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Mission rang B ? - Le messager     Lun 24 Aoû - 18:23
Spoiler:
 

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Le Messager




∞ Infiltration.


Kinjiro Tanaka était un marchand d’alcool en tous genres. Saké, vodka, bière, vin, hydromel, rhum, whisky, il vendait de tout, absolument de tout. L’homme voyageait léger. Un simple kimono bleu, un petit poignard dissimulé sous celui-ci et une bourse peu remplie. Partout où il allait, son âne surnommé « Fin destrier », le suivait. L’animal avait pour tâcher de tirer le charriot où le marchand entreposait ses bouteilles. On y trouvait aussi un petit coffre, fermé par un cadenas redoutablement solide, où la majeure partie de ses économies se trouvaient. Kinjiro portait toujours la clé sur lui, dans une poche cachée de son caleçon. Assis à la table d’une auberge sale et bruyante, le marchand se reposait de son épuisante épopée. Depuis quelques semaines, il voyageait dans le désert de Kaze no Kuni. L’homme, qui était pourtant natif de ce pays, avait toujours grand mal à s’y déplacer avec sa charrette. Il fallait dire que les roues peinaient énormément à avancer dans le sable brûlant. Les trajets entre deux villages civils étaient donc toujours une grande épreuve dont Kinjiro ressortait épuisé. Après avoir vendu bon nombre de bouteilles au tenancier du coin, il avait pris la décision de rester dormir cette soirée et de repartir ensuite au matin vider son stock à Suna.
 
Attablé devant une belle assiette de viandes du terroir, l’homme remarqua qu’un individu étrange lui lançait par moment des regards. Kinjiro eut froid dans le dos en observant son visage. L’individu était horriblement mutilé. Une large cicatrice lui barrait la joue droite et un foulard rouge peu élégant dissimulait la majeure partie de son visage. Constatant la présence dans son dos d’un arc et à sa ceinture d’un carquois et d’une lame, il en conclut qu’il devait s’agir d’un ninja de Suna. Cependant ne voyant sur lui nul bandeau, il pensa plutôt à un mercenaire quelconque. Après tout, ces hommes du sable n’étaient pas rares dans le coin. Mis au courant par l’aubergiste qu’une bande de bandits sévissait dans la région, Kinjiro pensa qu’il ne serait pas idiot de recruter le mercenaire pour l’escorter. Le marchand prit donc l’initiative et alla s’assoir à la table de l’inconnu. À peine ses fesses touchèrent le tabouret en face de l’homme qu’il s’exprima à l’attention du tavernier, de vive voix.
 
- Oh patron, faites péter un pichet de bière avec deux coupes. Ramenez aussi deux assiettes de charcuterie, un poulet et quelques makis. Tiens pendant que j’y suis pensez aussi à quelques brochettes au bœuf.
 
- Oué ça vient don bonnes gens, j’vous amène ty ça d’suite !
 
L’aubergiste s’activa et ne fut pas long à apporter le pichet de bière. Kinjiro servit un verre à l’inconnu et lui poussa devant let nez. Il se versa ensuite une coupe et plongea son regard sournois dans celui du mercenaire. Il était évident qu’il avait une idée derrière la tête et bon marchand qu’il était, il ne tarderait pas à le faire connaitre.
 
- À votre santé cher inconnu. Je me nomme Kinjiro Tanaka, je suis vendeur d’alcool itinérant. Et vous, qui êtes-vous, que cherchez-vous ici ?
 
L’inconnu s’empara de son verre. Sans se soucier le moins du monde des convenances, il le porta à son nez et en huma les effluves. Le marchand ignorait ce qu’il faisait mais ne prit pas très bien ce manque de respect. Son regard se fit plus mauvais et ses traits se durcirent. Finalement, l’inconnu avala une gorgée de bière et reposa la coupe sur la table. Son œil se plongea dans ceux du marchand. Il avait le regard vide, dénué de la moindre expression. Une fois encore, cela glaça le sang de Kinjiro. Quelque chose en lui l’intimait de s’en aller, mais une autre lui disait qu’un tel homme devrait faire un très bon garde du corps. Au bout de quelques longues secondes, le mercenaire s’exprima.
 
*Je m’appelle Hideo. Je suis en route pour Suna.*
 
Le marchand sursauta en entendant Hideo s’exprimer. Il venait de lui parler directement par la pensée ! Comment cela pouvait-être possible ? Le marchand ne fut pas long à la détente et en déduisit intuitivement qu’il devait donc être un ninja. Seulement pourquoi ne portait-il pas de bandeau frontal ? Quel dommage, il devait s’agir d’un nukenin à tous les coups… D’un autre côté… les déserteurs étaient connus pour officier en tant que mercenaires, rien ne l’empêchait de lui faire une offre. Confiant et entreprenant, l’homme ne se perdit pas dans de futiles paroles et en vint de suite à l’objet de leur rencontre.
 
- Enchanté Hideo. Bon, faisons simple. J’ai appris que des bandits rôdent dans le coin. Je dois me rendre à Suna pour y vendre les bouteilles qu’il me reste. Toi aussi tu y vas. Comme tu ressembles fortement à un mercenaire, je te propose un marché. Tu restes à mes côtés, tu me protèges, moi et ma charrette, pour que j’atteigne destination en bon état ET avec mes marchandises. Une fois que nous serons arrivés, je te payerai grassement. Disons… 1 000 ryos ! Oui, ce prix me semble très honnête. D’autant plus que je fournirai la pitance et la boisson. Qu’en penses-tu ?
 
*Très bien, quand partons nous ?*
 
Kinjiro ouvrit grand sa mâchoire et ne sut cacher son étonnement. Le mercenaire avait accepté sa proposition alors même qu’il terminait sa phrase. Il n’y avait eu aucun délai, il avait tout simplement répondu du tac au tac. Sur le cul, le marchand se fit un devoir de vite se ressaisir. Toussant légèrement pour cacher sa gêne, il répondit à Hideo.
 
- Eh bien, je pensais partir demain. Si cela ne te poses pas de problème évidemment.
 
*D’accord.*
 
 
*  *  *
 
 
- Par les couilles du grand dromadaire, on nous attaque Hideo !!!
 
Kinjiro était assis à l’avant de sa charrette. Une seconde auparavant, il tenait les rênes de son âne pour avancer péniblement dans le désert, celle d’après, il sautait à terre. Le marchand rata sa réception et s’écoula ridiculement dans le sable chaud. Crachant quelques grains et en état de panique manifeste, il alla se réfugier sous le charriot. Hideo, qui préférait marcher à côté prit calmement son arc en main. Une troupe de dix bandits des sables les encerclaient. Faisant preuve d’un grand sang-froid, le mercenaire bandit son arc d’une flèche et prit pour cible l’un des hommes au hasard. Ses doigts lâchèrent la corde, la flèche fusa dans la direction du scélérat. Il tomba au sol, mort sur le coup. Des cris de rage retentirent. Visiblement, les ennemis avaient très mal pris la si rapide disparition de l’un des leurs. Vociférant et hurlant des insultes, il se ruèrent en direction de l’archer. Ne se laissant pas impressionner le moins du monde, l’homme banda une nouvelle flèche. Lorsqu’il la décocha, un autre bandit perdit la vie. Alors qu’il tentait de tendre la corde une troisième fois, l’un des ennemis arriva à sa portée. Kunai à la main, il tenta d’asséner un coup d’estoc dans les côtes d’Hideo. Ce fut sans succès. Usant d’une rapide esquive, le ninja évita le coup et prit soudain la flèche à pleine main. Plutôt que de la tirer avec son arc, il la planta directement dans l’œil de l’homme. Le bandit hurla de douleur, tituba en arrière et s’écroula à terre. Il perdit rapidement son sang et mourut.
 
