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Rp solo - Le sujet D-25    Jeu 20 Aoû - 18:51
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Sujet D-25




∞ Préparatifs


Aujourd’hui les incendies étaient éteints. Le chaos avait cessé et le calme était revenu. Il ne semblait plus y avoir la moindre âme qui vive. Immobile, un homme se tenait au centre d’une immense pièce. Seule la faible lumière d’une ampoule chancelante au plafond l’éclairait. Un instant elle découvrait son visage, celui d’après elle le plongeait à nouveau dans l’obscurité. Le silence était tel que chaque son semblait amplifié au maximum. Les respirations de l’individu étaient telles des bourrasques de vent. Les gouttes d’eau tombant inlassablement sur le sol froid avaient des airs d’explosions. Rompant cette atmosphère pesante, un ridicule petit animal touffu s’activa. L’écureuil descendit de la table où il se trouvait et, avec une grande agilité, s’avança jusqu’aux bottes de l’homme. Ce dernier, assis au milieu de la pièce, ne donnait toujours aucun signe de vie. La boule de poile glapit avant de grimper le long de son corps,  jusqu’à son épaule. Avec une visible affection, elle frotta ses vibrisses contre son visage, glapissant à nouveau. Ce fut seulement à ce moment que le bipède se décida à remuer. De la paume de sa main droite, il caressa délicatement l’écureuil sur le haut de la tête. Comprenant instinctivement ce dont le rongeur avait envie, il sortit trop tard un gland de sa sacoche. La boule de poils commença à glousser avant d’attaquer avec gourmandise son repas. Le visage inexpressif, l’individu se remit à fixer le plafond.


*Mange, Yahata.*


L’écureuil releva soudain la tête pour fixer l’humain. Durant quelques secondes, il le regarda avec de grands yeux, avant de reprendre a dégustation de son gland. Même s’il en avait l’habitude, l’animal ne comprenait pas comme le bipède faisait pour communiquer ainsi. Pourtant ses congénères pouvaient hurler et utiliser leur langage barbare. Pourquoi son maître ne le pouvait pas ? Ses interrogations restèrent sans réponse, par chance le goût du gland lui fit oublier cela.


Sans crier gare, l’humain se releva. Pas après pas, très lentement, il sortit de la pièce où il se trouvait. Yahata, toujours sur son épaule, planta légèrement ses griffes dans son pourpoint en cuir pour ne pas tomber. Bruyamment, l’homme se racla la gorge avant de s’étirer. Plus il avançait dans le souterrain sombre où il se trouvait, plus le silence se perdait. Oh, ce n’étaient pas ses pas esseulés qui en étaient la cause. Non, au loin, on entendait de plus en plus les bavardages d’hommes. Ils étaient nombreux, peut être une cinquantaine à n’en juger que par le bruit qu’ils faisaient. Lorsqu’ils aperçurent l’homme qui marchait lentement, tous se turent. Ou presque. L’un d’eux semblait faire de la résistance malgré le fait que tous ses camarades gardaient le silence, tandis que la plupart étaient visiblement effrayés. Tous savaient qui était l’homme à l’écureuil. Tous savaient la raison de sa présence en ce lieu et ce qui le faisait généralement venir jusque dans cette pièce-ci. Tous, sauf, vraisemblablement…


« Eh sale éclopé de mes couilles, laisse-moi sortir. Bordel j’en ai ras le cul d’être enfermé ! Et puis merde vous pouvez prouver que dalle toute façon, j’ai un bon alibi. »


Stoïque, le geôlier posa le regard sur le prisonnier qui venait de parler. Il ne s’agissait que d’un vulgaire bandit quelconque. Il n’était pas très grand et son ventre imposant peinait à rester enfoui sous sa veste. Si sa mémoire était bonne, ce qui était le cas, il était là depuis à peine deux jours. Des hommes d’Orochimaru le lui avaient apporté. Tout le monde ici présent savait pourquoi leur tortionnaire avait besoin de corps vivants. Tout le monde le savait, mais trop effrayés, personne n’en parlait. Cela justifiait assurément le manque de jugeote de l’individu en surpoids. Lentement Gisei s’approcha de la porte de sa cellule. De son index il le pointa et s’exprima mentalement.


*Toi. C’est ton tour.*


Pour toute réponse, le bandit présenta son majeur en direction du geôlier et se mit à l’insulter avec beaucoup d’inventivité. Il lui explique notamment que sa mère avait avalé en terme de phallus, l’équivalent d’une piscine olympique et qu’avec sa tête il ressemblait fortement à un chien de dos. De marbre, Gisei ne réagissait pas. Face au refus d’obtempérer du prisonnier, l’homme lança la clé de la cellule à ses pieds. Profitant de la diversion créée, il forma un mudra et lança le shintenshin no jutsu. L’instant d’après, le corps du geôlier s’écroulait à terre tandis que son esprit prenait le contrôle du prisonnier. Le shinobi ouvrit la porte de la cellule de l’intérieur, en ressortit, et la referma à clé. Après s’être baissé, il s’empara de son véritable corps et le posa sur son épaule. Plus rapidement qu’à l’aller, Gisei retourna à son point de départ. De là, il tourna à droite, alla au fond d’un couloir, descendit des escalier et pénétra finalement dans un laboratoire. Tout y était d’une blancheur à faire pâlir un mort et la lumière y était si éblouissante qu’on aurait été en droit de se demander si cela avait pour but de rendre aveugle. Sur une chaise proche de l’entrée, le ninja posa son corps et il partit ensuite s’allonger sur une table au milieu du laboratoire. Précautionneusement, il posa ses poignet sur les anneaux en acier prévus à cet effet. En une fraction de seconde ils se refermèrent, le privant de sa liberté de mouvement. Pour finir, il s’immobilisa de manière similaire les chevilles. La procédure étant terminée, Gisei rompit son jutsu et se retrouva à nouveau dans son véritable corps.


