. Une demoiselle. Jolie. Blonde. Mais je n'aime pas les blonde, moi. Pourquoi je lui parlais ? L'environnement était bruyant. Je me revois presque lui hurler dans les oreilles. Oh. Oui. Une bagarre. Aaaah... Je comprends. Je m'étais servi d'elle pour qu'on ne fasse pas attention à ma main. Celle qui lui caresse la taille une seconde et celle d'après fouille la poche arrière d'un homme... bien plus grand que moi. Bien plus imbibé. Décidément, le saké ne me réussi pas. J'ai été maladroit. Il l'a senti, m'a envoyé son poing dans la face. Des tables éclatent, des chaises volent. J'aurai peut-être dû faire ça dès mon réveil. Je palpe mes poches. Mes innombrables poches. Un, deux. Trois portefeuilles. Je les vide du peu de liquide qui y reste et jette les étuis de cuir sans y prêter plus d'attention. J'ai une excellente mémoire. D'ordinaire. Et ma mémoire musculaire me dit qu'il n'y a pas assez pour un repas. De toutes façons, je n'ai jamais assez d'argent. Qu'à cela ne tienne !

Je parcours les rues, déambule joyeusement, le regard enfantin. D'un élan d'immaturité, j'adopte une démarche arrogante, fière. Je suis le roi. Regardez-moi. Oh, non pas vous, monsieur. Continuez de lire le menu du jour pendant que je m'occupe de vos poches. Je vois que les joueurs compulsifs sont déjà vissés sur leur tabouret à goinfrer le pachinko de pièces. Des proies sans intérêts. Trop « légères ». Je prends à gauche. Puis à droite. Tout droit. Hop ! Par ici, la monnaie. Ces pauvres gens sont tellement préoccupés par leurs petits besoins illusoires qu'ils ne remarquent pas la main fouillant furtivement leur sac et poches. Je croise le regard d'une jolie brune. Je souris en coin. C'est elle qui se retourne. Je le sais parce que je me suis retourné aussi. Cela aurait été du gâchis de mettre un portefeuille à ce derrière là. Oh que cette journée est fantastique !

Ma tournée faite, je compte la recette dans une ruelle, derrière un restaurant, sans cesser de marcher. Mille, deux mille. Deux mille cinq-cent ryôs. Parfait ! Je vais pouvoir m'offrir un festin des plus décadents. Quel est le restaurant le plus cher ? Peu importe, le plus clinquant suffira. Celui qui aura l'argenterie la plus fine, la décoration la plus ostentatoire, les mets les plus délicats. Ce veston rouge, bien qu'illusoire, me va à ravir. Peut-être devrais-je un jour m'essayer au shopping. M'éclater comme la fille pourrie gâtée d'un grand Seigneur. Tout cela aux frais du « contribuable ». Contribuable de mes taxes arbitraires. Je suis propre, je suis direct, aucune paperasse avec moi. Vous vous faites dépouillé comme avec n'importe quel autre état. La différence, c'est que ne vous en rendez compte qu'une fois que vous chercher cet argent.
Je trouve finalement le restaurant de mes ambitions. Sobrement baptisé « Kamo », il est absolument merveilleux pour mon caprice. Je suis naturellement accueilli par des hôtesses si lisses qu'on peut aisément les confondre avec des poupées de porcelaine. Leur phrasé est soutenu par de nombreuses interjections polies et respectueuses. Je me sens comme un prince dès l'entrée. Je leur rend la pareille, par le même cirque de courtoisie et je suis conduit à ma table. À peine suis-je assis qu'une autre hôtesse arrive avec une serviette chaude à l'eucalyptus et le menu. Après l'avoir poliment remerciée, j'étale la serviette sur mon visage et inspire profondément. S'il me reste des relents d'alcool dans l'organisme, l'eucalyptus se charge rapidement des les évacuer. Mes sinus se dégagent, mes poumons s'ouvrent pleinement. Le tissu refroidit, je le plis soigneusement et le pose sur le côté. J'inspecte le menu. Un menu chargé aux prix... Parfois exorbitants. Jusqu'à sept-cent ryôs le plat de sushi ! C'est proprement scandaleux. Et j'aime ça ! Je parcours la carte pour finalement choisir le menu à mille quatre-cent. Assortiment d'entrées, sashimi, avant petit plat, plat sélectionné par le chef, comme le riz, ainsi que le dessert. Je commande le tout avec une bonne bouteille de vin blanc très fruité. Plus d'alcool ? Et pourquoi pas ? Ce n'est pas moi qui paye.