Le gros des adversaires arrivant à sa portée, Hideo dégaina son cimeterre. Rapidement, il para un premier coup de katana. Tournant sur lui-même tel un diablotin, il déchira les flancs de l’ennemi de sa lame. Alors qu’il allait en finir avec celui-ci, un autre bandit tenta de lui asséner un coup latéral dans le dos. Hideo n’eut pas le choix et esquiva en effectuant une roulade. Ne se laissant pas stopper dans son élan, il envoya vers les deux hommes un Kunai explosif. L’un esquiva, tandis que le blessé en fut incapable. Un mort de plus. La liste des ennemis diminuait à vue d’œil. Sans perdre de temps, Hideo creusa la distance entre lui et les bandits en effectuant plusieurs pirouettes à reculons. Pouvant dorénavant profiter de la distance, il rangea sa lame et brandit à nouveau son arc. Deux flèches furent tirées l’une après l’autre, deux ennemis tombèrent. Face à lui, seuls quatre bandits subsistaient sur les dix originels. Pendant que les adversaires se ruaient dans sa direction, Hideo envoya une salve de shuriken. Trois évitèrent, l’un succomba. Le shinobi déplorait le niveau lamentable de ses ennemis. Pareil combat n’était pas du tout équilibré.
 
Alors qu’il ne restait plus que trois hommes, l’archer utilisa un jutsu. La seconde d’après, l’un des bandits se rua vers son plus proche allié et l’égorgea. Le second hurla sur son allié, l’intimant d’arrêter ses conneries. Il tenta de lui expliquer qu’il ne contrôlait pas son corps et qu’il devait fuir. En vain. Manipulé par Hideo, le bandit attaqua son second partenaire. Les deux hommes se blessèrent mutuellement. L’un perdit la vie, l’autre tomba à genoux, grièvement blessé. C’était le bandit contrôlé par l’archer. Lentement, Hideo s’avança. Il dégaina sa lame encore tâchée de sang. Le bandit blessé se mit à supplier.
 
- Attends, je… fais pas ça… on a de l’or des derniers braquages.. il est.. il est à t……
 
Le bandit ne termina jamais sa phrase, le mercenaire lui ayant tranché la tête avant. En utilisant les vêtements de sa victime, il essuya la lame du sang qui la nimbait. Une fois propre il la rangea dans on fourreau. Le silence revint. Lentement et l’air terrorisé, Kinjiro sortit de sous la charrette. Il regarda quelques instants les multiples cadavres. N’ayant pas l’estomac assez solide pour spectacle si macabre, il vomit dans le sable. Après quelques longues minutes, il parvint à se ressaisir et jeta un regard reconnaissant à Hideo.
 
- Tu m’as sauvé la vie ! Oh là là là, sans toi ces scélérats m’auraient étripés. Je te dois la vie... vraiment. Ce soir, tu peux me croire, je vais m’assurer que tu manges comme un seigneur !!!
 
 
*  *  *
 
 
Au loin, l’on pouvait distinguer le grand village de Suna. Quelques jours après l’attaque des bandits des sables, les deux hommes atteignirent finalement leur destination. Ils n’avaient pas été attaqués une seconde fois et le reste du trajet fut calme. Bien entendu, la traversée du désert resta une immense épreuve, mais Kinjiro savait bien ce qu’il faisait. À l’approche de l’entrée du village, le marchand expliqua à son mercenaire qu’il devait lui remettre ses papiers d’identité pour passer les contrôles de sécurité. Hideo s’exécuta. Finalement ils atteignirent les portes de Suna. Pour être exact, il s’agissait en fait d’une sorte de longue crevasse creusée dans la roche qui permettait d’accéder au village en lui-même. L’endroit était gardé par une véritable armée de ninjas. Passer en force aurait été pure folie. Kinjiro étant un habitué, l’un des gardes le reconnut et le salua d’un signe de la main. Il s’approcha et fit s’arrêter le charriot.
 
- Alors Kinji, tu viens encore nous vendre ton picrate dégueulasse ?
 
- Et toi tu montes toujours la garde comme un caniche Haze ?
 
Les deux hommes se regardèrent une seconde avant d’éclater de rire. Visiblement ils devaient bien se connaitre. Hideo restait calme, de marbre face à la situation qui se jouait devant lui. Le garde lui jeta un coup d’œil et redevint soudain plus sérieux. Il regardait le mercenaire d’un air mauvais.
 
- T’es qui toi ?
 
- Oh lui ? C’est mon garde du corps. Je l’ai rencontré à Hulm et je l’y ai recruté. Figure toi que ce héros m’a sauvé la vie ! Eh oui, on a été attaqués par une bande de vils scélérats sans scrupules. Ils m’auraient ouvert de bas en haut sans ce brave mercenaire.
 
Haze scruta Hideo des pieds à la tête, en s’attardant plus particulièrement sur ses armes. Il était clair qu’il ne faisait pas pleinement confiance à l’inconnu. Après tout il fallait généralement se méfier des mercenaires. Cependant, il avait sauvé la vie d’un brave citoyen de Suna, alors il ne devait pas être bien méchant tous comptes faits. S’adressant de nouveau à Kinjiro, le garde reprit.

Le garde se remit au travail et commença à inspecter le convoi. De sa veste sortit soudainement un écureuil qui alla se mettre sur son épaule. Le garde regarda l’animal avec étonnement et commença à fouiller le charrette du marchand. Quand il termina de tout inspecter de fond en comble, il autorisa les hommes à pénétrer au village. Le convoi entra lentement dans Suna. Kinjiro mena son acolyte jusqu’à la grand place, où se trouvaient de nombreux autres marchands. Il tendit une liasse de billets à Hideo de la main gauche, et lui tendit sa main droite pour lui dire au revoir. Le mercenaire lui serra la main et prit son paiement.
 
- Ce fut un plaisir de te rencontrer Hideo, j’espère que nous nous reverrons dans le futur. Oh tiens, j’oubliais, prends ça en guise de ma reconnaissance, c’est un petit cadeau bonus. Bonne continuation, fier ninja !
 
Le marchand sortit une bouteille de liqueur de pomme de sa besace. Le mercenaire n’y connaissait pas grand-chose, mais il comprit de suite qu’il s’agissait d’un présent d’une grande valeur. Il le rangea dans son sac et s’inclina respectueusement devant Kinjiro. Sans un mot, il se retourna et disparut dans la foule. Le marchand eut un air nostalgique et poussa un léger soupir.


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Dernière édition par Jiko Gisei le Dim 30 Aoû - 1:56, édité 5 fois
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Re: Mission rang B ? - Le messager     Lun 24 Aoû - 18:25
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∞ Flashback.


La taverne du rat boiteux était un établissement ne manquant pas de charme. Cela se comprenait avant même de pénétrer en son sein. Avec un nom pareil, comment pouvait-il en être autrement ? Située dans le quartier populaire et assez malfamé de Suna, l’auberge était le lieu de réunion d’une clientèle pour le moment hétéroclite. L’on y trouvaient des voyous, des voleurs, des alcooliques notoires, quelques bandits, un ou deux ninjas et parfois un touriste qui se perdait. Gisei faisait partie de la dernière catégorie. Assis à une table dans un coin, il observait la scène qui se jouait face à lui. Des hommes imbibés d’alcool se rouaient de coups pendant que d’autres jouaient aux cartes. Il n’y avait aucune cohérence dans tout cela. L’endroit sentait fort la bière, l’urine et le vomi. Ces effluves se mariaient entres elles pour former un parfum absolument écœurant mais qui ne manquait pas au moins d’être original. Dans la coupe du nukenin se trouvait une mélasse immonde coupée à l’eau. N’ayant aucun moyen de différencier quelque chose de bon ou de mauvais, il se contentait de boire en silence. Tout le monde le laissait tranquille. Il fallait bien dire que le seul bougre ayant essayé de lui dérober sa bourse s’était retrouvé avec le bras cassé en une fraction de seconde. Cela avait vraisemblablement calmé les autres. Craintive, Yahata restait cachée sous le pourpoint de l’homme. Quand il eut fini son verre, Gisei demanda à l’aubergiste de lui fournir les clés d’une chambre. Après avoir payé, il monta donc à l’étage pour y être enfin au calme.
 
