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Ghost from the past [ PV Yukimura Tsukiyo ]
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過去からの亡霊
Ghost from the past


   
   
   



« Le ciel pleure ses larmes blanches sur les jours roses trépassés ; Et les amours nus et fissurés avec leurs ailerons cassés se sauvent, frileux, sous les branches dénudées. »


Le sol trempé se gerçait aux froidures premières, la neige essaimait au loin ses duvets blancs, et mettait, au bord des toits et des chaumes branlants, des coussinets de laine irisés de lumières. Passant dans les champs nus, à travers le désert des silences dolents, où de grands corbeaux lourds abattaient leurs vols lents et de faim, s'en venaient à rôder près des chaumières.

L’escrimeur  au mystérieux cache-œil était sorti de son patibulaire et lointain chalet, déambulant près de sa tanière sinistre, comme une tradition pour la remémoration de souvenirs endoloris. Les flocons cristallins tombaient indiscontinûment comme une lente et longue pauvre laine au milieu du jardin d'Eden. Parmi la morne et humble plaine, froide d'amour, chaude de haine, sentiment ressentis par ce solitaire éternel.

Marchant au gré du vent polaire qu’offrait le courant ambiant du mont Yuki et de ses écrits enseveli sous cette couche d’une blancheur candide et abyssale,  son regard perdu dans la vaste étendue blanchâtre, un oiseau sifflait parmi les branches et sautillait gaiement, plein d'espoir sur les herbes de givres blancs, en bottes jaunes et en frac noir. Il s'agissait d'un merle, chanteur crédule, ignorant du temps, créature innocente qui avait attiré son attention durant un bref instant avant de prendre son envol et de migrer vers l'infini.

Le kendoka s'avançait au plus profond des grandes surfaces patinoires victimes du climat, où nul bruit, pas un son ne se faisait entendre à proximité, mis à part, la sonorité de ses pas que procurait sa lente démarche;  toute vie humaine s'était apparemment éteinte. Mais on entendait parfois, quelques hululements d’hiboux chassant leurs proies et observant les faits et gestes de l'être bipède.

Dans cet endroit reculé du pays du l’Eau, plus de chansons dans l'air, sous ses pieds plus de chaumes. La neige s'était abattue sur toute floraison tandis qu'un arbre dépouillé se dressait à l'horizon, son squelette blanchi ainsi qu'un fantôme se dessinait au loin. Un spectre de sa bien-aimée portant un nourrisson dans ses bras, un lémure aux côtés du chêne en déclin.

Le regard intense émanant de ses prunelles vératre comparable aux éclats d’une émeraude venait se mélanger à celui du guerrier mélancolique habillé de son ensemble militaire bleuté ornés de médailles superfétatoires. La femme pâle munit d'une tenue aussi immaculée que l'environnement les entourant, débuta sa marche vers l'au-delà, passant sa main sur sa magnifique chevelure brunâtre qui virevoltait au gré du vent,en emmenant  ce chérubin qu’elle berçait en chantonnant… comme la promesse d’un enfant, de cet héritier qu’il n’avait jamais eu.

Un rêve, une illusion, un mirage, une ombre qui sortait des brumes de son passé, la suivant de loin, entraîné par le charme, à travers le blizzard, à travers le froid pernicieux, retrouvant un semblant de sourire et une larme de joie sur ce chemin parsemé de rêves et d'amours perdus. Cette vaine poursuite le conduisait tout droit vers les portes l'amertume, ce n'était pas la première fois que l'homme endeuillé tentait de rattraper cet ectoplasme sortit de son être transpercer par la morosité.

Son cœur ne pouvait visiblement pas guérir des séquelles antérieures vieilles de plus d’une vingtaine d’années, la blessure s'était bel et bien rouverte une nouvelle fois. Quant au fantôme, il s'égarait peu à peu, sa forme fuyait, sa démarche était fluide, sa voix ruisselait tel un flot perfide, résonnant comme un chant religieux.

« Je vous rejoindrais bientôt, je vous le promet...»  Susurrait Heihachi les yeux rivés vers le ciel.



Son  visage marqué par le sang dégoulinant étrangement de sa charismatique cicatrice oculaire, on aurait pu croire que celle-ci pouvait ressentir le chagrin, en pleurant des larmes ensanglantées à la place d’Heihachi. En effet, la prêtresse s’était en allée vers le lieu enchanteur, plus connu sous le nom de « Takamagahara », haute plaine du paradis et résidence des dieux. Disparaissant en donnant naissance à une pluie corollaire et écarlate, suivi d’une lueur radieuse et d’un sourire nostalgique où l’on pouvait lire le regret s’illustrer.