Le chef me propose l'assortiment d'entrées : escabèche de sabre et son bouillon vinaigré, tempura de pintade, fruits de mer vinaigrés, crabes et crevettes marinées au vinaigre de riz, tempura de légumes de saison, ainsi qu'un tartare de crevette accompagné de sel au thé matcha. J'aimerais avoir un dieu pour pouvoir jurer par son nom tant ce tartare est merveilleux. Je n'ai pas l'habitude de la grande bouffe, mais là. J'aurai pu avoir un orgasme gustatif. Oh, il reste un filet de canard avec radis râpé. Je l'engloutis, excité par l'anticipation de la suite !
Et le chef n'est en rien décevant. Les sashimi sont quelques peu sobres : assortiment de daurade, de saumon et de thon, rafraîchis par quelques légumes de saison. La suite devient plus intéressante, car j'affectionne plus particulièrement les plats chauds. Gambas frits avec une sauce... indescriptible. Mais foutrement délicieuse. Le plat principal est un teriyaki de pintade au poivre. Je pourrais passer des années à étudier tous les dictionnaires du monde, rien ne s'approche de la réalité. Je suis seulement déçu de ne pas en avoir plus dans mon assiette.
Le plat de riz ! Déjà, là, mon estomac râle de subir un tel traitement. Il est satisfait, mais plein. Et en redemande. Ne t'en fais pas, cher bedon. Tu trouveras bien une place pour le thon gras et le bol de miso. Un miso hors du commun.
Je suis repu, mais voilà qu'on me présente le dessert. Par chance il est plutôt léger, sans manquer d'audace : une mousse au sésame noir et une glace aux haricots rouges et quelques fruits frais. Je finis le vin. J'ai l'impression d'avoir prit deux kilogrammes. Mais je ne regrette pas un instant cette décadence culinaire. Que faut-il de plus pour rendre un homme heureux ? Je sais. Je demande l'addition, règle à ne plus avoir un sou en poche et quitte l'établissement.

Ouille. J'ai du mal à mettre un pied devant l'autre. Quelle heure est-il maintenant ? Nom d'un cheveu ! Quatorze heure ! Il va m'en vouloir. Le pauvre, lui qui déteste attendre. Et je ne peux me dépêcher. J'en suis bien incapable. Je n'ai même plus le désir de faire les poches des badauds du village. Je marche à mon aise, profitant de l'allégresse du climat pour digérer calmement. J'approche du point de rendez-vous avec mon contact.

Oh mais... Que vois-je ? Quelqu'un y est déjà ? Qui est-elle ? Sait-elle pour Fûdo ? Je reste en retrait, curieux de savoir de la suite des événements. La curiosité malsaine de voir ce qu'il se passera. Celle qui incite aux plus sombres actes. Celle qui flirte langoureusement avec la mort. Ou le bonheur. Et aujourd'hui, qu'est-ce que ce sera ?
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Aujourd'hui fait partie des jours que je déteste. Je m'étais levée très tôt comme à mon habitude dans une petite auberge qui se trouvait un peu en dehors Shukuba, un petit village du Pays du feu célèbre pour son nombre incalculable d'auberges et de restaurants en tous genres. Donc, ce matin-là, je me levais tôt et vis par la fenêtre de ma chambre une peu miteuse un soleil resplendissant qui sortait à peine de l'horizon. Je hais le soleil. Il brûle la peau, ébloui et pire que tout accentue la vitesse de décomposition des créatures mortes. Une journée bien morose m'attendait. Pourtant je n'avais pas le choix, mes recherches ne pouvaient attendre et la curiosité était trop forte. J'avalai un rapide petit-déjeuner composé d’œufs frais que j'avais moi-même ramassés la veille. Une fois un peu plus réveillée, je pris mes affaires et sorti de la bicoque où j'avais passé la nuit en payant l'aubergiste-oui, parfois je suis honnête-et marchai en direction du village déjà actif et bruyant. En son enceinte, j'étais submergée de toutes ces odeurs, ces bruits. Tout cela était totalement nouveau pour moi. Cela faisait longtemps que je n'avais plus mis les pieds sur le territoire du Pays du feu que j'avais fui. Shukuba avait beau être un village, il me paraissait énorme et surpeuplé. Tant de visages passaient devant moi, j'en avais presque le tournis. Était-ce un jour de fête ou un festival? Je demandai des explications à une bonne femme, qui me répondit que tous les jours étaient identiques à celui-ci. Alors si c'était cela la vie des humains, jamais je ne viendrais habiter dans un tel endroit. Les boutiques et restaurants aux pancartes et enseignes colorés se suivaient et se ressemblaient. Comment allais-je faire pour recueillir des informations intéressantes dans une telle agitation? Par où commencer?