À peine reprenait-il pleinement conscience qu’il entendit le prisonnier se mettre à brailler. Il hurlait à s’en faire exploser les poumons. Sa voix puissante résonnait dans la pièce. Il était évident au son de plaintes que l’homme se trouvait dans un état de panique avancé. Comment pouvait-il savoir ce qui l’attendait ? Assurément il devait déjà s’imaginer les pires atrocités. Malheureusement pour lui, quoiqu’il ait en tête, la réalité serait bien plus horrible encore. Sans faire fi des cris de sa future victime, Gisei, toujours assis confortablement, sortit de sa poche un rouleau de bandages ainsi qu’un onguent dans un pot noir. Lentement et avec la plus grande délicatesse possible, le geôlier retira ses gants. Contenant des gémissements de douleur, il entreprit ensuite de retirer les bandelettes qu’il avait sur les bras. Cela faisait péniblement une journée qu’il les portait et déjà elles suintait d’une odeur atroce. Du pus les imbibait et par endroit elles restaient fermement collées à des croutes récemment formées. Tout en serrant si fort les dents qu’il se mordit la joue jusqu’au sang, Gisei parvint finalement à mettre ses bras mutilés à l’air libre. Le corps du nukenin tremblait sous l’effet de l’immense douleur que ses membres supérieurs lui causaient. Quand bon nombre de personnes se seraient évanouies, se seraient mis à pleurer ou quémander leur mère, Gisei, lui, se contenta de nettoyer ses bras. L’onguent dont il servait, et sentait bon l’eucalyptus, était spécialement conçu par ses soins pour s’occuper de l’entretien, généralement quotidien, de ses meurtrissures. La sensation ressentie au moment de l’application était très agréable. Cela procurait à Gisei une sensation temporaire de fraîcheur. Elle parvenait même à faire taire la douleur le temps de quelques minutes. Même si irrémédiablement cette dernière finissait par revenir, il aurait été sot de cracher sur ces instants de répit, aussi courts soient-ils.



Sa tâche étant terminée, le geôlier recouvra de nouveau ses bras de bandages, sains et propres évidemment. Toujours insensible aux cris de son prisonnier, Gisei constata cependant qu’il protestait avec beaucoup moins de vigueur. D’un coup d’œil à une horloge, il constata que le nettoyage de ses membres avait duré dix minutes. Son regard, qui se baladait dans la pièce, tomba finalement sur Yahata. Le petit animal venait de bondir sur le torse du prisonnier. Il semblait curieux de savoir qui il pouvait être. Après s’être violement débattu, l’homme parvint cependant à faire fuir l’écureuil. Indifférent, Gisei se releva. Il était grand temps de commencer…


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Dernière édition par Jiko Gisei le Ven 21 Aoû - 18:16, édité 2 fois
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Re: Rp solo - Le sujet D-25    Jeu 20 Aoû - 18:56
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Sujet D-25




∞ Première et deuxième étape


Des hurlements. Des cris de douleur et de rage. Sur la table d’opération, le prisonnier tremblait de tout son corps, à la limite de la convulsion. Il ne devait plus avoir conscience du monde extérieur. La seule chose qui restait pour le moment se trouvait être la souffrance, rien de plus. Une horrible douleur qui ne semblait pas vouloir s’arrêter. Gisei, toujours aussi stoïque qu’à son habitude, écrivait des notes sur son calepin en regardant sa victime. Cela faisait déjà une demi-heure qu’il hurlait de la sorte. Pour l’instant il restait dans la norme, mais bientôt il allait la dépasser. Trente-cinq minutes c’était la limite, au-delà la procédure serait un échec et il devrait achever son cobaye. De toute manière, si l’on dépassait la limite de temps, ne serait-ce que de cinq minutes, les séquelles au cerveau étaient de toute manière trop importantes pour la suite des réjouissances. L’œil rivé sur le chronomètre, Gisei attendait l’heure butoir. Trente et une minutes. Trente-deux minutes. Trente-trois minutes. Trente-quatre minutes. Trente-quatre minutes et trente secondes. Quand soudain… Les secousses s’atténuèrent progressivement. Les cris de douleur perdirent de leur intensité. Finalement, à cinq seconde du délai imparti, le corps du prisonnier s’immobilisa. Il poussa quelques faibles gémissements et se mit à baver. Luttant pour rester éveillé, il ne tint bon que durant quelques secondes, avant de perdre connaissance. Gisei hocha la tête et griffonna sur son calepin. La première étape était une réussite.


À l’aide d’un mouchoir en papier, le nukenin essuya la bouche baveuse de son cobaye avant d’éponger son front couvert de sueur. La propreté du corps n’était pas forcément une nécessité pour le moment, mais il avait constaté par le passé qu’un peu de confort pour la victime était souvent bénéfique pour le résultat final. De toute matière, ce n’était pas une très grande perte de temps. Une fois cela fait, Gisei prit soin de ranger le matériel nécessaire à la mise en œuvre de la première étape. Sans trop rentrer dans des détails scientifiques ennuyants, elle avait pour but de préparer le cerveau du cobaye à la suite du programme. En utilisant une très grande seringue, il fallait réussir à injecter une solution chimique directement dans le lobe frontal du patient. Le liquide injecté à grande température était un mélange de divers produits, dont des psychotropes divers, des produits chimiques dangereux et un élément secret connu par Gisei seul. Bien entendu, le procédé avait pour conséquence de créer une horrible souffrance à la victime. La combinaison de la douleur et du produit en lui-même avait pour effet de causer de très graves handicaps cérébraux au-delà de trente-cinq minutes d’exposition. Si le corps n’assimilait pas le liquide à temps, il fallait tuer le sujet. Sur une moyenne de dix cobayes, seuls cinq étaient en mesure de passer le test. Parmi ceux qui échouaient, trois dépassaient le temps imparti et deux décédaient des suites même de l’injection du produit.