Retour soudain à la réalité, le samurai se mettait à toucher mollement sa joue gauche du bout des doigts, remarquant que le liquide rougeâtre ne coulait plus à flots comme lorsqu'il était plongé dans son utopie. Soupirant un bon coup, haussant la tête en direction des cieux devenus sombre, la nuit avait fait son apparition. La lune était large et pâle et semblait se hâter,  on pourrait croire que celle-ci avait froid dans le grand ciel ornementer par l'aurore boréale.

Glaciales tombaient sur lui les rayons qu'elles dardaient, fantastiques lueurs enluminées qu'elles s'en allaient, alors que la neige s'imprégnait, s'éclairait au loin tel un enchantement aux étranges reflets de la clarté blafarde et des aurores polaires. Adosser contre un tronc « d'arbre de Judée », au beau milieu des grands bois nus que couvrait le verglas d'un teint chatoyant, divergeant au fur et à mesure des aurores.

Les végétaux étaient là, tout tremblants, sans rien qui les protégerait, de leur « œil inquiet » ils observaient la neige, patientant jusqu'au lever du jour qui ne venait pas. Tandis qu’Heihachi, les yeux à moitiés ouverts, n'allait pas lambiner à se voir succomber au sommeil réparateur. Cela faisait près de quarante-huit heures que le moustachu n'avait pas fermer l'œil, adoptant généralement une attitude ombrageuse en plein repos. Ceci étant principalement dû à sa notoriété envieuse, que tous les bretteurs de la nation du fer  et l’eau rêvaient de le lui ôter, et par conséquent sa vie en dépendait grandement.

Les duels entres sabreurs se concluaient fréquemment par une mort inopinée, bien que certaine. Invaincu n'équivalait en aucun cas immortalité, l'homme au passé troublant en avait pris conscience, ayant hérité de la légendaire sagesse de son regretter mentor. Le danger, l'ombre de la faucheuse encapuchonnée pouvait parvenir à tout moment, atteignant n'importe quel endroit, l’ancien chef d’escouades des forces kiri-jin n'était nulle part en sécurité.

« Dévoile ton identité ou ton cadavre demeurera enfouis sous cet insondable sable blanc. » S’écriait-il.


La froideur de l’âme d’Heihachi refaisait surface, le ‘ronin’ n’ayant pu repérer cette présence durant ses songes mélancoliques. Aucuns individus encore en vie ne se doutait du véritable visage du Minamoto, ayant renoncé ou plutôt résisté à l’appel du masque ‘Colère’ qu’il arborait autrefois, étant connu comme étant le légendaire  ‘Mōmoku no Kenshi’. Qui d’autres que le borgne damné pourrait bien venir en ces lieux si lointain et pratiquement vide de vies pour y faire sa purge ?  

Soit, notre protagoniste restait debout telle une statue de marbre, l’individu dans son dos dégageait un chakra assez particulier qui devait normalement avoir disparu, présumé mort avec le temps ou plutôt emporté par la guerre qui eut lieu il y a plusieurs années, une époque révolue, du temps où il vivait encore à Tetsu.

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Yukimura Tsukiyo
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« Ghost from the past. »
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.....:: Dans cet infini espace immaculé, c'était le règne du silence et de la solitude, un monde figé, si froid et si désolé qu'il se situe au-delà même de toute tristesse. En fait, cet espace était plutôt comme une porte d'entrée dans l'au-delà. Dans la large et sombre forêt, l'ébauche d'un chuchotement sinistre pareil à celui de la grande faucheuse, un chuchotement envoûtant et angoissant invitait souvent tous mortels à se rendre jusqu'à ses portes. C'était le chuchotement de l'impérieuse et indicible sagesse de l'éternité qui manifestait son mépris à l'égard de la vie et de ses vaines tentatives qui effleuraient son sol. C'était l'immensité sauvage et glacée du Mont Yuki.