La chambre était miteuse. La pièce sentait le renfermer, le lit était tâché en de nombreux endroits et le sol était très sale. Il était évident que la notion de ménage était inconnue à l’aubergiste. Peut-être bien qu’il connaissait ce mot, mais il n’en faisait nul usage dans la pratique. En aucun cas difficile, Gisei alla s’assoir sur le lit. Il remarqua que le matelas était dur comme du bois mais n’y prêta nulle attention. Profitant de ce moment de calme, il changea ses bandages et nettoya ses bras. Après avoir avalé quelques cachets antidouleurs, il posa sur la table ses affaires. Ses papiers d’identité tombèrent de son sac. Hideo Suzuki, fils de paysans, natif de Kaze no Kuni, mercenaire depuis quelques années. L’identité fictive du nukenin avait été permise par les nombreuses relations d’Orochimaru et sa multitude d’espions. Pensif, Gisei s’allongea sur le lit. Après avoir éteint la lumière, il se remémora les évènements qui l’avaient conduits jusqu’ici. La respiration lente, tout lui revenait en tête.
 
 
*  *  *
 
 
Depuis quelques jours, Gisei se trouvait à Kaze no Kuni. Orochimaru en personne lui avait confié une mission. Celle-ci était d’une très grande importance. Il devait enquêter sur les agissements de l’Akatsuki au sein de ce pays avant d’ensuite en informer le Kazekage en personne. Le nukenin ne comprenait pas bien les motivations de son maître mais il n’avait pas discuté. Son rôle à lui n’était pas de réfléchir à ce genre de choses, c’était celui d’Orochimaru. Son chef lui avait donné une mission, il allait donc l’accomplir. Avant de partir, le Yamanaka avait été longuement briefé par le grand serpent. Après tout, en tant qu’ancien membre de l’organisation de la Lune Rouge, Orochimaru en savait beaucoup sur leur compte. C’est ainsi que Gisei apprit que leur but serait la domination du monde. Elle passait par trois étapes. La première était de rassembler des membres, la seconde de récolter des fonds et la troisième de finalement dominer le monde une fois que l’organisation serait devenue le groupe de ninjas le plus puissant au monde. Afin de leur garantir une immense puissance pour réaliser leur objectif, la capture des démons à queues était une priorité. Ces monstres au chakra presque illimité étaient en effet des armes de guerre ultimes. Les villages scellant ces démons dans le corps d’hôtes, le but de l’Akatsuki était donc d’enlever ces personnes pour en extraire le bijû. Tout cela semblait bien simple, trop même.
 
Grâce aux informations de Kabuto et des nombreux autres espions d’Orochimaru à travers le monde, il avait appris que les deux première étapes étaient une réussite. Ne restait donc plus que la troisième, qui passait irrémédiablement par la capture des jinchurikis. Partant de ce point, il n’y avait nul besoin d’être très intelligent pour en arriver à la conclusion que la chasse aux hôtes était sur le point de commencer. Orochimaru n’appréciant pas ni l’Akatsuki ni ses buts, il voulait donc leur mettre des bâtons dans les roues. Voilà quelle était la mission de Gisei. Pour la réaliser, l’homme s’était rendu au sein de Kaze no Kuni sous l’identité d’Hideo Suzuki, un mercenaire natif de la région. Son enquête commença par la découverte de repaires d’alliés de l’Akatsuki.
 
Le Yamanaka devait savoir quand les hommes de l’organisation passeraient à l’assaut. Pour cela, il n’avait d’autre choix que d’aller obtenir des informations de première main. Orochimaru lui ayant appris que de nombreux inconnus travaillaient pour l’Akatsuki, Gisei s’était rendu dans l’une de leur base. L’endroit était un repaire de comptables. Les informations de Kabuto indiquaient qu’ils étaient sous les ordres d’un dénommé Kakuzu. Comme Gisei savait faire parler les chiffres, il s’y rendit. L’endroit était bien caché. En effet, l’entrée du repaire se trouvait au fond d’un puits d’un profondeur à faire pâlir un mort. Usant de capacités de shinobi, Gisei descendit sans risques. Une fois le fond atteint, l’on pouvait observer un grand lac souterrain. Il s’agissait sans l’ombre d’un doute d’une nappe phréatique. En marchant un peu sur l’eau, le nukenin distingua une porte close. Elle n’était éclairée que par une petite bougie dont la flamme faiblissait. Face à l’impossibilité d’ouvrir la porte de la cachette, Gisei posa quelques parchemins explosifs. Après avoir reculé de quelques pas, il fit out exploser. Yahata paniqua et planta ses griffes dans la peau de l’homme, lui arrachant un grimace.
 
Sans perdre, de temps et avant que la fumée de l’explosion ne se dissipe, Gisei pénétra dans le repaire, kunai à la main. Les comptables étaient au fond d’une pièce en train de jouer aux cartes. Un gros garde du corps se releva, surpris par l’irruption de Gisei. Armé d’une lourde hache, il tenta de couper l’intrus en deux. Ce fut un échec cuisant. Effectuant un esquive latérale, le Yamanaka esquiva. Reprenant appui sur son pied gauche, il bondit rapidement vers l’homme et planta son kunai dans sa poitrine. Bien qu’il eut touché le poumon, la brute ne se décida pas à succomber et s’empara de Gisei par le cou. De tout son poids, il s’écroula sur lui en commençant à l’étrangler. La puissance emprise de la masse de muscles empêchait Gisei de se libérer. Le brute lui asséna une série de coups de poings et se releva en soulevant le Yamanaka par le cou. L’air commençait à manquer à Gisei, son visage était en sang et son corps trop endolori pour combattre efficacement. Ne voyant aucune autre manière de s’en sortir, il utilisa sa technique de transposition pour prendre le contrôle de son ennemi. Étant à bout portant, il toucha sa cible sans qu’elle ne puisse faire mine d’esquiver. Alors dans le corps de la brute, Gisei, assomma les comptables. Il s’empara de fil de fer ninja dans la sacoche de son vrai corps et noua de puissant lien autours des poignets et des chevilles de son corps temporaire. Une fois bien attaché, il sautilla jusqu’à la nappe phréatique et y plongea de tout son long. Son corps se mit à couler et l’air commença à lui manquer. Quand il fut sur le point de s’évanouir par manque d’oxygène, il rompit le jutsu. De retour dans son corps, il alla voir si la brute ressortait de l’eau. Ce ne fut pas le cas.
 
 
*  *  *
 
 
Gisei était assis sur un tabouret lorsque les hommes reprirent lentement connaissance. Bien évidemment, ils était tous fermement attachés et le nukenin leur avait brisé tous les doigts pour qu’il ne puissent en aucun cas se libérer. Pour le moment, il ne leur prêtait pas la moindre attention et plongeait plutôt son nez dans les livres de comptes. Il y découvrait de nombreuses choses très intéressantes. Utilisant son incroyable mémoire, il mémorisa absolument tout ce qu’il lut et brûla ensuite les carnets par sécurité, personne d’autre ne devait pouvoir y avoir accès. Sans leur adresser un mot, le Yamanaka commença à sonder l’esprit des comptables pour en extirper de précieuses informations. Quand est-ce que Kakuzu était venu pour la dernière fois ? Avaient-ils vus récemment un membre de l’Akatsuki ? L’interrogatoire silencieux dura de longues heures avant que le nukenin n’eut extirpé de leur cerveaux tout ce dont il avait besoin. Cela fait, il les égorgea tous les trois et le jeta dans l’eau de la nappe. Sa mission était de mettre des bâtons dans les roues de l’Akatsuki. Liquider des comptables travaillant pour eux était donc l’un de ses obligations. Il n’y prit aucun plaisir, il ne faisait que suivre les ordres.
 