Par chance, le sujet D-25, venait de passer avec « brio » ce test. Bien évidemment, ce n’était pas fini, loin de là. Une fois qu’il aurait repris connaissance, il serait temps de passer à la deuxième étape. En attendant ce moment, Gisei conclut avec lui-même qu’il n’était pas idiot de profiter de l’attente pour aller manger quelque chose. Son estomac commençait en effet à se manifester par des bruits disgracieux. Quittant le laboratoire, il se rendit dans la pièce à vivre du repaire, son écureuil sur l’épaule. N’ayant aucune affection particulière pour un quelconque aliment, il se contenta d’avaler un bol de riz et quelques makis. Deux verres d’eau suffirent enfin à la désaltérer. En fin de repas, il avala par ailleurs ses antidouleurs afin de diminuer la souffrance que lui causaient ses bras. Yahata, pour sa part, eu droit à un repas copieux, constitué d’une poignée de glands, d’amandes et de noisettes. Gisei y ajouta même un bonbon au miel. Etonnamment, l’animal en était fou. Il ignorait si c’était une mauvaise chose pour sa santé, mais il ne voyait pas de raison impérieuse de lui interdire d’en manger. Rompu, le nukenin retourna au laboratoire d’un pas plus rapide et décidé qu’à son habitude. Yahata, quant à lui, courraient à ses côtés et passait parfois dans le cages des prisonniers. Nul n’osait faire de mal à l’animal. Pire, ils s’en écartaient, de peur d’être punis s’il arrivait la moindre chose à l’écureuil. Une seule et unique fois, un cobaye avait repoussé Yahata d’un simple coup de pied. Il fut le seul à être exécuté par Gisei sans même avoir eu le temps de passer le moindre test. Son corps reposa dans sa cellule et pourrit à la vue des autres pendant des années jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que des os. Plus personne après cela ne leva la main sur Yahata. Arrivé au laboratoire, Gisei remarqua que sa victime était réveillée. D’une voix faible et les larmes aux yeux il regarda son tortionnaire avec désespoir.


« Je…j’ai compris je serai sage je le promets. Mais je… je vous… je vous en supplie arrêtez… je…j’ai trop mal. Je ferai tout…tout ce que vous voulez… »


Gisei s’arrêta à côté de lui et plongea son œil unique dans ceux du prisonnier. Il ne comprenait pas. L’homme avait-il peur ? Essayait-il de marchander ? De duper Gisei ? Ce n’était pas la première fois que l’on s’adressait à lui de la sorte. Cependant il ne comprenait pas. Le nukenin de voulait rien, il obéissait aux ordres, rien de plus. Le supplications de l’homme lui étaient donc incompréhensibles. Par télépathie, il lui répondit néanmoins.


*Tu vas servir maître Orochimaru. Comme moi. Je dois continuer.*


Détournant le regard, Gisei s’intéressa aux outils chirurgicaux qui se trouvaient non loin. Reprenant son calepin, il nota quelques phrases après avoir diagnostiquer l’état général de sa victime. Pendant que le prisonnier hurlait et ne cessait de se débattre, son geôlier examina son matériel. En peu de temps son choix se porta sur une seringue remplie d’un puissant anesthésiant. En voyant Gisei se rapprocha, le cobaye se mit à paniquer. Hurlant et se débattant plus fort qu’une seconde auparavant, il ne fut pourtant pas en mesure d’empêcher le nukenin de lui planter l’aiguille dans le bras. Dans l’incapacité de lutter contre les effets du produit, il sombra dans les bras de Morphée. L’étape numéro deux pouvait commencer. Lentement mais assurément, le scientifique emmena la table d’opération dans une pièce adjacente du laboratoire. Il s’agissait d’un bloc opératoire. L’endroit était encore plus blanc que le reste du laboratoire, ce qui semblait presque impossible quand on voyait la blancheur de celui-ci. L’endroit était parfaitement bien équipé et absolument rien n’y manquait. S’il était une vérité incontestable, c’était qu’Orochimaru ne lésinait jamais sur les moyens lorsqu’une expérience lui tenait à cœur. Il suffisait simplement à Gisei de demander pour avoir tout ce dont il avait besoin.


Afin de se protéger du froid qui régnait au sein du bloc, Gisei enfila une épaisse blouse blanche, après s’être convenablement lavé et stérilisé, évidemment. S’il était bien une chose que le nukenin ne pouvait pas tolérer, c’étaient les infections résultant d’un manque de propreté pendant une opération. La procédure était claire et simple, Gisei l’appliquait donc à la lettre. Une fois convenablement vêtu pour l’opération, le nukenin prit en main un scalpel et commença à ouvrir le crâne de son cobaye. Conjuguant ses compétences de chirurgien et ses techniques médicales, il pouvait s’assurer de la bonne santé du patient tout en menant à bien cette étape. Une fois le cerveau mis à nu, il s’empara d’un pic en métal qu’il nimba de son chakra. Avec précision, habileté et doigté, il enfonça lentement le pic en acier dans le lobe préfrontal du patient. Tout en effectuant de très légers mouvements avec son pic et en gardant sa technique de soin médicale activée de l’autre, il entreprit les modifications nécessaires. Grâce à son chakra, il altérait à son gré la substance blanche du cortex visé pour en faire ce que bon lui semblait. Une fois cette phase terminée, il ressortit lentement le pic, soigna la plaie. Sans perdre de temps, Gisei refit de même avec le lobe frontal. Cela dura environ une heure car il était impératif que chaque détail soit effectué avec la plus grande minutie et autant de doigté que s’il avait été question d’explosifs.


Constatant que la première phase de l’opération était une réussite et que les constantes vitales du cobayes demeuraient bonnes, le scientifique décida de continuer. Après avoir posé ses outils, il alla changer ses gants car la douleur de ses bras le tiraillait. Il revint quelques minutes plus tard avec des gants immaculés et quelques cachets antidouleurs dans le ventre. Suite à une très longue série de mudras, Gisei posa délicatement ses paumes sur le cerveau à vif de sa victime. Une grande quantité de chakra se mit à le parcourir et il resta ainsi le temps de quelques minutes. Lorsqu’il retira ses mains, un sceau avait fait son apparition. C’était celui de la technique des écureuils. Il était absolument indispensable, car sans celui-ci, le contrôle de pantins humains ne serait tout simplement pas possible. Ce sceau très spécifique était relié à un autre, supérieur, que Gisei possédait dans son propre crâne. L’opération ayant été parfaitement réalisée et le patient n’ayant subi aucune séquelle ni blessure quelconque, le nukenin le referma et utilisa l’étendue de ses compétences médicales pour permettre à la cicatrice d’être la plus propre et saine possible. L’étape deux était, elle aussi, un succès.