.....:: Pourtant, la vie était bien là, présente tel un défi. Des loups progressaient malaisément sur la banquise gelée. Leur épaisse fourrure était raidie par le givre et leur souffle formait des nuages vaporeux qui se condensaient rapidement en de minuscules cristaux de glace. La meute était en proie à une quelconque autre forme de vie à se mettre sous la dent, mais n'avait trouvé que le corps d'un homme dont l'impitoyable désert de glace avait fini par venir à bout et qui ne se relèverait plus jamais pour reprendre sa route. Car ce climat polaire était hostile à toute forme de vie et le moindre mouvement qui lui ferait affront en subira sa colère. Il gèle les eaux pour empêcher d'atteindre la mer, fige la sève des arbres jusqu'à ce qu'ils meurs, empêche toutes cultures possible sur ses terres. Mais c'est à l'homme qu'il s'en prend avec le plus d'acharnement afin de le réduire à sa merci. Parce que l'homme est un être têtu, en perpétuelle révolte à cette nature, réfléchissant, combattant et créant toutes sortes de chose pour lui résister.

.....:: Pourtant au loin, une jeune fille avançait avec calme et détermination. Vêtus d'une longue cape souple la protégeant du blizzard, elle avait les cils et les lèvres recouverts d'une fine couche de givre au point qu'il était difficile de discerner les traits de son visage. Quant à ses joues elles étaient rosies au contact de la chaleur de son sang à la fraîcheur de l'air. Ses cheveux clairs étaient recouverts d'une fine couche de neige qui avait finit par en geler les pointes et ses yeux bleus contrastaient magnifiquement bien avec le paysage. Ce masque livide et ses couleurs blêmes lui donnaient l'air d'un spectre, ou de la déesse des lieux elle-même. Mais il s'agissait bien d'une fille mortelle lancée au cœur de la désolation et du silence, aventurière désireuse de confrontée cette grande puissance de cet univers désolé, silencieux et pourtant dangereux. Toutefois elle était une grande menace pour ses lieux, la description de la déesse n'était pas tout à fait fausse. Ses montagnes ont longtemps été les terres de son défunt clan. Elle avait le contrôle sur ce climat polaire et ne faisait qu'un avec lui. Le froid n'était pas un danger pour elle, il était une force. Une force protectrice, destructrice, mais aussi factice, figeant toutes émotions.

.....:: Elle progressait sans proférer la moindre parole, afin d'économiser son souffle. Autour d'elle s'appesantissait un silence d'une densité presque palpable. Ce silence tentait d'attaquer son esprit en faute de pouvoir attaquer son corps. Il pénétrait les plus obscurs recoins de sa conscience, en éliminait, comme la mauvaise bactérie que le corps tente de combattre, toutes prétentions et toute vaine exaltation à la réussite, lui remémorait ses mauvais souvenirs et cette neige teintée de rouge, la réduisant ainsi à ce qu'elle était réellement : un simple grain de poussière parmi tant d'autres dans cet immense désert, livrés aux déchaînements aveugles des forces naturelles. Pourtant elle ne faiblissait pas à ses tests que lui offrait la nature, ou plutôt à ses défunts ancêtres dont leurs âmes hantés encore les lieux.

.....:: L'après-midi finit par s'achever. La lumière de ce jour sans soleil commençait à faiblir, quand un hurlement lointain fit vibrer l'air. Il augmenta rapidement d'intensité, atteignit une note suraiguë où il se maintint quelques instants avec une palpitante vigueur, puis lentement s'éteignit. La jeune fille aux cheveux blond nacré pivota vers la direction perçue du cri. Un second cri troua violemment le silence. La blonde le localisa derrière elle, quelque part dans la vaste étendue de neige qu'elle venait de traverser. Les loups qu'elle avait aperçus plus tôt avaient certainement décidé qu'elle serait leurs repas de ce soir.

.....:: À la tombée de la nuit, elle se dirigea vers un bouquet d'arbres qui surplombait le fleuve gelé, et y installa son campement, guettant le moindre mouvement des loups qui avait continué de la suivre. Placé devant le feu, elle aperçut au loin une fumée indiquant la présence d'être vivant. Curieuse, elle se leva et se dirigea en direction de ladite fumée. Sous la lumière protectrice de la lune, elle perçut à l'abri de plusieurs sapins, un chalet dont la chaumière semblait active, signe que le propriétaire ne devait pas être loin.