Les informations obtenues par Gisei s’avérèrent d’une très grande aide. Certes, il ne s’agissaient que de vulgaires chiffres, mais on pouvait leur faire dire énormément de choses. Grâce à ces flux monétaires, il put constater de récents mouvements de membres de l’Akatsuki au pays du Vent. Le plus important était l'achat de matériaux pour la rénovation et l'établissement d'un repaire au sein du pays, ainsi qu'une approximation de son emplacement. Qu’il s’agisse de factures pour des armes, des prises de renseignements, des vivres ou d’autres services, cela ne passait pas inaperçu une fois les comptes en main. En cumulant tout cela, dans le désert qui plus est, on obtenait un repaire viable, il n'y avait aucune autre raison possible. C’était pour Gisei une évidence, d’ici quelques temps l’Akatsuki passerait à l’offensive à Suna. Il en conclut en comparant les informations obtenues avec celles données par Orochimaru. L’organisation voulait capturer des démons. Commencer par Ichibi, le démon à une queue était une bonne idée. Il s’agissait très certainement du moins puissant de tous et son hôte était très jeune, il devait manquer d’expérience au combat. Cela étant, Gisei se demandait bien comment l’Akatsuki ferait pour mettre la main sur un Kage. Ce n’était pas une mince affaire après tout. De ce qu’il savait, Sabaku no Gaara était un combattant très puissant. De plus, vu son poste il serait très protégé. Les membres d’Akatsuki devaient soit être incroyablement forts soit incroyablement fous pour vouloir enlever une telle personne. N’aillant pas besoin, selon lui, de plus d’informations pour aller prévenir le Kazekage, Gisei s’était donc mis en route de Suna. Lorsqu’il fit escale à Hulm, c’est à ce moment qu’il fit la connaissance du marchand Kinjiro Tanaka.
 
 
*  *  *
 
 
Gisei fut tiré du sommeil par les couinements de Yahata. La boule de poils s’excitait et sautait dans tous les sens. Visiblement affamée, elle réclamait à manger et ne souhaitait aucunement attendre. Le regard vide, l’homme s’exécuta. Décidemment, il se faisait mener par le bout du nez par un écureuil. Après lui avoir servi quelques glands, Yahata se mit à table et cesser de couiner. Le nukenin profita de ce moment de paix pour changer à nouveau ses bandages. Certes, il l’avait déjà fait quelques heures plus tôt, mais comme il ignorait ce qu’il adviendrait de lui dans les heures à suivre, il préférait prendre ses précautions. Le nukenin avala aussi plus de cachets contre la douleur que d’habitude. S’il était fait prisonnier, il allait vraiment souffrir, peut-être même mourir. Cela lui importait peu, il avait une mission à effectuer et cela passait par le remise d’un message au Kazekage. Les risques ne comptaient pas à ses yeux, tout ce qui importait était d’obéir à Orochimaru-sama. Gisei arrangea enfin sa tenue et plaça son sac rempli de glands et de noisettes dans une cachette au niveau du plafond, qui menait au grenier. L’homme s’empara de Yahata et la posa à côté du sac. Le regard sérieux et un air signifiant qu’il ne voulait pas entendre de protestation, il s’adressa à l’animal.
 
*Yahata, tu dois rester ici et ne pas sortir. Jamais tu ne sors si je ne suis pas là. Attends de finir la nourriture, tu en as pour une semaine. Si je ne suis pas là à ce moment, fuis et retourne au pays du Feu, tu y trouveras de nombreuses forêts.*
 
L’écureuil afficha une moue déconfite et un air triste. Gisei, chose très rare, lui fit un baiser sur le crâne. L’instant d’après, il s’en alla. Ses pas le menaient au palais du Kazekage. C’était là qu’il devait se rendre. Sa mission allait prendre tout son sens. Allait-il mourir ? Allait-il survivre ? Gisei s’en moquait, mais au fond de lui, il voulait revoir Yahata quoiqu’il en soit. Il ressentait dans son cœur une étrange sensation qu’il ne parvint pas à définir. « Yahata, pourvu qu’il ne lui arrive… ». Voilà quelles étaient les pensées du nukenin. Rapidement, il se changea l’esprit et se reconcentra sur sa tâche. Sur son chemin, il croisa Kinjiro, mais le marchand ne le vit pas. Gisei ne s’arrêta pas. Une fois arrivé à destination, il alla vers les gardes empêchant le passage vers le bureau du Kazekage. Gisei s’inclina légèrement avant de tendre les mains vers eux en serrant ses poignets. Il s’exprima par télépathie aux gardes.
 
*Je suis Hideo Suzuki, messager d’Orochimaru. Je viens ici sans intention belliqueuse. J’ai un message et des informations de la plus haute importance à transmettre au Kazekage en personne, et à lui seul. Vous pouvez me menotter pour vous assurer que je ne puisse pas attenter à sa vie si vous le désirez. Quoique vous décidiez, sachez que la raison de ma venue est dans l’intérêt de Suna, de ses habitants et de son dirigeant.*



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Sabaku No Gaara
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Fiche Shinobi
Rang: S
Ryos: 190
Expérience:
28/1000  (28/1000)

Re: Mission rang B ? - Le messager     Jeu 27 Aoû - 1:06
Le Messager

Le dos tourné à la porte d'entrée de la salle qui lui était consacrée, Gaara observait de ses yeux verts pâles les habitants de Suna se promenant dans les ruelles sablonneuses, sous un Soleil déjà levé depuis quelques temps. Son regard semblait attentif face aux faits et gestes des villageois qu'il avait choisis de protéger, mais ses pensées étaient tournées vers autre chose. Vers quelque chose de dangereux et criminel. Une organisation, qui s'était montrée pour la première fois à Konoha avant de retomber dans l'ombre, et que tout le monde prénommait Akatsuki. Son but était simple et connu de tous : Elle souhaitait récupérer tous les Bijuus et atteindre un objectif qui n'était en aucun cas la paix, but que le rouquin cherchait à obtenir. Et maintenant que Suna était au courant du dessein de ces ninjas criminels, le Kazekage avait souvent l'esprit occupé par ces shinobis. En effet, en son sein sommeillait un Démon. Un Démon qui lui fit subir mille et un tourments lorsqu'il était enfant, et qui mettait aujourd'hui sa vie et celles des autres Sunajins en danger plus que jamais. Hôte de Shukaku, Gaara savait pertinemment qu'il serait l'une des premières cibles. Et pour mieux se préparer à une attaque de la part de ces membres criminels, le fils du Yondaime devait obtenir plus d'informations.



Alors, reprenant ses esprits, Gaara se tourna calmement vers son bureau et prit place dans son siège, portant sa main vers un stylo qu'il approcha près d'une feuille, son encre noire commençant à se répandre sur le papier. De sa main droite, il écrivait une mission ayant pour but de récolter des informations dans les pays voisins. Mais au moment même où il allait commencer une nouvelle phrase, la porte toqua, et sans même attendre la permission du Kazekage pour entrer, deux Shinobis de Suna s'engouffrèrent dans la pièce, accompagnés d'un homme au visage marqué par le combat, des menottes aux poignets. « Kazekage-sama ! Cet homme est un messager d'Orochimaru et souhaite vous parler personnellement au sujet de l'Akatsuki... » dit l'un des deux Sunajins.


Ces mots raisonnèrent un instant dans la tête du Kazekage qui écarquilla les yeux à cette annonce. Ainsi, face à lui se tenait l'un des sbires du Serpent, homme qui avait entraîné l'ami de Naruto dans les ténèbres les plus profonds. Pourquoi avait-il amené l'un des siens rapporter des informations sur l'organisation criminelle ? Gaara n'avait pas de réponse à cela et Orochimaru n'était sûrement pas quelqu'un en qui l'on pouvait avoir confiance. Cependant, avoir des informations sur l'Akatsuki était primordial pour le Kage de Suna, qui s'accouda alors sur son bureau après avoir posé son stylo, croisant ses doigts venant cacher ses lèvres, la mine légèrement froncée face à l'individu. « Détachez-le, et sortez. » dit-il d'un ton posé mais qui laissait paraître son sérieux. Les deux ninjas du Pays du Vent hésitèrent quelques instants, mais voyant que la situation était importante, l'un d'eux se pencha vers les poignets du sbire d'Orochimaru et le détacha, accompagnant ensuite son acolyte en dehors de la pièce, laissant les deux hommes seuls, face à face.