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Re: Rp solo - Le sujet D-25    Jeu 20 Aoû - 19:04
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Sujet D-25




∞ Repos et convalescence


Lorsque le prisonnier ouvrit les yeux, sa vue était troublée. Il voyait flou et même les couleurs étaient difficilement reconnaissables. Plus ses paupières s’ouvraient, plus il se rendait compte à quel point sa tête le faisait souffrir. Jamais auparavant il n’avait ressenti de céphalées aussi fortes. Il avait littéralement l’impression que quelqu’un s’amusait à lui mettre des coups de marteau de l’intérieur du crâne, pendant qu’un autre faisait sans cesse sonner un gong bruyant. Petit à petit, sa vue s’éclaircit et il reconnut à ses côtés son geôlier. Extrêmement affaibli il ne dit rien et resta sage comme une image. Gisei posa ses doigts près de ses paupières, les écarta et fit passer un faisceau lumineux dans ses yeux. Il constatait visiblement l’étendue de ses capacités visuelles. Après avoir griffonné sur son calepin, il s’empara d’un thermomètre rectal pour évaluer la température du patient. 38.5°c. Rien de bien alarmant, surtout après une opération pareille. Toujours debout, le nukenin montra à son cobaye un tableau avec des lettres. Il désirait simplement effectuer un second test d’acuité pour savoir si la deuxième étape du programme avait eu des séquelles. À son grand étonnement, le prisonnier s’avéra docile et obéissant. Il ne comprenait pas, c’était comme s’il n’avait pas le choix, comme si se rebeller lui était impossible. Il le voulait, mais cela lui paraissait trop dur, trop fatiguant. Comment était-ce possible ? Bien que dans le flou, le cobaye obtempéra sans causer le moindre soucis à Gisei. Une fois que ce dernier eut terminé ses examens, il écrivit à nouveau sur son calepin.


Paradoxalement, et bien que seulement quatre personnes sur dix passaient la deuxième étape sans témoigner de trop graves séquelles, le plus dur restait encore à venir. Tout ce qu’avait fait Gisei pour le moment était d’une simplicité enfantine en comparaison de la tâche infiniment plus compliquée qui l’attendait à présent. S’il avait été en mesure d’éprouver des sentiments, il aurait sans doute été très anxieux. Heureusement ce n’était pas le cas. Le nukenin restait calme, comme toujours. Il témoignait d’un sang-froid absolument impénétrable. Rien ne pouvait l’atteindre, c’était tout bonnement impossible. Toutefois, même en prenant cela en considération, il n’était de toute façon pas encore temps de procéder à la troisième étape. En effet, il fallait obligatoirement compter un délai de deux jours avant de pouvoir poursuivre le programme. Cela avait pour but de donner au corps de la victime le temps de se reposer. Lors des premiers essais que Gisei fit avec cette méthode, il ne prenait alors pas le temps de respecter un tel délai. Cette précipitation avait pour cause de conduire systématiquement les cobayes à la mort. Le scientifique décida donc que cette règle était vitale.


Gisei plaça un cathéter à son cobaye pour lui administrer des solutés nécessaires à la journée suivante ainsi qu’une sonde neuro-gastrique pour le mettre sous nutrition entérale. Cela fait, il sortit du laboratoire, Yahata sur l’épaule, comme toujours. Pour la fin de la journée, il lui restait à s’occuper des autres patients et des prisonniers. Il commença donc par les cobayes en attente. Dans un laboratoire adjacent se trouvaient les corps de trois hommes. Enfermés dans d’énormes cuves remplies d’un étrange liquide jaune plein de bulles, ils respiraient par de gros masque attachés sur leur visage. Il était donc impossible de voir leur visage. Dans leurs bras se trouvaient plusieurs cathéter pour leur administrer toutes sortes de produits. Sur la vitre de leurs cuves était accroché un papier où l’on pouvait lire leur numéro. De gauche à droite, respectivement: sujet A-48, sujet B-14 et sujet C-72. Gisei resta dans ce laboratoire quelques dizaines de minutes pour vérifier leurs constantes et rédiger quelques comptes rendus sur leur état. Lorsqu’il s’en alla, le silence reprit ses droits sur la grande pièce et l’obscurité y ressurgit.


Le nukenin ayant terminé son affaire, il alla nourrir les prisonniers. C’était une tâche facile mais assez lente et ennuyante. Bien heureusement, Gisei ne s’ennuyait jamais. Même si malheureusement cela allait de pair avec le fait qu’il ne s’amuse jamais non plus. Quoique… Yahata, quant à lui, faisait le fou pendant que son maître donnait à manger aux nombreux prisonniers. Aux yeux de cette adorable boule de poils, tout semblait être l’occasion de jouer et faire la fête. Quelques minutes passèrent, Gisei reprit son chemin. Il se dirigeait à présent vers ses quartiers. Nom quelque peu pompeux pour nommer la pièce où il vivait. Il s’agissait en réalité d’une bibliothèque où l’on avait installé un vulgaire lit de camp pour le nukenin. Comme il ne plaignait jamais, personne n’avait pensé qu’il avait besoin de plus après tout. En dehors des bibliothèques remplies de livre à ras bord et du lit de camp, on trouvait dans la pièce une petite table et une chaise. Sur la table se trouvait une boite en carton. De petits cris faibles et craintif s’en échappaient.


Gisei alla chercher une boite de lait en poudre, de l’eau et un biberon. Une fois le tout assemblé, il fit chauffer le lait et s’assit devant la table. L’homme sortit alors de la boite un bébé écureuil et commença à lui donner à manger. Il fit de même ensuite avec ses deux frères et ses trois sœurs. Bien qu’il n’affiche ni ne ressente la moindre émotion, Gisei aimait beaucoup le contact avec ces animaux. Il ne connaissait pas grand-chose à l’amour, l’affection ou la filiation mais au fond de lui, il pensait que ce devait être quelque chose dans ce genre. Une fois nourris il fit leur toilette aux jeunes rongeurs puis le remit dans leur boite, après avoir changé le coton qui s’y trouvait, évidemment. Yahata gloussait en se frottant au cou du nukenin. Elle était visiblement contente que celui-ci s’occupe de ses petits. Le Yamanaka ayant terminé son œuvre, il donna sa pitance à la mère écureuil elle aussi.