Le soleil était à présent haut dans le ciel, et je n'avais pas encore commencé à interroger les gens sur ce qu'ils auraient pu voir ou entendre. Je me sentais oppressée par la foule, par les crieurs de rue et les discutions. J’aperçus alors une ruelle calme et décidai de m'engouffrer dans cette dernière. Elle était ombragée et personne ne s'y trouvait. Une oasis dans cet enfer de son et d'odeur. Je me laissai tomber sur le sol, exténué rien que par le fait d'avoir vu tant de chose. Il fallait que je réfléchisse à une manière d'aborder les gens sans paraître trop suspecte. C'était tellement difficile de cacher cette haine, ce mépris ou même cette peur que j'avais des humains. J'essayais de me rassurer tant bien que même: "Non, arrête de paniquer, tout va bien. Ne fais pas ta parano!"

Je m’apprêtais à me relever lorsque j'entendis un couinement à peine audible venant du fond du coup-gorge. Là, dans la pénombre se tenait un être petit mais long, au pelage blanc et aux yeux perçants. Un rat me regardait, mi-intrigué mi-apeuré. Je respecte bien des créatures sur cette terre, pour autant qu'elle ne soit pas humaine. Mais les rats et les rongeurs en général, je ne peux pas les blairer. Le plus souvent ils sont vantards et arrogants, bref de sales petits vaux-rien mesquins et malins. J'avais bien envie de le prendre entre mes doigts et de lui casser chacun de ses petits os fragiles jusqu'à ce qu'il succombe d’hémorragie interne. Je levais sur lui une main menaçante quand je sentis une présence juste derrière moi, à l'entrée de la ruelle. Doucement, avec la plus grande discrétion, j’entrepris de m'emparer d'un kunai. Je me retournai tranquillement, sans montrer mon état d'âme. Qui cela pouvait être? Un simple habitant de ce village, ou... Un membre de l'ANBU?! Non, il ne portait pas de masque, mais son visage était caché sous l'ombre de ses cheveux. Que faisaient les gens quand ils se rencontraient pour la première fois? Ah, oui, le sourire. J'affichais donc un large sourire forcé plein de dents, le genre de sourire qui ferrait en réalité peur à n'importe qui.
"Heum, tentais-je, Belle journée n'est-il pas?"

Je détestais vraiment les journées comme celle-ci. Merde! J'avais pas du tout envie de faire la conversation.

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Non. N'y songe même pas. Sa main est dressée, prête à saisir mon contact. Un rat innocent et incapable de se défendre. Un compagnon que j'apprécie particulièrement. Il est doué de parole mais ne parle presque jamais. Je ressens son hostilité à l'égard du petit rongeur blanc. Cette envie de tuer, même une si petite créature, est palpable dans l'atmosphère. Les shinobi sont entraînés à ressentir ce genre de tension. D'ordinaire, seuls les animaux en sont capables. Phéromones ? Instinct ? La réponse est aussi incertaine que le sens de la vie. Pourtant, c'est un fait communément admis. Le vent s'engouffre dans ce sombre couloir de béton et de briques noircies par l'humidité et la saleté. Mes cheveux sont soufflés par le courant d'air, m'empêchant de réellement distinguer quoique ce soit. Je ne peux que constater que sa main s'est arrêtée. Elle aussi est perceptive. Trop pour une simple civile. C'est sûr, elle m'a repéré. À l'odeur, certainement. Mon haleine sent encore le vin et le vent soufflait dans sa direction. Choisir la bonne attitude à adopter. Laquelle ? Improviser. Cette journée est trop splendide pour que je ne cède pas à ce caprice. Elle s'est retournée. Je dégage ma frange virevoltante au gré du zéphyr importun vers l'arrière. Je peux clairement la voir. De longs cheveux noirs. Des yeux de sang. Du mascara ? Quelques anneaux carmins aux oreilles. Le visage fin. Cette ennemie des bêtes est plaisante à regarder. Mais je ne me laisse plus avoir par les charmes du sexe opposé depuis plusieurs années déjà. J'en ai rencontré des dizaines. Un soir, ou deux. Jamais bien longtemps. Suffisamment pour me faire trahir. Assez pour y risquer ma peau.