Gaara le scruta un instant, observant devant lui un homme imposant, au visage balafré, portant un regard qui ne laissait paraître aucun sentiment. Puis il décida de briser le silence, sa voix venant titiller les tympans de son interlocuteur. « Je t'écoute. Que sais-tu de cette organisation ? ».


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Re: Mission rang B ? - Le messager     Jeu 27 Aoû - 19:26
... ... ...
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∞ Révélations.


Poignets toujours tendus, Gisei fixait les deux gardes du regard. Il fallait le temps que ses mots fassent leur effet. La réactions des deux sunajins ne fut cependant pas très longue. Quelques poignées de secondes après qu’il ait terminé de s’exprimer, l’un des hommes lui se rua vers lui. Le garda plaqua son avant-bras contre sa gorge et tout en s’aidant de la force de son corps et de son élan, plaqua le nukenin contre un mur. Gisei perdit momentanément le souffle et laissa échapper un râle de douleur. Le garde ne s’arrêta pas en si bon chemin. Son bras se leva, son poing frappa. Le coup atteignit l’arcade gauche du Yamanaka. La puissance du coup troubla une seconde la vision de Gisei. Néanmoins, il se refusait à exprimer le moindre signe de souffrance. Il se taisait. Un second coup vint. Il garda toujours le silence. Un troisième était sur le point de fuser quand le second garde fit cesser son partenaire.



- Arrête tes conneries tout de suite Miyamoto !

- Tu te fous de ma gueule ? Tu sais très bien que mon frère était l’un des garde du Yondaime et que ses salopards d’Oto l’ont buté comme un chien ! Tu veux peut-être que je laisse passer ça ?!?

- T’es un ninja merde, contente toi de suivre les ordres, t’as aucun droit de décider du sort de messager. On va le faire rencontrer le Kazekage-sama pour qu’il lui dise ce qu’il est venu lui dire et c’est tout. Maintenant tu te calmes ! Bien. Passe lui les menottes.



Le garde vindicatif relâcha son emprise sur Gisei. Son regard était mauvais et ses traits emplis de rage. Il jurait intérieurement de ne pas pouvoir battre le nukenin jusqu’à la mort. Pour maigre consolation, il se contenta de lui mettre les menottes en les serrant tellement qu’il en fit saigner le Yamanaka sous ses gants. Sans aucune considération pour le messager, il le tira derrière lui par la chaine de ses liens, attaquant encore plus la peau. Au prix d’un effort insurmontable, Gisei se retient du hurler de douleur. On lui avait appris à endurer la douleur. Malheureusement, même en ayant pris plus tôt un grand nombre de cachets, il dégustait vraiment. Les deux gardes escortèrent le sbire d’Orochimaru jusqu’au bureau du Kazekage. Arrivés à destination ils toquèrent et entrèrent sans même y avoir été invité. Pareille attitude était contraire à l’étiquette que suivait Gisei. Il se demande si ce manquement à la bienséance était normal. Peut-être une spécificité de Suna ? Ou bien alors les deux hommes étaient simplement dépourvus de manières. Le criminel n’aurait su le dire.



Face à Gisei se trouvait un jeune adolescent. Il trouva de suite que ce gamin lui ressemblait. Leur semblant d’absence d’émotion, leur regard vide, leur calme, la ressemblance était assez frappante. Ceci étant, contrairement à Gisei qui était mutilé jusqu’à l’os, Gaara n’avait pas la moindre égratignure et le scientifique savait très bien pourquoi. L’un des gardes présenta le messager à son Kage pendant que l’autre garda le silence. Quelques secondes silencieuses passèrent. Le Godaime demanda à ce qu’on retire les menottes du nukenin, causant la stupéfaction du garde vindicatif. Par chance, le second, qui était bien plus sage, obéit sans dire un mot et accompagna de force son compagnon hors du bureau. Gaara avait demandé à être seul avec Gisei, il fallait obéir. Le messager se demanda un instant pourquoi il l’avait fait détacher. Il pouvait techniquement représenter un danger. Cependant, bien vite, le Yamanaka se souvint des compétences de l’adolescent, tout particulièrement son armure de sable. Aucune des armes qu’il portait sur lui n’aurait pu avoir le moindre effet contre telle technique. Si Gisei n’avait pas de liens, c’était en vérité car face à un Kage si puissant, c’était inutile, voire insultant.



Voyant que le chef de Suna l’observait de bas en haut, Gisei avança d’un pas. Profitant de son mouvement , il posa le genou gauche à terre, la main droite sur le cœur, et baissa la tête. C’était ainsi qu’il saluait ses maîtres Orochimaru et Danzô et tous les kages devaient être respectés de manière égales. Voilà ce qu’on lui avait appris. Gisei ne faisait qu’obéir. Respectant à la lettre l’étiquette, il attendit que Gaara lui parle en premier pour délivrer son message. C’était une règle de politesse élémentaire face à un tel interlocuteur : ne parler que lorsque l’on y était invité. Le nukenin releva la tête. L’étiquette voulait que l’on regarde son interlocuteur lorsque l’on s’exprimait à lui. Utilisant ses dons de télépathe, le Yamanaka répondit aux interrogations de Gaara.



*Mes respects Kazekage-sama. Comme vous l’aurez compris j’agis présentement comme émissaire d’Orochimaru-sama. Ma mission est de vous transmettre les informations que j’ai obtenu suite à mon enquête au sein de Kaze no Kuni. Ce que j’ai appris de plus important est l’établissement au sein de votre pays d’un repaire de l’Akatsuki. De nombreux flux monétaires se concentrent sur vos terres depuis quelques temps. Les achats auxquels ils servent sont à l’évidence destinés à l’établissement d’un tel endroit. Tout me porte à croire que des membres de cette organisation se trouvent présentement dans le désert. Toujours selon les comptes que j’ai découvert, ils sont bien armés, ont à manger et à boire, assez pour rester de longues semaines. Je ne peux infirmer ni affirmer la possibilité que de ces hommes soit en ce moment même au sein de votre village, mais ils résident à Kaze no Kuni, cela ne fait aucun doute. Mon maître veut vous faire savoir aussi qu’il ne souhaite rien en échange de ces informations. Cette démarche est faite en toute bonne foi selon ses propres mots. Je n’en sais personnellement pas plus.*



Gisei ne pouvait pas en dire plus, il ne mentait pas vraiment. En revanche, son maître lui, oui. Bien qu’il ne puisse en être sûr, Gisei était persuadé que le rouleau contenait grand nombre d’informations sur l’Akatsuki. Très certainement plus que celles que Gisei connaissait. Le Yamanaka savait grâce à son maître qu’une attaque contre Suna était imminente et inévitable, cependant il n’avait pas le droit de le dire à Gaara. Tels étaient les ordres. Le nukenin attendait que le Kazekage imprime toutes les informations et puisse éventuellement lui poser des questions. Il y répondrait alors dans la limite de ses prérogatives. Quand cela serait fait, Gisei transmettrait le rouleau écrit par son maître au Godaime qui se tenait toujours assis face à lui.



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Re: Mission rang B ? - Le messager     Dim 30 Aoû - 0:54
PNJ a écrit:

Ordre de mission:
 




« À l'aube, Ichibi »



De mon vivant j'ai su remédier à nombres de problèmes, d'imperfections dont souffrent les Hommes, des détails qui les rendent fades face à l'existence de mes marionnettes.
Notamment, j'étais parvenu à évincer des corps toutes traces de fatigue et bien d'autres alertes physiques encore, toutes ses réserves qui retiennent les efforts et restreignent les capacités déjà si superficielles de l'espèce humaine.

Toutes, à une exception près. Toujours cette exception de laquelle je n'avais moi-même pas su me détacher, faute de réussir à mettre la main sur une pièce qui puisse remplacer ce morceau de palpitation que je conserve malgré moi comme on garde une relique, un artéfact. Dans un sens, il s'agissait peut-être là d'un clin d’œil à ce que je n'étais plus et à l'évolution que j'avais su imaginer et mettre en place pour débarrasser mon existence de "tout" ce qui m’insupportai.
J'avais trouvé le moyen de me rendre immortel, intemporel, d'approcher la perfection sans pourtant parvenir l'égaler... Mon jour viendrait.