Fatigué, l’homme se releva et ouvrit la trappe d’un petit tunnel de quelques centimètres de large. Le repaire où il vivait étant complètement enfoui sous terre et comme il fallait rester aussi discret que possible, cela permettait à Yahata de pouvoir sortir à l’extérieur et gambader un peu sans que son maître ne soit contrait de sortir aussi. Une fois son repas terminée, comme à son habitude, la boule de poil emprunta le tunnel. Pendant ce temps-là, Gisei s’empara d’un ouvrage avant de s’allonger sur son lit de camp. Le livre parlait des dépressions climatiques. Le Yamanaka s’y plongea pendant quelques heures avant de s’écrouler de fatigue. Sur le point de s’endormir, il posa son livre au sol et ferma les paupières. Yahata se posa sur son torse. Gisei expira ostensiblement et caressa l’animal de la paume de sa main. Ses bras lui faisaient mal, mais la fatigue était plus grande. Son esprit se perdit dans les ténèbres. Gisei s’endormit. Paisiblement.



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Re: Rp solo - Le sujet D-25    Jeu 20 Aoû - 19:09
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Sujet D-25




∞ Troisième étape


Yahata dégustait un bonbon au miel. L’adorable petite boule y prenait, comme toujours, un malin plaisir. Elle ne manquait d’ailleurs pas d’exprimé sa joie par quelques petits gloussements. Une fois sa friandise entièrement avalée, l’écureuil se mit à gambader dans les pièce où elle se trouvait. Surexcitée, elle bondissait sur les tables, les meubles et sur son maître. Au bout de quelques minutes de cet étonnant spectacle, l’animal se posa confortablement sur l’épaule de Gisei. Cela ne faisait aucun doute, c’était l’endroit où elle aimait le plus se trouver. Curieuse, elle entreprit de comprendre ce que faisait le bipède. Ce dernier, sans lui prêter trop d’attention, dessinait des symboles étranges sur le sol. Yahata le voyait agir ainsi de temps en temps, mais jamais elle ne comprenait ce dont il retournait. Les humains étaient parfois vraiment mystérieux pour elle. Désireuse d’un peu d’affection de la part de son maître, elle lui quémanda quelques caresses en frottant son museau contre sa joue. Le shinobi les lui accorda. Yahata glapit de joie.


Gisei, le visage marqué de son habituel sérieux impénétrable, préparait la troisième étape du programme. Certes, il restaient encore quelques heures avant que le temps de « convalescence » ne se termine, mais prendre de l’avance n’était jamais une mauvaise chose. À l’aide d’une peinture noire très facilement nettoyable à l’eau, le nukenin traçait au sol des runes, des sceaux et divers symboles incompréhensibles. Tout cela faisait partie du rituel qui aurait lieu d’ici quelques heures. Lorsqu’il eut fini les préparatifs, l’homme se rendit dans la pièce sombre et délabrée où il s’était reposé l’esprit quelques minutes la journée précédente. Il s’agissait en fait de la salle où avait eu lieu la démonstration à Orochimaru des résultats de l’expérience. Suite à la crise qui avait suivie, l’endroit avait été dévasté et le repaire entier s’était trouvé en très mauvais état. Aujourd’hui, il ne restait plus que cet endroit à ne pas avoir été encore remis à neuf. Cependant, Gisei n’avait pas reçu l’ordre de réparer cette pièce-là. On lui avait expressément demander de remettre le repaire en marche, de telle sorte que ce qui y était nécessaire à la nouvelle expérience fonctionne. Or, l’endroit où avait eu lieu la démonstration n’était pas utile, en plus d’être obsolète du point de vue de la sécurité.


N’ayant d’autre à faire que d’attendre pendant les heures à venir et comme il n’avait pas de travail sur le feu, le scientifique s’assit au centre de la pièce et se plongea dans le silence qui régnait. L’œil clos, il méditait, comme on lui avait appris à le faire en cas d’attente. Ce n’était nullement d’aller jouer avec ses écureuil ou bien de lire. Lorsqu’il n’avait pas droit à ses loisirs, il devait impérativement méditer, c’était ainsi. Malheureusement, Gisei ne comprenait rien à ce procédé, il se contentait donc de rester assis ou accroupit dans un endroit calme pour ne plus rien y faire. Yahata détestait ces moments-là. Parfois elle tentait de tirer son maître de son apparente léthargie, parfois elle n’en avait pas l’envie et préférait gambader librement dans le repaire. En de rares occasions, lorsqu’elle était malade et affaiblie, elle allait se coucher sur le lit de Gisei.


Tic, tac, tic, tac, tic, tac… Le temps passa, lentement, très lentement. Une heure. Deux heures. Trois heures. Quatre heures. Le nukenin se releva. Il était temps. D’un pas décidé, il se rendit au laboratoire. Le prisonnier était éveillé mais restait très calme. Il se contenta seulement de trembler de peur lorsqu’il aperçut son geôlier. Pas un mot ne sortait de sa bouche, pas une protestation, pas une insulte. Visiblement trop effrayé pour vouloir s’opposer à nouveau à son tortionnaire, il préférait choisir la voie de l’obéissance. Naïvement, et ne sachant surtout pas ce qui l’attendait, il supposait qu’agir ainsi lui vaudrait un traitement de faveur. L’homme était malheureusement loin du compte. Sans un bruit, Gisei changea ses bandages, nettoya ses bras et prit ses cachets. Faisant fi de la douleur, il s’approcha du cobaye. Il était grand temps de commencer. D’un regard, il accorda une brève attention à sa victime.