Aujourd'hui, je mène la danse. Fûdo couine. Mon regard se pose sur lui. Je feint un sourire en coin, celui qui exprime la satisfaction, le soulagement de retrouver un ami. Je m'accroupis et tends la main à ras du sol. Il s'empresse de se faufiler entre les quelques immondices qui jonchent le sol et saute sur ma paume. Je me redresse et l'approche de mon épaule gauche d'un seul mouvement. « Je t'ai enfin retrouvé. » Je la regarde à nouveau. Elle sourit gauchement. Peut-être confuse d'avoir été surprise ici. Un sourire trop grand, forcé, de toute évidence. Je ne relève pas et répond à sa politesse maladroite.
- Oui. Une journée merveilleuse. » Cette fois, mon sourire est vrai. Car cette journée est merveilleuse. Riche en opportunités. Peut-être même que Fûdo me rapporte un contrat. Un contrat que j'ai hâte d'exécuter. Le vol à la tire est amusant, mais il est banal, enfantin. J'ai besoin de relever des défis. J'ai surtout besoin de savoir pourquoi elle désirait si ardemment tuer mon camarade. Seulement, ce dernier me couine dans l'oreille. Avec le temps, nous avons élaboré un code simple. Une sorte de morse, un cryptage basique de ses cris suraigus de rongeur. Un langage adapté lorsque nous sommes sous le regard impitoyable de témoins potentiellement gênants. Et il n'est pas bon pour les affaires de se laisser aller à tuer tout le monde comme un sauvage. « Rien » me couine-t-il. Mon visage n'affiche aucune réaction. Pourtant une pincée de secondes s'écoule avant que je ne reprenne la conversation. Sans doute une ou deux de trop pour paraître parfaitement innocent.
- Je peux savoir ce que vous comptiez faire à mon rat ? lui demande-je sobrement. Inutile de me montrer menaçant si c'est encore une moukère qui a la phobie des rats. Pourtant ces créatures sont adorables. Et très intelligentes. Pauvres diables incompris. Je dois toutefois songer à une stratégie de repli. Si elle connait le véritable rôle de Fûdo, je suis compromis. Shukuba est daubé et plusieurs personnes seraient probablement au courant. À moins qu'elle n'ait pu faire son rapport. Voyons d'abord ce qu'elle a à répondre.
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Le rat au pelage blanc rejoint ce qui semblait être son maître. Je le vis courir sur le sol pavé et grimper le long du bras de l'humain. L'autre me répondit et me rendit mon sourire. Le sien était parfais et harmonieux, un sourire véritable qui m'était impossible à réaliser. l'animal à quatre patte s'approcha de son oreille, et couina comme le fond si bien les rongeurs de son espèce. Etrange réaction pour un animal. Cet homme arrivait-il à communiquer avec son rat comme je le fais avec les créatures du ciel? Si s'était le cas, alors je devais le considérer comme une gène potentielle. L'être humain fit une légère pose avant de me demander ce que je comptais aire à son si cher rat. Je plantai mes prunelles rouges dans ses yeux si sombre qu'on pourrait si perdre. Ils ressemblaient d'ailleurs beaucoup à celui du rat couleur de neige. Quoi qu'il en soit, j'étais décidé à lui révéler la vérité et peut-être en lui donnant ce qu'il souhaite me laissera poursuivre ma quête.
-Je vais être franche avec toi, fis-je, Je n'apprécie pas les rats. A vrai dire, j'en envers eux une profonde rancoeur. Non pas que j'en ai peur ou que leur apparence extérieur me dégoute. J'ai du ma cacher de nombreuses fois dans ma vie et plus d'une nuit dormir en présence de créatures comme celle qui se tiens sur ton épaule. Et je n'ai pas rencontré d'être aussi désagréable, arrogant et mesquin qu'eux. Mais s'il y a bien une créature dont la compagnie m'est encore plus détestable, c'est bien celle qui se trouve à l'entrée de cette ruelle. Humain.