J'avais toujours haïs la patience. Quoique non, je ne lui avais jamais donné qu'indifférence. Cette conception idiote qui pousse à prendre le temps, à végéter, à régresser. J'avais trouvé mille et une façon de la bannir de mon chef d’œuvre.
Jusqu'à me servir du corps (limité) de certaines personnes pour obtenir non pas d'autres pantins - quoique - mais de nouveaux outils. Des yeux et des oreilles, un bras si long que personne n'avait seulement idée de sa portée. J'avais volé le sablier dans lequel s'écoulait le sable de leur espérance de vie, si futile soit-elle, et gagné une masse incalculable de gadgets invisibles, insoupçonnés. Et ce que j'avais dans ma main... Ce que j'avais dans la main...


Sur Suna se levait une aube nouvelle. La majorité des habitants étaient encore placardés chez eux et à l'extérieur rôdaient les chiens d'un Kazekage sur lequel Akatsuki comptait bientôt poser les griffes.
Des rondes et d'autres, d'occasionnels regards échangés et parfois un sourire.
Quelques uns de ces chiens n'avaient pas été aussi fidèles qu'on ne le dit. Quelques uns de ces sourires n'étaient pas aussi sincères.

J'avais mes informateurs, j'avais mes espions à Suna. D'une certaine manière, j'y avais encore un pied, deux, une dizaine en fin de compte. Ma technique de lavage de cerveau affectait ce village comme un virus sommeillant, déroulant sous mes pas un tapis de sable rouge sur lequel j'étais Roi, aux joies de Deidara pour qui il serait aisé de se faufiler entre les mailles du filet (si tant soit peu qu'il ne se tende seulement).
Le tout était le fruit d'un fabuleux manège et d'un minuscule aiguillon tapis dans le centre de la mémoire de quelques patients.

J'observais la chose du haut de mon perchoir, impatient.
Là bas dans la rue, ci et là sur le passage gardé et alors même qu'ils tournaient le dos aux leurs, mes pions enclenchèrent la manœuvre comme prévu. Chacun dans son coin, chacun son opération. Propre, bref.
Le niveau de vigilance baissait à vue d’œil, à mesure que les neutralisations s'enchainaient. Les corps paralysés par le poison étaient masqués, dissimulés dans l'ombre d'une ruelle ou d'une autre afin de ne pas éveiller les soupçons. Pas question de faire couler le sang ou de laisser filer les cris, d'admettre qu'une erreur ne pointe le bout de son nez dans la main de l'un de mes subordonnés. Et à ce sujet, j'avais assez d'un équipier dont les paumes en question étaient munies de lèvres et langues.

« Prend ça, avant d'y aller » Dis-je en lui tendant mon poing et l'objet qui s'y trouvait.

« Et ne traîne pas. »

Ma voix était sombre, mes paroles très claires. Strictes.
Hiruko recouvrait mon timbre original par le sien, un dispositif comme un autre grâce auquel je me dotais d'une élocution alternative tout comme mon automate me dotait d'une autre silhouette.
Planqué dans son enceinte, elle-même couverte du manteau noir, je ne ressentais pas la chaleur pesante qui se levait peu à peu, conjointement à l'apparition du soleil. Je me réjouissais à demi mot de ne pouvoir me souvenir de la sensation que provoquaient autrefois les effets du temps qui aujourd'hui m'étaient totalement étrangers. Je ne suais plus, ni de peur, ni de chaud. Figé dans le temps.

En bas, la scène se comparait à une rangée de dominos qui s'écroulait d'elle même, en quelques secondes et d'un mouvement fluide. Mes pantins de chair grignotaient le village à petit feu, dénudant celui-ci en lui confisquant sa sécurité.
Oh, certes je n'ai jamais eu la prétention d'imaginer vider Suna de toute sa garde, Deidara ayant lui aussi droit à quelques jouets à briser.
A chacun son tour, et c'était le sien.



Joué par Hachikō



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Re: Mission rang B ? - Le messager     Dim 30 Aoû - 1:54





Début des hostilités~


Fidèles subordonnés, les hommes d'Akasuna no Sasori saluaient leur maître avec toute la révérence qu'il attisait, sur le genou droit, la tête baissée, une main sur le cœur. Cette scène témoignait du respect que suscitait son frère d'arme grâce à sa technique, l'un des rares pouvoirs qui pouvaient prétendre à s'élever, aux yeux de notre prodige, au rang de l'Art. Ne vous méprenez-pas ! Si Deidara savait reconnaître ou concéder au talent de son compagnon le mérite pour la beauté de ce qu'il façonnait de chair et de sang, il se voyait lui-même un génie dans le domaine qui lui inspirait tout l'orgasme qu'un vivant pouvait aboutir, le meilleur, l'ultime.

L'artiste fondit dans l'ombre du couloir qui faisait office de portail. Le courant d'air amenait une doucereuse odeur de la mort, du sang. Il dut dandiner, sauter, pour traverser ce passage rempli de cadavres. Aujourd'hui, l'ange de la mort était au comble, les rives du Styx se feront traverser par centaines et malheur aux êtres qui choisiront de s'opposer au  cratère dans ce jour de guerre et de sang. Ses pieds trempant dans la marre putride de gelée de groseille péguante, ses mains creusant le sac de terre modelée et façonnée en argile, il ne pouvait s'empêcher de songer à tout le bonheur qu'il allait apporter ! Aujourd'hui, des femmes se retrouveront veuves de guerre. Aujourd'hui, des enfants se retrouveront orphelins de guerre ! Deidara leur offrait la chance d'assister à la magnificence de son Art ! A l'essence même de la perfection !

L'astre diurne et le paysage s'offraient en guise de témoins. Le blondinet exécuta deux signes de main pour donner la forme ainsi que la vie à sa création.

« Que vous inspire cette sculpture, Sasori-senpai, n'est-ce pas une œuvre d'art ? hm.»

Le marionnettiste lui donna ce dont il avait besoin pour accomplir sa tâche, tandis qu'à travers sa carapace une voix grave se fit entendre :

« Ne me fais pas attendre plus que de raison, Deidara ».

« Par les cieux… », affirma l'artiste finalement. Avec l'aisance et la beauté d'un aigle royal, le volatile déploya ses ailes séraphiques pour porter son maître hors de toute atteinte. Il s'élevait au même moment où le regard perçant du prédateur scrutait les environs. Tout en gardant une bonne distance, il admirait avant tout l'architecture qu'il trouvait très plaisante et délicieuse à l'œil. « Je dois reconnaître que vu d'en haut ce village est d'une conception plutôt artistique, quel plaisir pour l'œil ! Il mérite d'être détruit dans les règles de l'Art. » Puis, se dirigeant vers le bâtiment le plus imposant, celui où réside le Kazekage naturellement, il tournoya autour de la tour pour repérer ses premières proies. « Un garde… Un deuxième… Et de trois. Trois gardes surveillent donc le ciel. » Atteindre l'hôte en toute discrétion semblait être la meilleure option. Il laissa donc chuter trois sculptures sous forme d'araignée, une pour chacune des sentinelles. À faible dose de chakra, ils parviennent à peine à neutraliser les cibles sans attirer l'attention puis, sautant sur le toit, le déserteur d'Iwa descendit les marches avec la ferme intention de retrouver l'homme qui se prénommait Gaara. Aujourd'hui, le Kazekage devrait être neutralisé. Lui transmettre l'odeur de l'enfer ainsi que celle du désespoir n'était pas à l'ordre du jour, ou du moins pas dans l'immédiat. Le capturer est la meilleure option, il fallait l'emmener au repaire pour sceller le Bijuu qu'il contient et servir les intérêts de la lune rouge.