*Ferme les yeux. Ne pense à rien. Tout va bien se passer.*


Que l’on ne s’y méprenne pas. Ce geste, aussi compatissant puisse-t-il paraitre, était loin de l’être. Les test avaient simplement démontrés qu’un patient plus calme réussissait généralement mieux cette troisième épreuve. Comme il s’agissait de la plus dure de toutes, Gisei ne crachait pas sur le moindre coup de pouce. Joignant les mains en claquant ses paumes l’une contre l’autre, le scientifique y fit circuler une grande quantité de chakra. Elles se nimbèrent rapidement d’une épaisse aura de chakra. Paupière close, il se concentrait. Lentement, le nukenin effectua un premier mudra. Puis en second, un troisième, un quatrième et ainsi de suite pendant plus de deux minutes. Il s’agissait sans conteste de la plus longue série de signes qu’il connaissait. Une fois celle-ci terminée, il plaqua à nouveau ses paumes et y concentra une dose de chakra bien plus importante. Le prisonnier s’agitait. La peur montait lentement mais sûrement en lui. Il ignorait ce qui allait lui arriver mais il était certain qu’à nouveau il allait souffrir comme jamais. Avant qu’il n’ait cependant le temps de dire ou faire quoique ce soit, Gisei posa violemment ses mains sur ses tempes. Tout le chakra qu’il concentrait se répandit en une fraction de seconde dans le cerveau du patient.


La victime se mit à convulser. Son corps était parsemé de secousses du diable tandis que de la bave coulait de sa bouche. Gisei devait se dépêcher de réguler la quantité de chakra injectée. Cet exercice lui demandait une concentration totale, même à lui qui pourtant maîtrisait parfaitement son chakra. Tout était dangereux pour le patient. Une dose trop grande détruisait le cerveau. Une dose trop petite causait des convulsions, parfois mortelles. Il fallait trouver la dose médiane et cela était d’une incroyable difficulté. Gisei commença à suer à grosses gouttes. En plus de la concentration exigée, ce procédé lui demandait un effort physique étonnamment intense. L’objectif du scientifique était de placer un sceau d’une grande puissance dans le crâne de son futur pantin. Celui-ci avait pour effet d’assujettir totalement la victime en lui retirant tout libre-arbitre, toute volonté et toute possibilité de décision. Même si son esprit demeurait intact, c’était comme s’il n’avait plus aucune emprise sur son propre corps. Comme s’il en était déconnecté. Seulement voilà, la mise en place de ce sceau était très délicate. Il fallait combiner précision, technique, puissance et concentration. Pour Gisei, c’était la pire de toutes les étapes. Son taux de réussite ne dépassait pas 20%. Autrement dit, sur dix personnes, seulement deux survivaient. Pour ne rien simplifier, même dans le cas d’un succès, le temps demandé pour mettre en place le sceau était d’au moins une heure.


L’opération se prolongea, et finalement, Gisei réussit à ne pas tuer son patient. Il retira ses mains du crâne du prisonnier et s’écroula à terre. Épuisé et vidé de son chakra, le shinobi ne tenait même plus debout. Son souffle était court et rapide, ses vêtements trempés de sueur et ses jambes flageolantes. Avec la plus grande peine du monde, le nukenin se força à se relever. Avant de pouvoir aller se reposer, il devait vérifier les constantes vitales du sujet, s’assurer que son cerveau était en bon état et pour conclure, écrire un rapport sur son calepin. Les vingt minutes qui suivirent furent donc un calvaire pour notre homme. Quand finalement il eut véritablement terminé, il se rendit rapidement dans ses quartiers pour y prendre une sieste bien méritée. Gisei s’effondra sur son lit, tête plongée dans son oreiller. Yahata grimpa sur son dos pour quémander quelques caresses. En vain. L’homme dormait déjà d’un sommeil de plomb. L’étape trois était un succès.



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Dernière édition par Jiko Gisei le Ven 21 Aoû - 18:13, édité 1 fois
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Re: Rp solo - Le sujet D-25    Jeu 20 Aoû - 19:10
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Sujet D-25




∞ Quatrième étape


Le sujet D-25 était emprisonné. Tout mouvement lui était impossible. Jamais auparavant il n’avait connu prison plus efficace que celle-ci. Comment cela était-il possible ? Comment son propre corps pouvait être devenu une camisole de force ? Il avait beau ordonner à ses mains de bouger, rien n’y faisait. Il tentait d’ouvrir la bouche pour crier à l’aide. Rien ne se produisait. Se pouvait-il qu’il soit paralysé ? Non impossible, il ressentait pourtant tout. Ce n’aurait pas pu être le cas s’il était effectivement handicapé. Son incompréhension était totale. Son esprit bouillonnait d’un mélange de rage, de peur et d’appréhension. Il n’en pouvait tout simplement plus. Tout cela était trop pour lui, s’il l’avait pu il se serait tué, malheureusement, pareille chose lui était impossible. Des bruits de pas le tirèrent hors de ses pensées et le ramenèrent à la réalité.


Gisei approcha. Calepin à la main, il relevait tout un tas de variables et de constances à l’aide des moniteurs auxquels était branché le patient. Il avait le teint plus pâle qu’à l’habitude et ses mouvements étaient plus lents. Visiblement, il ne s’était pas encore totalement remis de la dernière étape. Bien moins que son patient en tout cas, car son état était tout bonnement parfait. Venait donc le temps de l’avant-dernière phase du programme de subordination. Il s’agissait de la plus simple, bien que non sans risques pour autant. La fatigue de Gisei n’était de toute manière pas un élément entrant dans l’équation. Dorénavant, il allait falloir supprimer purement et simplement le mental du prisonnier. Tous ses souvenirs allaient disparaitre. Sa personnalité serait effacé. L’on pouvait aisément comparer cela à une exécution, et c’était parfaitement ce dont il s’agissait. Le cobaye allait mourir, supprimé pour pouvoir renaître autrement. Afin de créer le parfait pantin, une personne devait perdre la vie. Ce sacrifice, bien que terrible, était nécessaire. Le cas échéant, il était absolument impossible de relier des sujets entre eux. Leurs personnalités se combattaient irrémédiablement et cela avait pour conséquence de leur créer de multiples hémorragies cérébrales. Gisei avait décidé d’agir en conséquence, rajoutant une étape de plus au programme.