En vérité, parler à un membre de mon espèce ne m'étais absolument pas familier et une certaine angoisse se propagea dans mon corps, bien que mon visage resté dur comme de la pierre. Je ne le lâchais pas des yeux, et un sentiment autre que de la haine et de la crainte me traversa. Je le ressentais assez rarement, pour ne pas dire jamais: il se nommé la curiosité. J'étais intriguée par cet humain au visage de fer. Il ne bronchait pas et son rat restait tranquillement. Mais en même temps, j'avais la désagréable impression qu'il me jaugeait. Il m'agaçait et lentement mes marques se répandirent sur mon corps, tel un poison. Je devais résister. Pas ici, pas maintenant, cela pourrait retarder grandement mes recherches et je ne devais pas oublier que j'étais en territoire ennemi. Mon bras se déplia doucement et attrapa son frère, qu'il serra de toute la force de sa poigne. Ma respiration se rythma pour que je puisse me détendre.

Quand mon organisme redevint stable, je fit quelques pas en avant, me rapprochant de celui qui me bloquait le passage.
-Avant que l'on ne se quitte, murmurais-je, J'aimerais connaitre ton nom.


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« ...Humain. » Ce ton. Dédaigneux, dégoûté. Et de surcroît, elle me tutoie. Une autre créature détestée, laissée pour compte par ses semblables. Quel lourd fardeau d'abhorrer sa propre condition, sa propre espèce. J'en viens à me demander s'il arrive à certains rats de détester leurs semblables. Comment agissent-ils alors ? S'isolent-ils comme cette demoiselle ? Ou s'enferment-ils dans un cycle de haine et de violence ? En réalité, les rats ne sont pas si différents de nous. Ils ont un comportement social, une hiérarchie. Sur six rats, vous pouvez compter deux exploités, deux tyrans, un autonome et un souffre-douleur. Admettons qu'il y ait un obstacle à franchir pour atteindre de la nourriture. Les exploités iront la chercher. Une fois ramenée, les tyrans frapperont, mordront, peut-être même noieront les exploités pour qu'ils abandonnent leur butin. Seulement après les que les exploiteurs se soient nourris, les exploités pourront manger. L'autonome sera plus fort et plus robuste pour affronter les épreuves et passer les despotes, encaissant les coups, mais seul. Il mangera son propre magot. Enfin, le souffre-douleur sera incapable d'affronter l'obstacle ou les exploités, et devra se contenter des miettes. Ce ratio exploiteur/exploité/autonome/martyr est toujours respecté. Mieux – ou pire – encore, plus le nombre de rats est élevé, plus la cruauté envers le souffre-douleur est intense. Les hommes ne sont pas différents. Il y a les seigneurs qui exploitent les paysans. Ces paysans nourrissent d'abord le noble et ramassent le reste. Il y a les personnes plus autonomes qui se débrouillent seules, comme moi, qui triment deux fois plus mais n'ont pas besoin de partager. Et enfin les martyrs que personne n'aide et qui doivent se contenter des miettes des paysans. Ceux-là sont parfois même traités de parasites.

En considérant cela, a-t-elle tort de détester les rats et les êtres humains ? Elle qui gît dans une ruelle poisseuse, ignorée de tous. J'en aurai presque pitié. Haha. Non. Tout de même pas. Le monde est ce qu'il est. L'humain est ce qu'il est. Nous ne pouvons changer la nature profonde des choses, qu'importe les codes et la morale. Un paria sera toujours un paria. Seuls ceux qui ont la force de prendre les choses sont bien portants. Tout le reste peut bien brûler.