.....:: Avançant, elle fit jaillir un chakra menaçant repoussant les loups qui prirent peur, se soumettant à sa férocité. Elle identifia plus loin un homme âgé qui semblait perdu dans ses pensées, portant à sa taille un sabre. L'otojin considéra le bretteur d'un œil scrutateur essayant de percevoir plus d'informations le concernant mais surtout elle se posait des questions sur sa présence. Rares étaient les personnes qui vivaient ici dans un endroit aussi reculé des montagnes. Plusieurs sentiments envahissaient soudainement l'esprit de la Yuki à la venue d'une certaine idée.

▬ Peut-être est-il un survivant du clan Yuki ?,s'interrogea-t-elle mentalement.

.....:: Ses mains tremblèrent à cause de la peur, de l'espoir et de l'hésitation. Ses pas avancèrent automatiquement vers l'homme, son subconscient protecteur n'ayant plus aucun pouvoir sur son corps. Elle arriva dans le dos de cet homme qui semblait immédiatement avoir ressenti sa présence malgré son pas léger. Le capuchon de sa cape était toujours relevé sur son crâne empêchant de percevoir son visage avec l'obscurité de la nuit. Doucement, d'une fine voix cristalline elle lui répondit brièvement :

▬ Yukimura Tsukiyo, et vous ? Qui êtes-vous ? Que faite-vous ici, dans un endroit aussi reculé du seul village de cette montagne ?

.....:: L'homme se retourna, et elle perçut son appartenance au village de la brume. Un sentiment de colère envahi soudainement son esprit. Un kirijin ici, dans les terres de ses ancêtres ? Était-il l'un de ses chasseurs de Kekkai Genkai encore sous l'influence du régime de Yagura ? Plein de question envahir son esprit. La blonde serra les poings pour essayer de reprendre son calme, elle ne devait surtout pas montrer ses sentiments, elle c'était entraînée pour ça. Froide et forte, c'est tout ce qu'elle devait être... Elle était cependant prête à l'attaquer au moindre mouvement suspect ou selon sa réponse.


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Dernière édition par Yukimura Tsukiyo le Dim 20 Sep - 18:21, édité 3 fois
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血液が染色さ
The white rose blood stained


   
   
   



« Trêve aux plaintes, assez de sanglots; Ce triste cœur est dévasté de larmes;
Et est devenu pareil à un champ de batailles. »


À chaque fois que la neige tombait, il y croyait voir un ange et son angelot sur un fil transparent, en l’occurrence sa femme et son enfant. La danse de ces délicates créatures était différente chaque fois qu’elle s’écoulait du ciel. Toute sa blancheur, pure et brillante, l’entourait, semblait-il, pour toujours.

Satins changeants, cheveux poudrés, sous les étoiles cristallines, ô songe des soirs bleu-cendrés montait, sa mélancolie ;  lune des ciels roses défunts. Il régnait sur le mont Yuki, un hiver sans parfum ni chants, même la montagne semblait attristée. Dans ce pré, les brins de verdure perçaient de leurs jets fléchissant la neige étincelante et dure. Quelques buissons préservaient encore des feuilles jaunes et cassantes que le vent âpre et rude mordait à pleine dent.

L’épéiste chevronné se retourna légèrement à la suite de cette apparition étrangère plutôt soudaine,  désireux de voir le faciès de son interlocuteur mystérieux. Une silhouette fine et féminine, le visage camouflé et encapuchonné préservant ainsi son anonymat. De sa douce et magnifique voix bénigne, cette femme cabalistique vêtue d’une longue cape répondait au nom de ‘Yukimura Tsukiyo’, une dénomination qui sonnait comme un souvenir lointain. Heihachi prédisait juste à son propos, son chakra était bel et bien le fruit de ce peuple anéanti, un clan pour qui le borgne possédait un profond respect.

« La même chose que vous j’imagine.» Répondit l’homme au cache-œil en prenant bien soin de ne pas divulguer son identité.


Le visage du Jônin affichait une certaine gaieté, le destin faisait parfois agréablement bien les choses, bien qu’il ait perdu la foi quant à l’existence d’une probable divinité supérieur et tout ce qui se liait aux religions depuis les tragédies connues antérieurement.  

Le cicatrisé vieillissant était apparemment ravi ou plus précisément satisfait de voir que le clan cristallin avait finalement survécut, laissant derrière lui,  une poignée de survivants. La tonalité de la voix émanant de son interlocutrice indiquait que celle-ci devait sans doute être une kunoichi juvénile. Le bretteur reluquait avec attention la rescapée, nerveuse à la vue de l’insigne d’appartenance au village caché du brouillard. Le léger sourire s’affichant sur le faciès ridé de l’escrimeur, disparut de sitôt, laissant place à un air des plus impassibles.