Adossé à la porte, le protagoniste donnait naissance à ce qui ressemblait encore une fois à des araignées. Il activa la vision infrarouge attribuée au gadget qui logeait son œil gauche. Il parvenait ainsi à localiser deux sources de chaleur. Sans attendre, les insectes obéirent à la volonté du créateur et se faufilèrent à l'intérieur du bureau en passant en dessous de la porte. Faibles, c'est grâce à leur grand nombre qu'ils allaient affaiblir les deux antagonistes. Ils s'approchaient de leurs proies et ce n'était point la discrétion qui manquait à l'appel. Puis, au moment opportun, suite à un signe de main détonateur, une explosion retentit. La porte fut écrasée par le souffle et dans les cendres, la silhouette de l'homme de l'Akatsuki commençait à se faire distinguer.

Recap':
 


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Dernière édition par Deidara le Lun 21 Déc - 20:20, édité 1 fois
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Sabaku No Gaara
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Re: Mission rang B ? - Le messager     Lun 31 Aoû - 0:32
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La question posée, les réponses fusèrent, mais d'une manière assez particulière qui surprit le Kazekage, son visage restant tout de même aussi sérieux. Ainsi, l'homme aux services d'Orochimaru lui transmit les informations par télépathie, lui expliquant que l'Akatsuki errait depuis quelques temps dans le pays du vent et avait apparemment un repaire situé dans les environs. Les doigts de Gaara se serrèrent un peu plus entre eux, l'hôte de Shukaku sachant alors qu'à tout moment, les membres de cette organisation criminelle pourraient apparaître à Suna et semer la terreur en venant le chercher. Cette fois-ci, il en était presque sûr : les criminels allaient le prendre pour première cible. Cependant, le rouquin voulait en savoir plus. Beaucoup plus. Il voulait tout d'abord savoir si le sbire d'Orochimaru avait une petite idée de là où leur repère se trouvait, et souhaitait aussi en apprendre plus sur les différents membres de l'Akatsuki, puisque seuls Uchiha Itachi et Hoshigaki Kisame étaient connus pour en faire partie. Même si l'homme balafré prétendait ne rien savoir de plus, Gaara se montrait méfiant et ne pensait pas pouvoir lui faire confiance.

Mais alors que ses lèvres commençaient à se mouvoir, le shinobi d'Oto lui annonça qu'une attaque approchait. Surprit, sa mine se fronça un peu plus et il se leva subitement de son siège, tendant son bras vers l'avant après s'être approché de l'homme aux capacités sensorielles, du sable commençant à sortir de sa jarre.  L'élément doré se mit ensuite rapidement devant lui, Gisei à ses côtés, plusieurs couches se formant. Le sable se durcit alors, formant un mur d'un périmètre assez large. Mais l'attaque de l'ennemi était déjà lancée, et la pièce explosa. Les murs de son enceinte volèrent en éclat, et sa protection diminua les dégâts. Gaara, sans aucune égratignure, resta accroupi, en sécurité derrière son élément. Les dents serrés, son cœur battait rapidement. Se relevant doucement, sa barrière de sable se dispersant peu à peu, le Kazekage observa l'adversaire se mouvant à travers l'épaisse fumée, son manteau orné de nuages rouges faisant tout de suite comprendre à l'hôte de Shukaku que l'Akatsuki avait décidé de passer à l'action et de le capturer. Puis, scrutant son bandeau frontal, il vit que celui-ci était originaire d'Iwa. N'ayant pas besoin de le dire à Gisei qui l'avait sans doute remarqué, son bras se tendit à nouveau, et son élément respectif fit à nouveau son apparition, fonçant à vive allure vers l'ancien Iwajin, son autre bras formant ensuite plusieurs shurikens de sables se dirigeant à vive allure vers le Nukenin.

En bas, les habitants du village étaient tous sortis, affolés par l'explosion, et les shinobis se regardaient les uns les autres, ne sachant que faire. Aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres. Aujourd'hui, on tentait de prendre non seulement le Kage de Suna, mais aussi le réceptacle du Démon à une queue. Sa vie était en danger, et son village n'était pas non plus à l'abri. Cependant, Gaara ne comptait pas se faire avoir aussi facilement, et à ses côtés se trouvait peut-être un allié...
Récapitulatif:
 

Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia

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Dernière édition par Sabaku No Gaara le Lun 31 Aoû - 22:21, édité 1 fois
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Re: Mission rang B ? - Le messager     Lun 31 Aoû - 21:31
... ... ...
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∞ L'ennemi passe à l'attaque...



Patient, Gisei attendait, toujours le genou à terre, une réponse de Gaara. Une fois que le Kazekage lui aurait répondu, il pourrait enfin lui remettre le rouleau donné par son maître. La méfiance se lisait sur le visage de son interlocuteur. Il savait. Gaara savait très bien que le nukenin ne lui disait pas tout. Cependant, quelque chose dérangeait Gisei. Depuis un moment déjà, il sentait quelque chose d’étrange, comme un puissant chakra approchant à grande vitesse. L’homme en eut presque une sueur froide dans le dos. Un shinobi de très haut niveau se trouvait à quelques dizaines de mètres. Discrètement, il activa ses dons de senseurs pour plus de précision. C’est alors que notre homme remarqua que plusieurs minuscules concentration de chakra approchaient de la porte. C’était bien ce qu’il pensait. Fort de son expérience, il comprit qu’il ne s’agissait pas d’animaux, c’était un jutsu, cela ne faisait aucune doute. Coupant le Kazekage alors qu’il était sur le point de parler, Gisei s’exprima par la pensée.


*Une attaque Kazekage-sama. Derrière la porte, attention !*


Les traits enfantins de Gaara se durcirent et il se leva de son siège. D’un bond, le Yamanaka se retrouva à ses côtés. Il sentait la grande puissance approcher, elle n’était plus qu’à quelques mètres de la porte. Soudain, celle-ci explosa. Très réactif, le Kazekage avait par chance protégé la pièce avec une petit mur de sable. Intacts, les deux hommes regardaient le trou formé à l'emplacement de la porte. Il n’en restait d’ailleurs plus rien, elle avait été littéralement soufflée par l’explosion. Aussi sérieux qu’à son habitude, le nukenin regardait l’individu de niveau supérieur, il était au niveau de la porte. Il constata de suite qu’il s’agissait d’un membre de l’Akatsuki. Le manteau noir à motifs de nuages rouges ne pouvait pas le tromper. C’était une évidence, il avait un ennemi direct d’Orochimaru-sama sous les yeux. Le cerveau de Gisei s’activa et arriva à une décision en une seconde à peine. La mission était simple, délivrer le message à Gaara. Or, cet individu perturbait cela, son but était inévitablement la capture d’Ichibi, le Yamanaka le savait. Malheureusement, s’il y parvenait, Gisei ne pourrait pas terminer sa mission, et ce n’était pas envisageable à ses yeux. Il n’avait aucun droit de manquer aux ordres donnés par son maître. Par obligation, le nukenin se plaça donc du côté du Kazekage, le lui signifiant même par télépathie.


Levant la main, Gaara fit apparaitre très rapidement une myriade de petits shuriken entièrement constitués de sable. Voulant profiter de l’attaque de son allié du moment, Gisei prit son arc en main, banda une flèche au maximum de sa puissance et visa le coeur  de l’ennemi. La vision du membre de l’Akatsuki allait être légèrement troublée par la multitude de projectiles de sable, avec un peu de chance il ne verrait pas la flèche à temps. D’un mouvement sec, le nukenin relâcha la corde. Dans un bruit significatif, le projectile fusa vers l’inconnu. Est-ce que cette misérable attaque allait fonctionner ? Aucune chance selon Gisei, il ne s’agissait là que d’un moyen de jauger rapidement son adversaire rien de plus. Au même titre que le membre de l’Akatsuki avait attaqué gentiment le Kazekage. Après tout, face à Gaara, de si ridicules petites explosions n’auraient de toute façon pas fait beaucoup de dégâts. Avant même que la flèche n’atteigne sa cible, Gisei en prépara une autre. L’homme se tenait prêt à tirer à nouveau s’il le fallait.