Huh ? Que lui arrive-t-il ? Son corps se couvre de sombres marques. Fûdo s'excite. Il couine vivement à mon oreille. Il m'avertit d'un danger imminent. Il est tellement effrayé qu'il en devient inintelligible. Il bafouille. Difficile d'imaginer un rongeur bredouiller, mais je vous assure que c'est possible. Certains sont même bègues. Et cette sensation... L'air semble se refroidir soudainement. L'hostilité grandit en elle. Elle est palpable. L'atmosphère viciée. Elle retient son bras, comme si celui-ci était animé d'une volonté propre. Une soif de meurtre si intense que mon mammifère quadrupède de compagnon se cache dans mon veston carmin, terrifié. Très vite, tout retombe. Comme si un cumulo-nimbus orageux avait survolé la ruelle en l'espace d'une seconde. Elle s'avance maintenant, comme si de rien n'était. Que m'avait dit mon rat blanc ? Nature ? Divination ? Ermite ? De quoi parlait-il, bon sang ?! Il refuse de remonter sur mon épaule. Je le sens trembler, en plus de son cœur vrombissant. Et maintenant elle me demande mon nom ? Hin. Elle a gagné quelque chose, au moins. Ma curiosité. Il est extrêmement difficile de l'obtenir. Surtout aussi vite. Elle a du mérite. Elle est intéressante. Mais je préfère réfléchir à un joli mensonge, à un nom qui ne m'attirera pas de problèmes. Je n'ai pas mon masque, je ne peux me présenter comme étant Gôsuto. Et personne n'aura jamais mon vrai prénom.
- Si tu veux mon nom, donne-moi d'abord le tien, dis-je avec un sourire en coin. Cette curiosité malsaine pour les bêtes de cirque et les magots légendaires finira par avoir ma peau.
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Mon nom? Il me demandai mon nom? Pourquoi les humains mettent de l'importance sur les noms? Ils sont inutiles et trop facilement transformable et modifiable, bien trop futiles et minces pour décrire une personne. J'ai toujours préféré me souvenir des gens par leurs odeurs, leurs caractéristiques corporel... Mon nom je l'avais jadis oublié, perdu dans ma mémoire, preuve qu'il n'était pas si important. Je fixai un instant ses sombres cheveux, puis mon regard se redirigea vers son visage.

-Mon nom..., fis-je, le regard dans le vide, Pourquoi te le donner? A quoi te servirait-il? Mais en même temps à quoi bon te le cacher, il n'a aucune importance pour moi, car personne ne se souviendra de moi. C'est un des avantage de la solitude. As tu besoin de mon nom pour me définir, me mettre une étiquette? Je peux me présenter à toi ainsi. Paria, traitre, je suis celle qui se trouve dans l'endroit que l’œil ne voit pas. Je suis la colère du ciel, incarné en un de vos semblable, chargé de vous faire souffrir. A moins que je ne sois qu'une folle-à-lier, un simple criminel assoiffé du sang des autres, associable, incapable de comprendre les Hommes. Je suis un monstre et je suis Tengu.

Après ma longue tirade, le vent s'engouffra dans la ruelle, provoquant un sifflement grave et puissant, comme si l'élément lui-même me saluer. Mes cheveux corbeaux s'envolèrent, enfin libre de la gravité puis retombèrent, me couvrant une partie du visage. En vérité, je ne m'étais jamais posé cette question mais qu'est-ce que mon nom signifiait? Je sais que c'est ma mère qui me l'avait donné. Un nom de son clan? Je frémis et ma soif de découvrir mes origines augmenta encore. Cependant, cet humain avait piqué ma curiosité. Quelque chose chez lui le faisait se démarquer des autres créatures de mon espèces. Son odeur était différente, rien à voir avec celle si désagréable et inintéressante des gens de ce village. Il y avait en lui une chose spéciale et je voulais savoir qui il était véritablement, derrière se visage de marbre qu'il m'offrait.
-Qui es tu, toi, ami des créatures du sol?murmurais-je

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Un joli discours. La violence, la haine, la colère, les ténèbres. Combien de fois ai-je déjà entendu ça ? Des personnes certaines d'avoir enduré ce qu'il se fait de pire sur terre. Des gamins persuadés d'être des tueurs froids. Toutefois, la donzelle n'est pas nécessairement une menteuse. Elle en rajoute certainement. Peut-être pour m'effrayer. Vérifier que j'ai plus de couilles que les grouillots et les traîne-patins qui se prennent pour des criminels de haut vol. Ce qui est certain, c'est que nous avons quelque-chose en commun : nous n'apprécions pas nos semblables. Moi je n'y vois qu'un intérêt, une flatterie pour moi. Parfois un défi à relever. Elle semble n'y voir que des sacs de viande putrescibles aux codes sociaux - moraux - hypocrites. Elle se décrit comme un monstre. Est-elle seulement aussi laide qu'elle le prétend ? Je reste sceptique.

Son speech ne m'a fait que peu d'effet. Je ne suis nullement impressionné et mon visage fermé en témoigne de manière fort convaincante. Fûdo, en revanche reste enfermé dans mon veston. Il tremble moins. Il est certainement en train de marmonner dans ses vibrisses dans son langage d'infrasons imperceptibles. Nature. Ermite. Divination... Monstre. Qu'est-elle donc, réellement ? Il est temps pour moi de parler. Je réfléchis un fraction de seconde à ce que je dois dire. Ce que je ne dois pas dire.