« Yukimura dîtes-vous ? Si tel est le cas, vous êtes recherché, et par conséquent, je vais devoir vous éliminer sur le champ. Préparez-vous à rejoindre vos ancêtres. » Disait-il d’un ton glaciale.


Une simple mise en scène visant à tromper, provoquer et relâcher la colère sommeillant en Tsukiyo qui en divulguait un peu trop quant à la haine qu’elle ressentait envers le village de Kiri et ses shinobi de par sa gestuelle. Après ses menaces, Heihachi d’un mouvement brusque et puissant, dégaina son sabre provoquant ainsi une bourrasque de neiges, emportant la jeune femme sur son passage, la propulsant plusieurs mètres arrières.

La cape de ’Blanche-neige’ virevoltait tout comme sa magnifique chevelure platinée, la force du mouvement provoquer par Heihachi lui avait permis non seulement de garder une certaine distance, mais surtout de pouvoir en savoir plus sur l’aspect physiologique de son opposante. Un visage séraphique et pâle comme la neige environnante, typique aux membres de son défunt clan. Le Minamoto plongea son regard dans celui de la ravissante créature au loin, pourtant si jeune, les lueurs oculaires de la Yuki étaient parsemées d’une animosité rare et d’une antipathie abyssale.

« Vous les Yuki, aviez toujours été faible, vous ne méritez pas de vivre.» Ajoutait le borgne.


Le moustachu tenait des propos acerbes, rajoutant une couche afin que la charmante étrangère se libère totalement de son aversion, son jeu d’acteur le contraignait à jouer les boucs émissaires pour le bien d’une inconnue, que se passait-il chez le Momõku no Kenshi ? Le bretteur si féroce et cruel qui se préoccupait des sentiments d’une fillette, la précédente vision l’avait-elle rendu plus cordial ?
 
À en juger par son bandeau frontal, il semblerait que cette dernière provienne tout droit du pays du son, Otogakure no Satô. Le balafré ne possédait qu’une infime connaissance du village dans lequel la blonde évoluait, l’unique chose dont il était au courant, était que la direction avait été prise par l’un des trois shinobis mythiques de Konoha, le serpent blanc Orochimaru.

Enfin, Heihachi se trouvait debout sur ses deux jambes, prêt à subir le courroux de la miraculée, de la dernière survivante du clan polaire habitant autrefois ces montagnes majestueuses. Ce combat avait une odeur particulière selon lui, en effet, cet affrontement devait rendre un vibrant hommage aux défunts issus du peuple des glaces, ces shinobis et pères de familles, ces femmes et leurs enfants innocents victime de l’avidité du quatrième.

« Aller petite, montre-moi l’étendu du pouvoir que tes ancêtres t’ont légués. » S’écriait-il intérieurement.


La dernière fois qu’il avait eu à faire aux techniques redoutables d’un Yuki, il frôla la mort pour la seconde fois de son existence éprouvante.  Le brun ténébreux espérait vivement que Tsukiyo fasse une vidange de ses émotions négatives, laissant éclater sa colère sur les épaules du vétéran. La forçant ainsi à combattre pour la commémoration de cet événement cruel et tragique dont elle avait été sans aucun doute victime durant son enfance. Le clan Yuki était derrière sa dernière progéniture subsistante, assurément, rien qu’à en juger par le vent glaciale qui s’était soulevé, frigorifiant le samurai, la colère des âmes  fielleuse se retournèrent contre Heihachi, lui qui gardait son attitude et son regard meurtrier poser sur la beauté à la peau blanchâtre et givrée par la température ambiante qui n'allait pas tarder à frôler l'extrême pour un être humain normalement constitué.

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« Ghost from the past. »
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.....:: La lune éclairait de sa faible lueur blanchâtre les deux acteurs présents sur ses terres élevées et désolés, observant, témoin de cette rencontre qui allait peut-être changer leur destin. La lune n'était pas seule témoin, les âmes des Yuki étaient là, au côté de leur seule descendance qui se battait encore pour leur honneur. Rappeler leur défunt nom à ses ignorants primates qui pensaient en avoir fini d'eux. Rétablir leur blason perdu, tel était le Nindo de la blanche colombe. Il s'agissait d'un rêve, mais aussi d'un devoir. Ainsi pour cela, sans la moindre considération, elle anéantira tous Kirijin en opposition avec ses rêves tels le faisait le froid arctique du mont Yuki avec toute forme de vie.