Résumé:
Spoiler:
 


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Re: Mission rang B ? - Le messager     Mer 2 Sep - 21:59





Début des hostilités~


Amoureux de son chef d’œuvre, c’est le regard désireux de chair et assoiffé de sang que notre héros observait le spectacle, excité, tel le prédateur qu’il était, devant une proie qui se débattait. Elle se débattait inutilement, de toute évidence. Son emprise ne peut échouer, acharnée, forcenée. Et l’homme de l’explosion affichait d’ores et déjà un sourire supérieur, glorieux. Il se tenait devant le garçon qu’il allait mutiler et offrir à la faucheuse aux âmes égarées. Les cendres se dissipaient tandis qu’il songeait déjà à sa réplique. La prochaine attaque serait d’un autres niveau, oh que oui ! Ce serait naïf de penser qu’il allait s’arrêter à cette attaque de faible niveau, le prodige ne comptait pas laisser de répits à ses opposants, ce qu’ils n’allaient pas tarder à découvrir à leurs risques et périls.

Redoutable tacticien, Deidara entamait déjà une analyse profonde de la situation, des adversaires et des possibles adversaires. Suite à la détonation, des pas ça et là se faisaient entendre. Ils s’approchaient à vive allure vers le bureau du réceptacle du démon. Ce dernier déploya le sable en guise d’offensive, l’homme qui lui tenait compagnie ne semblait point non plus content à la vue de notre invité d’honneur, se saisissant d’une arme qui s’apparentait à un arc. L’artiste se dévia vers la gauche pour se dissimuler derrière le mur, évitant par la même occasion de se toucher par les projectiles. Adossé au mur, sentant que les gardes n’allaient pas tarder à se manifester, il n’attendit pas une seconde pour joindre les deux mains et faire appel à une technique Doton. Aussitôt, on sentait tout le bâtiment s’abaisser comme s’il s’agissait d’un ascenseur. Tremblante à un degrés que la science ne pourrait expliquer ou concevoir, la terre semblait dévorer la tour, creusant une véritable tombe pour les hommes qui s'y trouvaient par malheur. À une vitesse hallucinante, le violent contact des parois avec les murs de l'enceinte vient à bout des piliers, et c'est tout le bâtiment qui n'allait pas tarder à s'effondrer, se transformant en un triste amas de décombres à plusieurs dizaines de mètres au fond du sol.

La surprise allait être à son comble, cela va de soi ! Sa défense prétendue ultime, pourrait-elle empêcher le toit de s'abattre sur sa tête ainsi que son allier du jour ? Sincèrement, cela importait peu au blondinet. Il avait plus d'un tour dans sa manche, le premier échange n'était pas encore terminé. Au milieu de ce carnage, il riait comme jamais, sa voix s'élevait aussi grave qu'elle aurait pu l'être « L'Art… est l'explosion ! KATSU ! ». Là où des hommes de chair et de sang se seraient inquiétés quant aux blocs de terre qui s'abattaient de partout, notre homme lui gonflait tel un ballon sur le point d'exploser. Et le temps se figea... Le cratère retentit, les étincelles surgirent, d'un jaune vif, d'un rouge terrible et d'une blancheur aveuglante. Comme une bulle de savon en construction, la déflagration ne cessait de gagner du terrain à une vitesse folle, réduisant en poussière ce qui osait se mettre sur son chemin. Suna tremblait, cette nudité inopinée ajoutait à cette scène un caractère de désolation.  

« Tu n’es pas mort, sors de là… »

Ainsi étaient les mots de l’homme qui se tenait fièrement sur l’oiseau d’argile. Le faucon blanc survolait la zone, attentif au moindre mouvement.


Recap':
 


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Re: Mission rang B ? - Le messager     Dim 6 Sep - 0:34
Invité surprise !

Le combat continuait de plus belle, mais la Victoire ne semblait pas désigner le Kazekage pour le moment. A peine eut-il envoyé ses shurikens de sables vers son adversaire que celui-ci se cacha derrière le mur en partie détruit, et le bâtiment commença à trembler férocement. Les yeux verts pâles de Gaara s'abaissèrent vers le sol, et tout s’effritait peu à peu en dessous de lui, à une vitesse folle. A chaque seconde de plus, son palais descendait dans les profondeurs de la Terre, et les murs n'étaient plus d'aucune protection. Ils étaient une menace, et le rouquin devait s'extirper de sa demeure au plus vite, aux côtés de son allié, Gisei, qui avait lancé une flèche vers le Nukenin d'Iwa. Faisant à nouveau des mouvements avec ses bras, l'élément doré réapparut face à lui, et une main de sable se forma, l'entourant, avant de l'emmener hors de danger vers le Ciel ensoleillé.


Mais au moment même où il montait, accompagné du sbire d'Orochimaru qu'il avait mis également hors d'atteinte du bâtiment qui s'effondrait, une explosion surgit de nulle part. Un bruit gronda, et une lumière éblouissante se fit de plus en plus aveuglante. La sphère, centre de tout ce désastre, grandissait à vue d'oeil, et les dégâts furent considérables, le souffle de la bombe entraînant avec elle un air brûlant et des débris des bâtiments, blessant et brûlant l'un des bras du Kazekage qui venait d'utiliser sa technique d'armure de sable, des égratignures se faisant maintenant nombreuses sur son corps et son visage. En bas, les cris effrayés des Sunajins raisonnaient, et les silhouettes des villageois se précipitaient vers le côté opposé de l'explosion. Mais certains n'avaient pas pu s'en tirer, leur corps disparaissant tel un nuage de fumée au contact de la boule destructrice. Les yeux plissés à moitié et son sable autour de lui le protégeant malgré tout,  le jeune homme expulsé à quelques mètres retomba sur le toit d'un bâtiment au loin et se releva avec un peu de difficulté sur le sable qui avait amorti sa chute, serrant les dents, n'appréciant aucunement le geste de ce malfaiteur. S'il voulait s'en prendre à lui, il le pouvait. Mais pas à son village. Pas à tous ces habitants qui avaient confiance en lui et qui l'avaient désigné comme dirigeant du pays du Vent.


Les mains de sable des deux protagonistes changèrent alors de forme, se modelant en plaques dorées, et les yeux pâles de l'hôte de Shukaku scrutèrent la partie de son village décimée, se trouvant à plusieurs mètres maintenant dans les airs. Surveillant avec attention l'épaisse fumée de l'attaque qui venait d'avoir lieu, Gaara cherchait du regard son ennemi, se demandant où avait-il bien pu se cacher lors de son action dévastatrice. Mais la réponse à sa question ne tarda pas à venir, ses oreilles entendant plusieurs battements d'aile au-dessus de lui. Se retournant alors vivement, les bras le long du corps et les poings serrés,  le Godaime Kazekage observa l'oiseau blanc un instant avant de poser son regard presque imperturbable vers l'homme au manteau orné de nuages rouges. « En tant que Kazekage, mon rôle est de protéger les habitants de Suna. Jamais plus tu ne les toucheras... Sabaku Ro. » dit-il d'une voix sérieuse, un visage presque impassible malgré la situation alarmante. Puis, à nouveau, l'un de ses bras se leva, et le sable présent au dessus de lui fonça sur l'oiseau blanc de manière très rapide, prêt à l'attraper dès qu'il en aurait l'occasion. Sa quantité grandit au fur et à mesure qu'il s'élançait vers le criminel, et un immense bras de sable aux griffes acérées finit par voir le jour.


L'ennemi était monté en puissance dans ses techniques, et Gaara se devait de lui montrer que lui aussi avait plus d'un tour dans son sac, et qu'il ne fallait ni s'en prendre à son village, ni à lui, Hôte de Shukaku depuis tant d'années. Quant aux Shinobis du Village, leurs regards impressionnés par le combat s'étaient vite tournés vers les habitants qu'ils étaient prêts à défendre en cas de nouvelle attaque. Ils tentaient tous de s'activer pour détourner l'attention du membre de l'Akatsuki, et se dirigèrent vers les grandes armes de bois, ayant la forme de grandes arbalètes, avant de les charger de lances et de les lancer vers l'oiseau d'argile. Suna n'avait pas dit son dernier mot.
Récapitulatif:
 

Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia

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Dernière édition par Sabaku No Gaara le Mar 8 Sep - 19:39, édité 1 fois

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