« Je suis celui que tu n'impressionne pas, réponds-je, railleur. Je suis celui qui est curieux. Curieux de savoir ce qu'une créature si importante fait à croupir dans cette pouillerie de ruelle alors que ceux qu'elle déteste grouillent comme des insectes, au propre, dans le luxe. Mais plus encore, curieux de savoir ce que sont ces marques qui parcouraient ton corps. »

Je profite de son opinion sur les prénoms pour ne pas donner le mien. Elle n'aura qu'à en inventer un, m'identifier par mes actes, qu'importe. Si elle n'y attache aucune importance, inutile de lui en donner un. Ce qui importe, c'est ma curiosité. La satisfaction de ma curiosité. Je veux savoir ce qu'elle est vraiment. Et surtout ce que cette création de la colère et de la noirceur fait dans un village si vivant. Que cherche-t-elle ?
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Le ton sur lequel il me répondis n'était pas empli de terreur, loin de là. On aurait dit qu'il se moquait de moi. En général, les humains comme lui se seraient enfui comme des souris devant un chat depuis longtemps. Je remarquai qu'il ne me donna pas son nom. Peut-être n'en avait-il pas, mais cela ne me gênais guère car son odeur était reconnaissable entre toutes les autres et je l'avais déjà inscrit dans ma mémoire.

Ce n'est donc pas la peur que je ressentis chez lui, mais une curiosité incroyable. Il s'intéressait à moi. Au moins cela nous faisait un point commun. Tous deux étions attirés par l'autre, par une force invisible. Je m'étirai longuement, puis me rassit par terre, dos contre le mur droit de la ruelle.

-Je ne t'impressionne pas, donc, fis-je d'un ton tout à fait neutre, Alors je veux bien répondre à tes questions, bien quelles sont assez intrusives. Mais je n'y vois pas d'inconvénient car personne ne pourra arrêter mes actes, même si je lui révèle mes intentions.

Je marqua une courte pose avant de reprendre. Par où commencer?

-Comme je te l'ai dit plus tôt je suis ce que les humains appellent un traitre et un monstre. Je suis originaire de Konoha, ou du moins je suis née là-bas, à mon plus grand regret. Les marques noires qui ont parcourus mon corps il y a quelques instants sont le résultat de mon pouvoir héréditaires qui me vient de celle qui me donna la vie. Tu m'as trouvé dans cette ruelle pouilleuse comme tu dis car je m'offrais un moment de repos dans la quête de mes recherches des mes origines, aussi flous soit-elles.

Je fixai longuement mon épaule gauche, la caressant. Ici s'étalait la marque de la guerre, qui ne cicatriserait jamais. Mais j'étais fière de l'avoir, de la sentir. Le jour où un parchemin explosif me l'a apposé est le même que celui où j'ai massacré les uns après les autres mes camardes comme mes ennemis. Je laissai échapper un petit rire malsain, et ne put m'empêcher de sourire en passant ma langue sur mes canines. Je sentais encore le goût de leur sang dans ma bouche et leur cris de désespoir qui avaient sonné comme un doux chant à mes oreilles. Je tournai la tête vers l'homme-rat et mes yeux rouges flamboyants le fixèrent, avides. Non, il n'était pas une proie. Je devais le laisser en vie: il pourrait m'être utile.

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Elle retourne s'asseoir dans la ruelle poisseuse, s'adosser à un mur où une centaines d'hommes se sont certainement soulagés lors d'une nuit d'ivresse. Cette fille n'a pas de respect pour elle-même. Je me dis qu'à se considérer comme un monstre, on ne doit pas avoir beaucoup d'estime pour soi. Mais si peu d'amour-propre. J'en viens à réviser mon jugement sur elle. Ou tout du moins le mettre en suspend. Elle tergiverse encore un peu. Je retiens qu'elle est originaire de Konoha, que c'est une traîtresse - peut-être comme moi - et qu'elle est sur la trace de ses origines. N'aurait donc-t-elle jamais connu sa famille ? Ceci dit, je n'ai jamais vu de tel pouvoir. Un pouvoir héréditaire dit-elle. Jusqu'où va-t-il ? Il y a des jours où j'aimerais être capable de voler un talent génétique. Ne serait-ce qu'en priver son utilisateur. Me l'approprier... Bon dieu ! que ce serait fantastique. J'ai bien envie d'en savoir plus sur elle, son clan. Son pouvoir. Fûdo n'a été effrayé de cette façon qu'en de très rares occasions. Il semble s'être calmé, mais ne risque pas de sortir de sa cachette.