.....:: Le balafré âgé qui se tenait devant elle ne semblait pas soucieux du danger qui l'entourait. Aucune émotion ne se lisait sur son visage blême, comme-si le froid avait figé toute expression. Pourtant il semblait sourire, un sourire factice ou peut-être nostalgique, répondant au tact-au-tact à la jeune fille aux yeux hémimorphite. Il ressemblait à l'une de ses personnes âgées errant seul dans les montagnes pour finir leurs beaux jours, profiter de leurs retraites, accueillant avec plaisir tout pèlerin venant leur passer visite leurs comptant leur folle jeunesse et partageant quelques leçons de morale que la vie leur avait données. L'hostilité qu'elle lui montrait auparavant disparue à cette vision des choses, ne le trouvant aucunement menaçant pourtant elle se trompait et elle le sut bien assez tôt son erreur.

.....:: Le Kirijin prit soudainement une autre facette, les traits de son visage déformant cette douce expression pour laisser place à un visage sérieux, impitoyable et strict. La blonde revint sur ses défenses ne comprenant pas ce changement d'aptitude avant qu'il ne lui explique. Elle fut presque choquée de ses accusations, elle-même ne savait pas qu'elle était recherchée par Kiri, elle avait volontairement allongé son nom « Yuki » en « Yukimura » pour brouiller les pistes, pour qu'on ne reconnaissent pas l’appartenance de son clan et ainsi donner l'effet de surprise, alors comment cet homme pouvait-il être au courant ? La blonde l'ignorait. Toutefois elle était certaine d'une chose : il s'agissait là d'un adversaire dangereux.

.....:: Rejoindre ses ancêtres, disait-il ? L'héritière des lieux pouffa nerveusement à ses proférations. Ses ancêtres étaient là avec elle, si quelqu'un allait mourir aujourd'hui c'était lui. Ici cet espace lui appartenait, elle avait l'avantage du terrain et refusait de porter le déshonneur sur elle face à ses ancêtres. Cependant, elle gardait son calme, il était inutile de répondre à ses provocations, elle devait rester de marbre telle elle l'avait toujours appris.

▬ Désolé, mais c'est vous qui allez mourir ici..., dit-elle d'un ton glacial.

.....:: Pourtant, avant qu'elle ne puisse faire le moindre mouvement, l'épéiste dégaina son sabre dans une grande rafale qui propulsa l'utilisatrice du Hyouton à quelques mètres plus loin. La poudreuse dansait autour d'eux telle des pétales de cerisier emporté par le vent. Le capuchon qui gardait jusque-là l'anonymat de la jeune fille se retira laissant apparaître ses blancs cheveux participer à cette magnifique valse brumeuse. Le coup n'avait rien de critique, simplement quelques légères égratignures dont le froid s'était occupé d'en faire le pansement en gelant le liquide rougeâtre qui échappait de sa laiteuse peau.

.....:: Il continua la provocation insultant pitoyablement le nom de l'Otojin. Cette dernière serra les poings mais ne céda pas. Elle voyait clair dans son jeu, il voulait la provoquer afin qu'elle fonce sur lui bêtement, qu'elle perde toute concentration et qu'elle se laisse envahir par la colère pour se faire ainsi bêtement tuée. Elle était en colère, se fait était inéluctable. Le sang bouillait dans ses veines et la lueur de l'âme qui s'affichait dans le regard avait disparu. Pourtant, son corps n'obéissait pas aux ordres de ses sentiments. Il restait immobile, l'observant. Seul son regard vide témoignait son état de colère. Faible, disait-il ? Elle allait lui apprendre la définition de ce mot avant de l'employer aussi facilement.