Debout à côté de la table où se trouvait son cobaye, le nukenin malaxa son chakra, effectua une série de quelques signes incantatoires et posa sa main droite sur son front. En à peine quelques minutes, le sceau était installé. C’était là que commençait réellement le processus de sélection. Petit à petit, le sceau grandissait, se nourrissant des souvenirs de la victime, de ses joies, ses peines, ses espoirs, ses sentiments, de tout ce qui faisait d’elle une personne. Tout cela ne prenait que peu de temps. En à peine dix minutes, la chose était bouclée. Seulement voilà, le processus pouvait être dangereux. En fonction des personnes, leur volonté était si forte qu’elle combattait ardemment le sceau. S’en suivait un terrible combat intérieur entre elle et un monstre fantomatique. Si sa volonté prenait le dessus sur le sceau, cela avait pour conséquence de le faire grandir jusqu’à ce qu’il endigue la volonté. Malheureusement, en grandissant plus que prévu, il tuait son hôte. Au grand désarroi de Gisei, il ne pouvait absolument rien faire contre cela. Bien heureusement, sur dix personnes, un total de huit d’entre elles ne faisaient pas montre d’une grande volonté. Quant aux autres…


La chance fut au rendez-vous une fois encore. Décidemment, le sujet D-25 était très prometteur. Certes, il allait falloir le remettre au niveau physiquement, mais ce n’était qu’un broutille. Quelques opérations suivies d’un entrainement intensif permettrait cela facilement. Tout cela importait peu. La difficulté résidait dans la capacité du patient à passer tous les test avec brio et il n’en restait plus qu’un. Ce ne serait pas le plus simple, mais Gisei n’avait aucune raison de s’inquiéter. Ses notes montraient que le sujet D-25 était fort similaire aux sujets A-48 et C-72 en termes de résultats. Statistiquement parlant, les chances étaient donc bonnes.


Le sujet D-25 n’ayant à présent plus d’humain que son corps et rien de plus, il ne pouvait plus représenter le moindre danger. Aussi, la nécessité de l’attacher n’avait plus lieu d’être. Lentement, Gisei retira les chaines de son pantin. Le cobaye ne bougeait pas. Ses yeux sans expression, vides et pâles, regardaient fixement un point au plafond. Il ne disait rien, ne pensait rien. Il n’était plus. Fermant la paupière, Gisei forma le signe du tigre et activa la technique des écureuils. Son esprit se lia au corps du sujet. Il ressentit une légère céphalée. C’était normal. La première connexion avec un nouveau pantin lui faisait toujours la même sensation. Faisant fi de la légère douleur qui lui parcourait le crâne, le scientifique entreprit de commencer les test de base. Par sa seule volonté, il bouger les doigts de la main droite du sujet. Réussite. Vint le tour de ceux de la main gauche. Réussite. Pied droit. Réussite Pied gauche. Réussite. À chaque test, Gisei griffonnait des notes dans son calepin. Quand il jugea que le moment était venu, il s’assoir le pantin. Réussite. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin il le fit se lever. Réussite. Très lentement, vint le moment de le faire marcher. Réussite, encore et toujours réussite. Visiblement le sujet D-25 répondait parfaitement bien.


N’ayant plus sa place au laboratoire principal, Gisei le fit se mouvoir jusqu’à la pièce adjacente où se trouvaient endormis les trois autres sujets opérationnels. Il y avait la place pour un maximum de cinq pantins dans cinq cuves différentes. Le nukenin plaça le cobaye dans la quatrième. Après avoir pris le temps de convenablement le préparer, il referma la vitre. Le liquide jaune empli d’oxygène  ne mit pas longtemps à remplir l’intérieur de la cuve. Gisei effectua les dernière mises au point et sortit de la pièce. La procédure l’obligeait à attendre deux jours avant de passer à la cinquième et dernière étape. S’il en avait été capable, le nukenin aurait trépigné d’impatience à l’idée de pratiquer le test final sur son nouveau pantin. Au lieu de ça, il se contenta d’aller nourrir les prisonniers, ses écureuils et lui-même. Dur métier que celui de l’obéissance aveugle…



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Re: Rp solo - Le sujet D-25    Ven 21 Aoû - 18:15
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Sujet D-25




∞ Cinquième étape


Les doux jours qui suivirent la quatrième étape se ressemblèrent. L’un comme l’autre furent banals, ennuyeux et sans le moindre intérêt. Gisei se contenta de donner à manger aux prisonniers. Il vida leurs déjections, car oui c’était une chose qu’il fallait faire de temps en temps. Il eut tout le temps de prendre soin de sa petite « famille » ainsi que de lire entièrement un ouvrage sur la composition de la biomasse des forêts tropicales. En dehors de ça, il n’y eu rien de notable. Les constantes du sujet D-25 restaient très bonnes et son état ne montrait pas le moindre signe de dégénérescence. En somme, tout était parfait. Devant le manque d’intérêt total de ces deux jours, il semble tout indiqué de passer rapidement à la suite.


Comme tous les matins, Gisei changeait ses bandages. Aujourd’hui cependant, ses bras le faisaient bien plus souffrir qu’en temps normal. Cela arrivait parfois, sans qu’il n’y ait pour autant de raison à ce phénomène. L’on pouvait comparer ces soudaine et vives souffrances à des douleurs fantômes. Bien que le terme ne soit pas très adapté en la matière, c’est néanmoins ce qui s’en rapproche le plus. Le front déjà en sueur et le corps tremblant tant il souffrait, Gisei décida de prendre une double dose de médicaments. Ainsi qu’une ampoule de morphine, pour l’équivalent de 3Mg. Ce n’était certes pas très indiqué, mais le nukenin ne lésinait jamais sur les moyens quand il s’agissait de faire taire la douleur. L’état général de ses reins ne mentait d’ailleurs pas, dévoilant rapidement son habitude à utiliser à outrance divers antidouleurs. Conscient du fait que, dans les conditions actuelles, il lui était rigoureusement interdit de pratiquer la moindre expérience scientifique, sans en mettre en danger la pérennité, Gisei décida de la repousser à la fin de l’après-midi. Il savait qu’alors, son état se serait amélioré et qu’il aurait recouvert suffisamment ses moyens pour que ce ne soit plus handicapant.


Faible, en sueur et ne cessant de trembler, le nukenin resta au lit, bien au chaud sous sa couette. Plongé dans l’obscurité, il ne voyait rien. Le silence régnait et seule Yahata se permettait de le rompre. Ses petits couinement de tristesse s’accompagnaient de caresses sur la joue de son maître malade. L’animal savait très que de temps en temps, le bipède se trouvait en piteux état, et, bien qu’elle ne puisse rien y faire, elle se faisait toujours un devoir de le réconforter. Faiblement, Gisei caressait l’écureuil. Il ne mit pas longtemps à s’endormir. Son sommeil fut très agité et dépourvu du moindre rêve. Quelques heures passèrent avant que le scientifique ne se réveille. Même s’il souffrait encore un peu, il se considéra apte à continuer le programme. L’heure de pratiquer la cinquième et dernière était venu.