Que vais-je faire, maintenant ? Abandonner cette femme sans estime à son sort ? Ou l'aider à découvrir ses origines ? Glâner des informations pour elle. Et pour moi. Elle dit venir de Konoha, et malgré tous les petits boulots que j'ai effectué dans ce village d'hypocrites, je n'ai jamais rencontré ou combattu quelqu'un comme elle. Cela dit, je manque de données concernant son Kekkei Genkai. Elle semble réagir aux émotions. Aux soifs de sang. Oserais-je la mettre en colère ? Et si elle me surpasse ? Elle se caresse le bras et j'y vois alors une cicatrice. Moche. Une brûlure. La chair dévorée par les flammes n'a pas l'air agréable. Ce n'est pas non plus esthétiquement beau. Et on dit que les femmes aiment les cicatrices... Elle ri. Elle se lèche... des canines bien trop développées pour une humaine. Ses yeux rouges. Plus je laisse la conversation aller, plus je me rend compte qu'elle n'est pas si éloignée du monstre qu'elle prétend être. Un jour, un mercenaire m'a dit que l'on avait toujours besoin d'un plus bourrin que soi. Je commence à comprendre. Un jour ou l'autre, sa soif d'annihilation pourrait m'être utile. Un jour ou l'autre, la peur qu'elle inspire m'aidera. Je vais me montrer magnanime.

« Omoshiroi... Le destin n'est peut-être pas une fable après tout. Mon emploi me permet de récolter de nombreuses informations. Je n'ai jamais rencontré l'un de tes semblables. Mais je peux peut-être t'aider à découvrir qui ils sont... »

Je laisse quelques secondes s'écouler. Je laisse la curiosité naître en elle. L'espoir. L'espoir d'un jour connaître ses frères. Et quand je suis sûr que l'idée a fait le tour de ses pensées, j'empoigne ce sentiment et serre doucement, l'étouffant lentement. « Moyennant compensation... »
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Un accord. Il souhaitait un accord, une alliance entre nous deux. Lui me rapportant des informations utiles dans mes recherches et moi... Qu'avais-je à lui offrir? Un humain comme lui voudrait sûrement une somme d'argent importante, mais ce que je possédais de suffirais pas. j'avais à peine de quoi acheté une ou deux nuits dans une auberge. J'avais appris à vivre sans pièces, chassant selon mes besoin et dormant à la belle étoile.
Mes armes étaient bien trop précieuses pour que je puisses lui offrir. Ne restait plus que moi-même. Je pouvais être utile, même si l'idée d'aider un humain ne me plaisait guère. Mais avais-je le choix? D'un autre côté, je pourrais simplement tuer cet humain et reprendre mes recherches, rien ne m'obligeai à lui faire confiance. Et si il m'aider et m'offrait des informations intéressantes, rien ne m'empêchais de ne pas l'aider en retour. De toute manière, que pouvait bien me faire un simple être humain tel que lui? Après ces quelques instants de réflexion, je décidai de lui répondre avec tact et "humanité".

-C'est en effet une proposition intéressante. Je n'est à te proposer que mes services. Une faveur contre une faveur, c'est un prix honnête, tu ne trouve pas? Aussi, je te propose ce marché: si tu m'apporte des informations intéressantes, valables ET non falsifiées je m'engage à te prêter main forte si un jour tu à besoin d'un combattant. Mais je te conseil d'être prudent. Je vérifierais chacun de tes dires avant de juger si oui ou non cela vaut mes services.

Je marquai une pose. J'étais en train de passer un pacte avec un inconnu et qui plus est, un humain. C'était soit un pacte avec le diable, soit une entraide bénéfique pour ma quête. Je levai la tête et observai les nuages qui filaient dans le ciel. Là-haut, tout semblait paisible et quelques corbeaux jouaient avec le vent.

-Oh! une dernière chose. Si jamais il t'arrivait pour ton plus grand malheur de me trahir ou de dénoncer mon existence à un village ninja, tu en paiera le prix, et je crois que tu a compris que je ne suis pas du genre à lâcher les gens qui me font du tore, ni à pardonner et encore moins à hésiter à prendre la vie. Te voila donc avertit, Homme-rat.

Je me relevai, frottant un instant mes habits pour les débarrasser de la poussière de la ruelle, puis me plantai devant lui, attendant une réponse.

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