.....:: Le vent montait et la température diminuait encore d'un cran, la Yuki sourit, sa famille était avec elle. Ils démontrèrent leur colère au vieux bretteur qui frissonnait au contact de ce vent glacial. Son visage n'en restait pas moins inexpressif, un être têtu et rebelle face à Dame Nature. Pour Tsukiyo ce froid n'était rien, elle c'était entraîné dans ses montagnes pendant plusieurs années afin d'améliorer ses techniques et de ne faire qu'un avec cet hostile environnement dans ce lieu où la mort l'emportait sur la vie. Il avait eu tort de l'amener ainsi à distance de lui, c'était justement à distance que la blanche était la plus dangereuse. Elle composa un certain nombre de mudra avant de crier le nom de la technique : Tsubame Fubuki. Une dizaine d'hirondelles glacées sortirent de la neige, au pied de la blonde, se matérialisant en une épaisse glace tranchante qui foncèrent droit sur le balafré. L'impacte créa un brumeux nuage de poudreuse empêchant la kunoichi de voir l'état de son opposant. Elle préférait d'abord user de légères techniques afin de connaître les facultés de son adversaire et de ne pas perdre bêtement son chakra.

▬ Ceux qui ne méritent pas de vivre sont les envieux comme toi..., chuchota-t-elle doucement dans une voix dont la tonalité ne montrait aucun sentiment.

.....:: Derrière ce visage figé par la glace était caché une indéfinissable haine, mais aussi une grande sensibilité, son âme pleurait même si son corps ne le montrait pas. Elle en avait assez d'être insulté comme un monstre, d'être née alors qu'on ne l'autorisait pas de vivre. Elle se demandait qu'elle était le mal de posséder se pouvoir. Les êtres normaux avaient peur de ce qui leur était inconnu, alors il leur fallait l'éliminer. C'était la loi du fort et la blonde avait finit par l'accepter. Alors, dans le seul but de rester en vie, elle tuerait. Elle ne laissera jamais cet homme faire fondre sa glace, ce visage de marbre qu'elle avait réussi bâtir depuis des années, ce visage qu'elle avait formé au fil des épreuves que lui avait infligé la vie. Elle n'avait pas besoin de ses sentiments futiles ou de chercher le bonheur dans un quelconque endroit. Le bonheur n'était qu’éphémère la seule chose qui comptait pour elle aujourd'hui, c'était la puissance.



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GHOST FROM THE PAST


   
   
   


«Dans ce vieux champs solitaire et glacé,
Deux spectres affrontent leur passé.. »


Un monde mort, gouffre d’ombre stérile et de lueurs spectrales, jets de pics convulsifs étirés en spirales qui allaient éperdument dans le brouillard amer.

Un ciel pétillant d’étoiles, cet astre rugueux roulant par blocs, un âpre enfer où passaient à plein vol les clameurs sépulcrales, les rires, les sanglots, les cris aigus et les râles qu’un vent glacial et sinistre arrachait à son clairon de fer.

Cette nuit hivernale élevait au ciel son pur calice, spectateur d’une scène historique parmi les shinobi. Cette rescapée d’une tribu décimée combattant pour l’honneur de ces derniers, démontrant un zèle ardent pour son patronyme. Valeureuse kunoichi répondant avec ferveur aux goguenardises d’Heihachi, des paroles mortifiantes auxquels, bons nombres d’individus auraient répliqués en usant de la colère tout en fonçant droit sur le provocateur ténébreux. Ce qui ne fut pas le cas de la jeune fleur candide et virginale, son regard était vide de toutes émotions certes, mais le contrôle de soi était de mise. L’épéiste de la brume étonné haussa un sourcil surpris de la maîtrise de ses sentiments dont pouvait faire preuve cette princesse lunaire descendu parmi les hommes.

L’heure était au courroux, le Minamoto allait payer pour ses dires, même dame nature s’opposait à lui. Scrutant les moindres faits et gestes du chérubin entaillé, de son seul œil bridé encore opérationnel, son opposante débuta une série de signes incantatoires que l’escrimeur examina soigneusement. S’en suivit, une véritable nuée d’Hirundininae cristallines qui  fonça à vive allure en direction de leur ennemi. L’élégance des techniques Hyôton perdurait en l’Otojin, cela allait de soi, les Yuki étaient doués dans le domaine artistique, de véritables architectes du ninjutsu.

Infortune de ses créations aux symétries harmonieuses et féeriques, le feu. Flammes qui enrobaient la rapière antique du samourai flegmatique devant cette première offensive de la part de son homologue. Sabrant au moment propice, prestement de la verticale à l’horizontale, créant de ce fait, des arcs enflammés continuels se confrontant aux bêtes ailés de cristaux.  