Gisei se rendit dans la salle remplie de cuves où sommeillaient les sujets opérationnels. Il les réveilla tous et les sortit de leurs cocons. Inexpressifs, il regardaient dans le vide. Avant de commencer, Gisei devait vérifier leur constantes, encore et toujours. Le Yamanaka nota quelque chose sur son calepin. D’un simple mudra, il activa simultanément les pantins pour les faire agir, un à la fois. Il devait tout d’abord voir si la connexion était toujours bonne et constante. Ce fut le cas pour tous les sujets. Il griffonna à nouveau. Le temps était venu d’y aller. La cinquième étape était décisive. Il s’agissait de mettre les sujets en réseau tous ensemble. Le problème était que la chance que l’opération fonctionne était d’environ 30%. Pourquoi ? Tout simplement une question de compatibilité neuronale. Se lier à Gisei était déjà une chose, mais se lier à d’autres sujets était une épreuve pour le cerveau des cobayes. Les trois premiers sujets ici présent n’étaient d’ailleurs pas en état de le faire. Actuellement, Gisei n’arrivait pas à les lier. Il fallait pour cela un cerveau leader, qui prendrait le pas sur ceux des autres. Il suffirait au cerveau chef d’être compatible avec Gisei et le tour serait joué. Restait maintenant à savoir si le cerveau du sujet D-25 était leader ou non.


Œil fermé, le nukenin activa sa technique. Premier sujet. Tout allait bien. Second sujet. Gisei eu un picotement au cerveau. Troisième sujet. Une grande céphalée frappa le crâne du scientifique. Quatrième sujet. Il se mit à saigner abondamment du nez. Ses genoux se dérobèrent et il chuta en arrière. La connexion fut interrompue. La vision trouble, le crâne douloureux et le visage en sang, Gisei ne désespérait pas. Cette étape était compliquée, même pour lui, mais il fallait être persévérant. De nouveau, il établit la connexion entre tous le sujets. Non sans mal, il parvint à endiguer sa propre douleur. Malheureusement, il constata rapidement que le sujet D-25 n’avait manifestement pas un cerveau leader. La cinquième étape ressemblait de plus en plus à un échec. Gisei ne voulait pas s’arrêter. Ce fut ce qui causa le drame qui suivit. S’il avait pu le prédire, le Yamanaka se serait arrêté là, malheureusement il n’était pas devin. Changeant de tactique, il décida de pousser la majeure partie du contrôle effectuée par sa technique sur tous les sujets dans le cerveau dans seul, celui de D-25. La pression devint rapidement trop grande. Les yeux du  cobaye se colorèrent de rouge alors que ses vaisseaux oculaires explosaient. Son nez se mit abondement à saigner, recouvrant tout son corps du fluide vital pourpre. Lorsque Gisei mit fin au test, il était déjà trop tard. La douleur du sujet se répercutant sur lui, il se roula à terre en hurlant. Quelques minutes durant, le nukenin se prit la tête dans les mains en gémissant, la douleur était insupportable.


Lorsque le Yamanaka parvint finalement à reprendre constance, il vit le corps su sujet D-25 couché par terre. Après un bref examen médical, il constata que son cerveau avait été détruit lors de l’opération. Tous les vaisseaux y avaient explosé, causant irrémédiablement sa mort. La cinquième étape était un échec. Le sujet D-25 était mort, son programme s’arrêtait là pour lui. Sans perdre de temps, Gisei alla vérifier si les autres étaient toujours en bon état. C’était le cas. Il les remit dans leurs cuves. L’homme écrivit de longues phrases sur son rapport. C’était vraiment une mauvaise chose. Encore un patient qui mourrait. Cela revenait à un énième échec de plus. Par chance, Gisei n’était pas en mesure d’en être attristé. Pour une fois son absence de sentiments était une bonne chose.


Yahata s’approcha du cadavre du sujet D-25. Elle était curieuse. Ce n’était pas la première fois qu’elle voyait un bipède décédé, en fait c’était même tout le contraire. Gisei souleva le corps et l’emmena dans le laboratoire pour y pratiquer une autopsie. A la fin de celle-ci, l’homme termina son rapport. Cela fait, il se pressa de le mettre au propre. Comme le voulait la procédure, le nukenin sortit alors du regard. Après quelque minutes, un gros écureuil vint à sa rencontre. Il lui donna une poignée de glands et de noisettes. Pendant qu’il se rassasiait, l’homme attaché dans son dos un petit rouleau. C’était sa manière de  délivrer des messages à son maître Orochimaru. Bien évidemment, tout était codé selon une méthode très complexe que peu de monde pouvait déchiffrer, même au sein de Konoha. Gisei regarda la grosse boule de poils s’en aller une fois son repas terminé.


Encore un nouvel échec. Gisei se demandait s’il allait enfin finir par trouver un sujet capable de réussir là où tous les autres échouaient. Une chose était certaine, sa nouvelle façon de faire, bien plus sûre pour lui, était infiniment plus compliquée. Le nukenin resta immobile un instant. Yahata monta sur son épaule. Gisei lui lança un regard. Il était grand temps de rentrer. Un nouveau sujet l’attendait…



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Re: Rp solo - Le sujet D-25    Lun 31 Aoû - 14:39
Correction de Jiko Gisei




Positif,

Le contraste entre le côté mignon et affectueux des écureuils et la dureté et le côté torturé de l'expérience est génial. Le personnage que tu as créé est vraiment bien maîtrisé et la précision médicale est impressionnante. Super RP.




Négatif,

Ce n'est pas vraiment négatif, mais vu que c'est un RP solo, on a pas d'échange. J'ai plus hâte de voir un RP où tu interagis avec un autre membre.


Récompense PE = (10 + 9) PE ainsi que ( 7658/ 140 ) = 73 PE

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