Le retentissement de ses deux divinités de la nature qu’était le Feu et la Glace, ennemis naturel et sempiternel provoqua une légère agitation du vent environnant, soulevant une fumée plus ou moins épaisse. La silhouette indemne du Jônin se dessinant à travers la fumée enneigée fut spontanément rejoins par d’autres répliques de sa personne, trois clones intangibles déchirant la nappe de brouillard provoquée antérieurement en se dirigeant avec hargne en direction de la kunoichi, empruntant un chemin qui leur est chacun opposés, l’un à gauche, le second à droite et le dernier en face.

Le véritable Heihachi lui profita de sa diversion pour se rapprocher légèrement de son adversaire afin de lui envoyer des bourrasques de flammes intenses fendant l’air et faisant fondre la neige sur leurs passages. Les clones, sabres en mains, avaient pour but de détourner l’attention de la Yukimura, lui fonçant dessus frénétiquement sans causer le moindre dégât physique, passant au travers de la jeune femme, faisant mine de l’attaquer avec leurs armes. Dans cette situation, le véritable danger était sans aucun doute les arcs de feux envoyés par l’original qui, de plus, anticipait les déplacements de sa cible de par ses talents d’analystes. Les Katon ‘Ryû Kaengiri’ du sabreur concordaient parfaitement avec les déplacements de ses répliques physiologiques en terme de timing.

Dans un tel cas, jouer la carte de l’esquive serait risqué, la seule solution possible serait de jouer celle de la défensive. Le balafré avait pour objectif de pousser la rescapée de ce clan mythique jusqu’à ses derniers retranchements, il voulait jauger sa force et se voir offrir le privilège d’affronter le véritable pouvoir du Kekkai Genkai qu’était le Hyôton. De légères détonations se faisaient entendre, plusieurs couche de neiges mêlées à de la buée naquirent de l’offensive du shinobi expérimenté.

Un arbre mort fut touché par les flammes infernales de l’originaire de Tetsu, brûlant tel un homme crucifié sur une croix de bois auquel on avait mis feu. Torche gigantesque illuminant le terrain dans lequel deux guerriers au passé si lugubre se faisaient face, on pouvait entendre ses cris de douleurs émanant de ses branches se décomposant.

Enfin, rengainant son arme dans son fourreau orné d’inscriptions ésotériques, il patienta l’air placide aux côtés de cet arbre allumé et rongé par l’enfer des flammes réchauffant sa température corporel. Son visage n’avait quant à lui pas changer, ne laissant transparaître aucune émotion particulière outre la réflexion et la concentration.

« Est-ce là tout ce dont est capable la dernière reine des neiges ? » S'interrogeait-il d'un ton soutenu en fermant l’œil délicatement.


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Correction de Minamoto Heihachi



Positif,

Une style fluide et agréable à la lecture, la confrontation est intéressante et ton personnage sait rester lui-même.  




Négatif,

Quelques fautes à droit à gauche, une bonne relecture suffirait à pallier aux petites erreurs que j'ai pu soulever.


Note: (8 / 10 = 18)  (2822 mots /140 = 20)
Résultat final: 18 + 20 = 38 PE
Félicitations !
Cordialement Uesugi Assia


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Correction

Positif - Yukimura Tsukiyo


Bel écrit, que ce soit en qualité, en quantité et en contenu ! Moi qui n'avais pas lu ta prez', je comprends à présent la mentalité de ton perso et sa présence à Oto, tant tu as su marquer ses sentiments ici vis à vis de sa famille perdue et de la haine éprouvée envers les KG (comme Soren pour ce dernier point, tiens tiens ... faudra faire un truc :siffle: ). Bref, très agréable lecture o/


Négatif - Yukimura Tsukiyo


Il y a du niveau, c'est indéniable, mais tout de même des fautes, parfois même plusieurs en une seule phrase (soulignées) : "Pourtant elle ne faiblissait pas à ses tests que lui offrait la nature, ou plutôt à ses défunts ancêtres dont leurs âmes hantés encore les lieux." -> ces tests [...] dont les âmes hantaient ... C'est dommage car le niveau de français est bon et les métaphores sont bien présentes et agréables, mais diverses confusions ou erreurs tâchent un peu le tableau :/ Dommage aussi que l'affrontement ne se soit pas poursuivi, ça aurait donné quelque chose d'intéressant avec Heihachi en face.


Gains - Yukimura Tsukiyo


Un beau rp malheureusement bien trop court, qu'il aurait été plaisant de voir poursuivi.
Note : 18 + (2312/140)

TOTAL : 35 PE !


Rii' ~

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